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Une nouvelle semaine démarre (19/2011)

Heureux

C’est fini, les vacances sont derrière moi, je retrouve nunuche, coincée du cul, mégalo et toute la bonne compagnie du travail.

Je me rends compte d’une chose, je suis heureux, vraiment, je ne dis pas que j’ai la vie facile loin de là, mais je suis véritablement heureux.

 Le problème avec le bonheur, c’est qu’a l’opposé du malheur, de la tristesse et du désespoir, c’est beaucoup moins créatif…. Je me rends compte que je n’ai pas grande chose à dire cette semaine, rien de sensationnel m’est arrivé pendant ces vacances, juste du bonheur et de la joie de vivre.

 Donc rien à foutre du mot de la semaine, et carrément rien à branlé de la citation qui va avec, je m’éclate à ne rien branler et en toute franchise, je vous emmerde…

 Alors oui, pour l’instant je suis diablement heureux, et je trouve ca bien d’en être conscient !

 

Jack Corbeau à fond la forme….

 

Une nouvelle semaine s’achève…(16/2011)

Nouvelle semaine, la dernière avant 15 jours de repos… Il était temps, toute cette activité, ce surmenage m’ont déjà fait perdre 4 kilos, inquiétant en sachant que mon poids ne varie jamais et que je me nourri toutes les deux heures…livre_table_de_nuit

Enfin une nouvelle semaine démarre, plutôt s’achève devrais-je dire parce que je n’ai même pas trouvé le temps de taper quelques mots avec toute cette activité… Mais bon les vacances sont en ligne de mire, lecture, moto, escalade, nature, barbecue, volley entre amis, et puis travail aussi, quand même…

 Cette semaine : pane sèche d’idée…  J’ai terminé un roman de Michel Houellebecq, je n’y ai pas trouvé de mot compliqué, juste du cul, du cul et du cul, ce bouquin aurait pu largement être estampillé Made In TF1…

Je reprends donc Machiavel, le relâche au bout de deux pages… Ce n’est pas le fait que ce soit un homme dénoué de pitié qui rend la lecture difficile mais il aurait pu mettre quelques blagues dans ses écrits cela m’aurait d’avantage encouragé de continuer à lire…

Je me tourne donc vers Yagu Munenori, en lit en trois jours plus d’un quart, mais ces nom japonais m’écœurent à force…Et puis ces steaks en plus de porter des noms et prénoms imprononçable s’amusent à mettre avant le leur celui de leur grand père, père et/ou père adoptif, on en fini donc pas…

 Je repose Munenori sur ma table de chevet bien garnie, ouvre le tiroir, écarte mes ustensiles pour soirée de débauche, y trouve un RA Salvatore, j’avais commencé il y a quelques mois mais c’est vraiment pas sa meilleure période, et puis caché sous ce livre épais, « Chroniques de la haine ordinaire » de Desproges. J’avais lu d’un grand maitre que cet homme était un démystificateur, qu’il était prodigieusement intelligent, et puis j’ai toujours eu un faible pour les cons d’apparence…

 Alors un mot tiré de son livre, parce que le con à l’air de bien maitriser la langue française, le mot c’est misanthrope, je l’ai mainte et mainte fois entendu, mais j’admets avec humilité que je ne sais pas ce qu’il signifie vraiment alors ce nouveau mot est un peu pour moi.

 Bonne semaine à vous, je ne posterais pas avant un petit moment, vacances oblige…

 

Jack Corbeau Vacancier…

Je ne m’enfuis pas, je vole…

                     motard_volant

Je suis assis derrière, c’est elle qui est aux commandes, je lui fais confiance, totalement.

 J’ai ouvert la visière de mon casque, j’aime sentir le vent chaud sur ma peau, je ferme les yeux et plonge dans un monde de peur…

 Mon corps s’alarme instinctivement, l’équilibre est tronqué, tous les points de repères habituels n’existent plus. Je sens la moto se coucher, je dois suivre le mouvement faire corps avec la machine surpasser cette peur, surpasser mon inconscient qui pense que nous allons heurter le sol dans l’instant…

 Elle accélère, je procède une rapide rétroversion du bassin, creuse le ventre, rentre les épaules, j’ai les mains qui tiennent les poignées à l’arrière et si je n’encaisse pas l’accélération avec mes hanches sur le siège, je basculerais immédiatement. Mon cœur s’affole, je sens l’adrénaline affluer, je lutte contre moi-même pour ne pas rouvrir les yeux, pour ne pas me rassurer. La moto repenche sur la droite dans un coup bref, elle s’amuse, j’ai l’impression de danser, elle zigzague, fait chauffer la gomme.

 Nouvelle accélération, plus franche cette fois-ci, le coup de pied au cul caractéristique de l’ouverture des papillons des quatre carburateurs, nous venons de franchir les 8000 trs/min, le son de l’échappement devient soudainement aigue, je pense que nous sommes à 180 km/h, un énorme coup de vent manque de me faire chuter vers l’arrière, nous venons de doubler deux poids lourd…

 Je vole, me sens si léger, tout sensation d’apesanteur disparaît, je suis dans un autre monde, un monde de sensations nouvelles. Mon personnage m’habite, le corbeau est en moi, filant à plein vitesse au travers de l’air lourd, annonciateur de la mort, je la frôle, la sens, la défie, je souris car je suis vivant, diablement vivant…

 Freinage d’urgence, mes biceps sont en feux, l’ensemble des muscles de mon corps se bandent, le poids du casque entraine ma tête vers l’avant et percute lourdement le casque de ma femme pilote…

 Mon voyage s’arrête brusquement, j’ai eu mon évasion, je peux reprendre cette vie futile faite de travail, dépense, et de trop courtes jouissances…

 J’ouvre les yeux, tout devient si…déjà vu…

 

Jack Corbeau Volant…

Une nouvelle semaine démarre (15/2011)

masque_tombeUne nouvelle semaine démarre, et ma vie continue d’être une succession d’histoires improbables. Cette semaine la vérité tombe, la nuit fait place au jour, les questions font placent à la réflexion.

 Cette semaine je suis bien dans la merde, tout simplement parce que la réalité me rattrape. J’ai encore la tête chamboulée, je connais la personne qui tient le fil tendu du récit. Ma dame mystérieuse est sortie de l’ombre, c’est révélée… Tout simplement renversant, le vertige me saisi…

 Alors un mot pour cette semaine, et forcément le seul mot qui me vient à l’esprit depuis le réveil c’est fantasmagorique…

 Et la citation, référence à un dicton congolais :

Un chien même avec quatre pattes ne peut emprunter qu’un seul chemin…

 

Jack, Corbeau tout chose…

Affaires de volonté

           tabac_sexe

J’arrête, j’en ai marre d’être asservi, j’ai l’impression que ma vie en ce moment ne se résume qu’a ca : servitude.

Alors en honneur des droits de l’homme, je revendique ma liberté.

1ere décision : J’arrête de fumer. Y’en a marre de n’avoir comme moyen de soupape que l’abandon dans la drogue, même si je ne suis pas encore passé au niveau toxico, ca devient trop régulier à mon gout. Et puis merde, c’est quand même une chose sans vie qui dicte ma conduite, qu’un être humain puisse parvenir à un certain niveau de contrôle de mon être je suis d’accord, mais une chose sans vie ca me dérange un peu plus.

2ème décision : J’arrête le sexe. Mais la je me mets grave dans la merde… Mais bon y’en a marre de subir, d’être obligé d’attendre l’autre, son bon vouloir. On va inverser les rôles, ca va être un bon challenge et assez amusant…

 Par contre nous n’arrêtons pas réellement nos dépendances, enfin pour moi c’est sur : je les remplace. Je suis donc à fond dans l’entrainement. Dimanche : abdos, pompe. Mardi : Arts martiaux. Jeudi : footing. Samedi : Arts martiaux.

 Et puis surtout j’ai une nouvelle drogue, celle la à les effets les plus surprenants : je souris tout le temps, suis totalement ailleurs, la tête sur la lune. Ma nouvelle drogue c’est la correspondance, épistolaire, comme si vous saviez l’écho que ce mot trouve chez moi…

 Je suis drogué, mes potes applaudissent ma volonté, arrêter sans raison de fumer, de sexer, par défi, par envie, mais en fait, je n’y pense même pas, je ne fait que penser à elle…

 Aaahh, ses mots, ses phrases, ses images…

 

Jack, Corbeau à la volonté relative…

Une nouvelle semaine démarre (14/2011)

poisson d'avrilPoufff, déjà la semaine 14, on est début avril et comme tous, nous avons eu droit aux blagues débiles du 1er avril…La pire pour mon boss, record man du monde dans la catégorie blague que l’on voit venir à 10 bornes.

Alors petit week-end tranquille, il a fait chaud, donc tonte de la pelouse. Avec ce beau soleil j’aurais bien aimé faire quelques peu rougir ma peau trop blanche, mais tout nouveau voisin que je suis, ca ne le faisait pas trop de sortir les pectoraux aux premiers rayons de soleil. Alors simple short et débardeur laissant apparaitre mes maigres biceps…

 Et moi, forcément quand je tonds la pelouse, mon esprit divague, je n’en reviens pas encore de voir tous ces voisins éviter mon regard, comme si partager un bonjour sonnerait pour eux comme rompre leur tranquillité. Ma voisine, la tête plongée dans ses plantations, réussissant à esquiver mes yeux plus d’une heure durant.

Moi qui descends tout juste de ma montagne, habitué au hivers rigoureux, à l’entraide, j’arrive en ville, et découvre l’ignorance civilisée des habitants des citées à la sauce United States of America…

 Mais bon, une nouvelle semaine démarre et comme à chaque fois un nouveau mot et une nouvelle citation. Pour cette fois-ci un mot qui me sort par les trous du nez (pour ne citer qu’eux) utilisé à tors et à travers par toute la classe politique : Stigmatiser…

 Pour la citation, une référence à un des meilleurs livres que j’ai lu, le Heihö Kendensho.

« Lorsque vous parvenez à la maîtrise du « non-sabre », le sabre de l’ennemi devient votre propre sabre. Alors vous agissez « à la pointe de l’instant » (…) Ainsi l’art du « non-sabre » ne consiste pas à s’emparer du sabre d’autrui, mais à utiliser librement les potentialités de chaque situation. »

 Une apologie de l’action dans le non agir…Un truc la classe à Dallas quoi…

 

Jack, Corbeau vide…

Une nouvelle semaine démarre (13/2011)

erotisme_japonaisTemps pourri, les semaines de merde s’enchainent, des 12 heures de boulot en transe, travailler plus pour gagner plus qu’il disait le nain, ouaip surtout travailler plus pour payer plus et profiter moins, m’enfin ne partons pas de suite dans un débat encore stérile de mauvaises idées politiciennes…

 Une nouvelle semaine démarre, quasimodo notre secrétaire coincée du cul est toujours aussi coincée, Nunuche est toujours aussi fatigante, je l’entends se plaindre en ce moment même, elle a du travail aujourd’hui, ca lui fait bizarre et surtout ca la fait chier au possible…
Il est tout de même bon de voir que certaines choses ne changent pas, je vous ferais découvrir lors de mon prochain post la plus grande énigme humaine qui partage ma vie : le comptable, mélange détonnant de Mick Jagger et de Britney Spears… Si si c’est vrai, je n’ai pas encore posté sur lui car c’est tellement énorme que très peu croyable…

 Aller, une nouvelle semaine démarre (enfin elle est déjà bien entamée mais je n’ai pas réussi à trouver ne serait-ce que quelques minutes) et de ce fait un nouveau mot et une nouvelle citation à découvrir…

La définition de la semaine : Hétéroclite. Pas si impressionnant que ca de prime à bord, mais c’est la mauvaise utilisation que l’on peut en faire qui rends ce mot magique.

Pour la citation, petite pensée à nos amis japonais. Ce peuple qui restera toujours une interrogation pour moi. Un peuple de dingue, qui pousse à l’extrême l’art, un peuple où la délation est reine, où la perversion la plus totale est synonyme de raffinement, où l’extrémisme est une qualité et où la phobie des étrangers est souveraine. Petites anecdotes amusantes sur ce pays, la taille moyenne mesurée après la seconde guerre mondiale était de 1m40, la représentation des poils pubiens est prohibée dans les films pornos, mais cela ne les dérangent pas de voir une femme se faire prendre par un extraterrestre tentaculaire….Bizarre vous avez dit bizarre…


Jack, Corbeau Japonisant.

La colère monte

GuerrierLes journées exécrables s’enchainent, voila maintenant que ce profil plusieurs conflits, encore des cons avec leur égos hypertrophiés. J’ai du mal à encaisser toute cette tension, ce surmenage qui me submerge. Dans ce léger abattement mes vieux démons refont surface, la dame de la colère vient de nouveau me visiter, je la sens ce jouer de moi quand ce petit avorton me prends de haut, menace d’aller pleurer dans les jupes de son chef, dénoncer la facilité avec laquelle j’ai pris quelques libertés afin de pouvoir caler dans une seule journée l’ensemble des tâches que l’on m’a confiées.

Tête de con, partisan inconditionnel de « Chasse, pêche et tradition », niveau intellectuel se rapprochant de la truite saumonée, il me sort sa leçon de morale, tu n’aurais pas du te servir directement, il te faut l’autorisation du responsable, mais tu te prends pour qui ?

J’observe son corps, remarque qu’il recule quand il tente de m’impressionner, les épaules vers l’arrière, en déséquilibre, pensant inconsciemment à la fuite, ne comprends pas pourquoi une tension subite s’installe entre nous. Oui je suis à distance de porter un coup, ton corps s’alarme, ta nature animale t’indique que tu es en fâcheuse posture. Je suis porté vers l’avant les muscles en éveil prêt à porter un seul coup définitif, j’ai déjà pris l’avantage dans le combat qui n’a pas encore débuté. Son regard se dirige vers le sol, il tente tout de même de s’attribuer la victoire des mots, je ris intérieurement, il écarte les bras pour donner d’avantage de poids à son discours. Dans se court intervalle de temps, je m’imagine porter un coup direct de la paume de la main sur son plexus, ou sa gorge, imagine déjà son souffle coupé, les yeux tournoyant. Mieux dans un reflex surprenant il pourrait reculer, éviter ce coup porté, la base de mon pied droit est déjà en appuis sur le sol, mes genoux fléchissent, viennent alimenter l’énergie au creux de mes hanches, s’il recule mon coup de pied l’achèvera bien plus rapidement.

 Je sens mon corps trembler, j’ai envie de me battre, j’ai envie de sentir mon poing dépasser la peau, les muscles et écraser les os de son visage, sentir ses dents sous ses lèvres. J’ai terriblement envie d’évacuer toute cette tension, exploser littéralement et faire pleuvoir une pluie de coup dévastateur.

 J’en ai marre, je suis bientôt à l’agonie et la dame de la colère a pris possession complète de mon esprit. Mais nous sommes dans un monde civilisé, il faut que je reprenne le dessus, que je me calme, que j’apaise ce feu dévorant.

 J’ai besoin de m’entrainer, de me défouler, d’amener mon corps à l’épuisement, me sentir entièrement vide, de  faire couler à l’aide de ma sueur mon exaspération, ma colère vorace.

Demain, l’entrainement sera âpre, difficile, mais au combien apaisant…

 

Jack, Corbeau Explosif…

Réunionite aigue

reunionAujourd’hui, réunion ayant pour unique objectif de perdre notre temps, ou alors autre chose mais je n’ai pas saisie quoi. Alors forcément au bout d’une heure de discours technique indigeste à souhait, mon esprit divague. Je m’attarde sur les personnes autour de la table, regarde la façon avec laquelle ils s’affichent, annonce à l’aide de leur accoutrement leurs opinions, costard la classe à Dallas contre vieux jean et pompe de randonnée quechua, un remake d’ UMP versus PS… Chacun tente de prendre la parole, non pour défendre ses intérêts car nous avons tous compris que rien ne se jouait dans cette fausse réunion, mais uniquement pour montrer aux autres leur maîtrise du domaine.

 Je m’attarde sur la pauvre responsable du secteur, elle dirige la réunion, galère pour se faire entendre, cherche pendant 10 bonnes minutes comment dézoomer sa présentation en .pdf… Elle envoie un zoom de 3200%, et ne parvient pas à comprendre pourquoi ca devient tout blanc d’un coup. Alors pour s’en sortir, elle ferme le logiciel et relance le fichier, un peu comme si elle formatait son Pc à la suite d’un plantage logiciel. Ces types bossent pour l’état, et d’après leurs responsable ils sont l’élite de la France, ils contrôlent la bouffe que vous mangerez, et franchement les émissions à sensation qui passent en ce moment sur la sale bouffe sont encore très très loin de la réalité…

 Enfin, j’étudie celle que je baptise désormais ZoomZoom que je n’avais jamais vu auparavant, avec un collier cervical moche au possible, un sur-poids évident, et bizarrement de tout petit pied, et des chaussures à l’apparence plus fine que ses doigts. Je repense à ma correspondante mystérieuse, son mail d’hier me disait qu’elle sortait de réunion, quelle chance pourrait-il y avoir pour que ZoomZomm et que ma dame du mystère soit la même personne? Je médite là-dessus, cherche du regard chaque femme, m’attarde sur le plan d’évacuation et y voit une salle à proximité de la cage d’escalier, localise les archives…

Le regard vitreux de ZoomZoom, emprisonné dans ce collier de mousse me ramène à la réalité, bien sur que non, il est bien trop improbable que je la croise aussi simplement, que le destin de la même manière qu’il nous ait fait nous trouver puisse nous faire rencontrer…

Et puis, merde, des gens gagnent bien au loto, voir pire à l’Euromillion, si il faut elle n’habite pas à l’autre bout de la France, si il faut je l’ai déjà croisée, si il faut je la connais…

 Je divague complètement, je ne suis qu’un doux rêveur, non, ce qu’il me faut surtout c’est de me calmer…

 

 Jack, Corbeau débordé…

Une nouvelle semaine démarre (12/2011)

Merde

Lundi, le soleil, la route qui mène à mon travail alimentaire, une nouvelle semaine pour faire place je l’espère à de meilleurs jours en comparaison de cette semaine de merde qui vient de se terminer… 42 heures de taf à bloc, 7 heures de route accumulés sur 5 jours, et une femme qui devient casse couille au possible.

Cette merde à commencée Mardi avec un terrible « Je ne comprends pas que tu ne me comprennes pas… ». Ouaip quoi répondre à cette phrase de merde, sans véritable sens, sans aucune réponse possible à part « ben, toi non plus ». C’est vrai qu’il faudrait aussi que tu comprennes que faire l’amour une à deux fois par mois ne me suffit pas, qu’il m’est bien trop difficile de te prendre dans les bras parce que l’envie de te faire l’amour est trop forte, de comprendre que j’ai l’impression d’être une mocheté sans nom, d’avoir l’impression d’être tellement laid que je ne suis plus désirable….

 Mais c’est vrai j’ai beaucoup de mal à comprendre le scandale qu’elle m’a fait parce que ma petite sœur m’apelle à 22h15, et qu’il est inscrit dans la bien séance morale, enfin dans sa seule limite de la politesse : les coups de fils doivent stopper à 22h pétantes.

Quand même, prendre un abattage pareil pour si peu, même si avec toute la psychologie de bas étage que j’ai lue, je comprends bien que la raison est fortuite et que seul compte pour elle l’envie de se défouler, et que je suis le moyen idéal pour se décharger de sa frustration…

 Alors je ferme ma gueule jusqu’à Jeudi, jusqu’à mon erreur fatale. Assis sur le canapé devant la télé, plateau repas sur les genoux, je me prends un bon morceau de pâté, et commets l’erreur monstrueuse de ne pas lui couper un morceau de pain :

« T’es vraiment qu’un enculé d’égoïste » me gratifie t’elle avec les yeux plein de colère.

S’en est trop, je bouillonne, tente de me maitriser, mais je n’y parviens pas.
Inspiration – Expiration… Relâchement des muscles du dos, mes trapèzes sont en feu…Inspiration – Expiration….

« Je suis sincèrement désolé ma chérie, il est vrai que je suis le roi des cons, j’ai quitté ma famille, quitté mes amis, me suis bougé le cul pour vendre notre maison, t’es poussé à changer de boulot pour que tu t’épanouisse enfin, t’es fait prendre conscience que tu était assez forte et assez brillante pour devenir enfin heureuse, je me tape tous les jours 1h30 de voiture, me casse la santé au boulot pour ramener de quoi vivre décemment, ne pas te montrer ma fatigue, rester souriant et attentionné malgré l’harassement et tout ca pour quoi ? Au final oublier de te couper le pain, putain quel abruti je fais, il faut être le roi des cons pour briser tous ces efforts et manquer ce simple geste de partage. En plus du pain ! Le même pain que Jésus multiplia et partagea avec les apôtres, l’emblème de la culture Française, non je suis vraiment impardonnable…

 Enfin, la semaine qui vient de passer à été bien pourrie pour moi, j’espère que d’avoir couché ses quelques mots rempli de colère m’apaisera… Et puis, il fait beau, je vais enfin sortir ma bécane, refaire corps avec la machine, vibrer au son rauque de l’échappement de mon 600cm3.

 Alors une nouvelle semaine démarre, et bien sur un mot et une citation. J’ai choisi un mot marrant cette semaine, enfin moi ca me fait marrer : Patibulaire.

Et pour la citation : « Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire » qui résume bien mon état du moment…

 

Jack, Corbeau sur les nerfs.


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