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Marathon cérébral…

MotsJe prends quelques minutes parce que vous me manquez trop. Je ne vous oublie pas, ca non, je ne peux vous oublier vous êtes tellement une joie, vous êtes un espace de confort absolu, un monde de refuge et j’ai bien trop besoin de vous pour vous abandonner.

 Alors, au milieu du fourniment de travail, au milieu de ce sprint cérébral je m’accorde quelques minutes pour renouer avec les mots…Quelques phrases, juste pour le plaisir d’écrire ce qui me passe par la tête…J’aimerais que tout s’apaise d’un seul coup, que le temps se fige, que je cesse de courir, que je m’assois et que je contemple ce qui m’entoure, que je prenne le temps d’observer le monde, d’observer mon intérieur, que je prenne du recul et que j’arrête au moins durant une journée de courir après le temps…

 Cette notion du temps qui est si différente quand je plonge dans ce monde d’écriture et de lecture…Comme j’aime cette sensation, m’évader, prendre de la hauteur. Vous me manquez très cher mots, je cours encore un peut, dernier virage, dernière ligne droite, bien monter les genoux, garder la tête haute, ne pas écouter son cœur et ses jambes qui nous demande d’arrêter, puiser les dernières forces et tout donner, puis franchir l’arrivée et vous retrouver, retomber dans vos bras alphabétique…

 

Jack, Corbeau en manque…

Quadra énergétique…

quadra énergétiqueCela fait déjà un moment que je l’aie repérée…Brune, pulpeuse, grosse lunette de soleil, accent parisien, paire de fesses sublime, lèvres gonflées, pantalon ample et démarche assurée…

Je me fais une idée rapide de cette belle couguar. Elle bouge son corps avec aisance, n’hésite pas à toucher les autres, elle a l’habitude du contact physique, ca se voit, je le sens.

Mon cours de Tai chi va bientôt débuter, elle à l’air impatience, elle est venue avec sa fille, tout aussi jolie qu’elle mais en version plus jeune, moins confiante, moins dominante, beaucoup moins attractive. Elles me regardent, la couguar observe mon pantalon ample, mes chaussures de chinois américanisé… Je suis grillé, elle sait que c’est moi le « prof ».

Le contact est pris, deux mots plus tard, j’apprends la moitié de sa vie, qu’elle a quitté son boulot dans le commerce, qu’elle a monté sa boite de massage shiatsu en entreprise, qu’elle donne des séminaires… Moi et mes dix années de pratiques intensives des arts martiaux restent timide face à cette femme qui n’hésite pas à faire de sa passion une profession.

Je veux en savoir plus, il faut un sacré niveau de maitrise pour prendre de l’argent avec son savoir, enfin selon ma pensée de bénévole. Mais je sens qu’un truc cloche, sa nervosité, ses épaules trop hautes et son dos contracté me dit qu’elle ne connaît pas si bien que ca le relâchement. Elle tente depuis tout à l’heure de m’impressionner, elle est encore restée dans le regarde de l’autre, son niveau de la connaissance de soi parait de prime à bord très minime. Mais son entreprise cartonne sur Paris… Et puis tout s’effondre quand elle m’annonce très sereinement qu’elle a deux ans de pratique de shiatsu derrière elle… Je comprends tout, je ne suis pas tombé sur un maitre, mais sur une quadra énergétique…Il est grand temps pour moi de laisser place au cynisme, de me moquer et de rire intérieurement…

Ce qui est bien avec la quadra énergétique, c’est qu’avec son âge elle pense connaitre les choses de la vie et l’énergie cosmique qui va avec. J’envoie les concepts bien connu des adeptes des énergies internes, fluides, méridiens, chakra, médium… Je mélange toutes les croyances populaires, de cultures différentes, un joli mélange en très peu de phrase qui lui laisse croire que je suis un big master du Chi… Et puis malheur, grand sourire, yeux grand ouvert, s’écrit lentement sur son front « enthousiasme », ca y’est, elle tombe dans le piège…

…Elle qui se dit très cartésienne, ne crois pas en dieu, mais prie pendant ses massages, ne connait pas l’ensemble des méridiens ou ne serait-ce qu’un peu d’anatomie, mais elle parvient tout de même à réguler l’énergie du corps humain dans son ensemble…Pff un chat ne retomberais pas mieux sur ces pattes… Encore une fois le pouvoir de la croyance vous donne une certitude sans fin…Deux ans de shiatsu et elle me donnerait des conseils, voir même des cours… Je m’évade en pensée, c’est quoi déjà la phrase de confucius « Regarde le sage et observe en quoi il est différent de toi, puis regarde l’homme vulgaire et trouve en lui en quoi tu lui ressemble ».

Et merde, c’est quoi mes croyances à moi ?

 

Jack, Corbeau fan inconditionnel de la couguar énergétique…

Coco and Co

ComunisteEncore un week-end du troisième type… Le corbeau est venu se poser au beau milieu d’une bande de prédateur masqué… Un attroupement de Coco, autocollant de la faucille et marteau sur le coffre de la Renault 19, j’ai même cru voir un marcel « I love Goulag ».

 Je suis convié au départ à la retraite d’un syndicaliste de l’EDF, je tombe avec une bande de pote d’une génération de plus que la mienne…Un monde nous sépare, celui de l’idéologie sociétale. Ces petits cons ont vécu la belle période de la France, les congés payés, la sécu, les PTT, le concorde et le TVG…

 Pour moi c’est Sarko, karcher, immigration, capitalisme, récession et pouvoir d’achat en berne… La vie est injuste, et on ne m’offre que pour seul projet de vie, de la consommation à outrance, grosse voiture, grosse maison, gros écran…Toujours plus pour être toujours plus jalousé et toujours plus seul…

Je suis le seul avec ma grosse voiture, ils ont de la Clio, du Scénic, du Dacia, de la voiture de gaucho, mais ces petits cons sont heureux, le sourire aux lèvres l’insouciance de mes 15 ans dans leur 55 ans et leur retraite déjà consommée. J’aurais du échangé mon beau carrosse enviable pour une place de fonctionnaire de l’EDF. Troqué la démonstration de ma réussite contre la tranquillité d’une vie au service public. Rien que ce nom : Service public. Rendre service au public, ca sonne quand même mieux que vendre, que commerce, que marge et bénéfice…

 Que de belle idées autour du barbecue qui leur rappel à tous les manifs de 1995… Et puis la vérité, celle des humais imparfaits..Derrière le discours partageur, derrière l’humanisme de façade, les bon plans du délégué de la CGT, récupérer des meubles chez MAÜSS pour les revendre sur le bon coin… Moi qui cherchais un peu de cynisme, j’ai trouvé là une jolie perle…

 

Jack Corbeau faucille et marteau en carton…

Beauf de France…

scenic_tuningJe ne vois pas sa tête, mais cela doit faire quelques kilomètres qu’il me suit. Il doit être à 2 cm de mon pare choc arrière. Je sens mes nerfs qui se mettent en boule. Il y a deux camions devant moi,  avec une femme dans une Twingo en file de tête. Autant dire qu’il n’y a pas moyen de doubler avant la trois voies. Mais non il me colle toujours au cul, et bien sur, un Citroën Picasso…

C’est une nouvelle énigme de notre temps, les cons, les français moyen, les beaufs ont tous décidés dans une de leur réunion secrète que leur point de ralliement serait de rouler en monospace.

Renault Scénic, Picasso, et Peugeot 807 sont leur fanion. Ils sont souvent moustachus, portent des chemise à carreaux, crient, invectivent, accélèrent sur les lignes droites et freinent plein fer dans la moindre courbe.

Ce simple constat est une bonne représentation de la dérive de notre belle France. C’est Stéphane Essel qui en parle dans « indignez-vous », théorie d’ailleurs reprise par le comité invisible dans leur ouvrage « gouverner par le chaos » et surtout une idée de pensée élaborée par Michel Croizier dans son désormais célèbre « L’acteur et le système ». Donc oui, représentation de ce que nous vivons actuellement : la manipulation. Un monospace, c’est une berline compacte que l’on surélève pour donner l’illusion d’avoir une grosse voiture. Et c’est bien connu, le français de base aime donner l’illusion d’avoir une grosse bagnole…

J’en ai donc marre de ces bandes de papa pilote, qui pense que 120 chevaux et des pneus réchappés peuvent vous permettre de vous prendre pour Alain Prost.

Nous arrivons aux trois voies, il n’y a qu’un kilomètre. Va pas falloir se rater pour doubler tout le monde. Papa pilote moustache, le beaujolais dans le bide et la cloppe au bec est sur les dents, il sait que nous entrons dans le money time. Il a déjà mis le cligno, il commence à se déporter, moi je décélère, colle la gauche aussi, je laisse bien 20 mètres au camion devant moi. Je me redéporte à droite, immédiatement un nuage de fumée noire s’échappe de la charrette de moustache, papa pilote aux joues rouges. Il doit encore se demander quelle est cette voiture avec un L comme logo…

…Il commence à me doubler, j’attends qu’il soit à ma hauteur, il me regarde l’air furibond, je lui réponds d’un magnifique sourire. Puis je tombe la cinquième, juste pour être à 2500 tours minutes, juste pour être au couple maximal, juste pour avoir l’ensemble des 180 chevaux de mon 2,2L d’origine Toyota… Papa moustache reste sur le carreau, je file entre lui et le camion, le double par la droite, pousse le régime moteur, il reste 400 mètres avant l’obligation de se rabattre, je suis à 170 km/heure, je passe la Twingo à la limite de la ligne continue…Papa moustache est resté coincé derrière le deuxième camion…

…Qu’est-ce qu’il est bon de redevenir de temps en temps un beauf de France…

 

Jack, Corbeau emmerdeur…

Dilemme…

Que m’arrive t-il ? J’ai du mal à suivre cette vie qui s’emballe…. Tout devient bizarrement trop bien, trop fluide, trop amusant et trop jouissant…

DilemmeUne femme pour partager ma vie, cette femme pour rire, pour se câliner, pour s’aimer, pour s’aider, pour se soutenir. Et puis une femme pour rêver, pour imaginer, pour se laisser aller dans un monde sans limites, un monde de fantasmes.

 

 Qui suis-je pour mériter tant d’émoi ? Pourquoi être au centre de toutes ces attentions ? Combien de temps cela durera t-il avant que tout ne s’effondre ? Je sens que tout ceci me dépasse quelque peu…

 

 Le plus fou, c’est que cette vie virtuelle améliore l’autres… Sans hypocrisie aucune, je n’ai jamais autant aimé ma femme qu’en ce moment, nous n’avons jamais aussi bien fait l’amour, nous n’avons jamais été aussi amoureux. Faut-il procéder de la sorte pour enfin réaliser la valeur de ce que l’on possède…. Pfff j’suis pas la merde avec tout ca moi…

 

 C’est tout de même assez loufoque, je suis heureux, j’ai trouvé un équilibre, mon couple est au summum du bonheur et je ne peux m’empêcher de culpabiliser…Ne pas vivre ses expériences faisait de moi un homme frustré, colérique et je deviens heureux mais coupable. Il ne doit rien n’y avoir dans la vie sans contrepartie… Mais la morale, la sacro-sainte morale chrétienne enfouie en chacun de nous…Finalement, je ne suis que balance entre réalisation de soi, et respect de mes engagements.

 

 Avec un peu de recul, ma vie n’est pas beaucoup plus différentes que celle de tout à chacun, je ne suis que le fils du temps, dans cette société de consommation, je ne veux que plus de confort, plus de sensation, plus que ce je suis…

 

 Mais j’ai peur, au final je ne suis pas un si grand guerrier, j’ai peur de la perdre, et si elle découvrait ce monde, cet espace que je me suis construit, cet échappatoire pour mon inconscient sur-actif…

Si j’arrête, je me sentirais pas entièrement moi, si je la pers, je meurs à moitié…

 

Jack Corbeau les ailes dans la merde…

Rencontre….

Toilette_lugubreCela doit faire maintenant plusieurs semaines que je la croise quotidiennement. Elle a de suite partagé mon intimité la plus totale, puisque nous nous sommes rencontré quand j’étais entièrement nu, dévoilant sans gêne le symbole même de ma virilité.

Elle restait dans l’angle, impassible, immobile, comme dans un vieux far-west nous nous sommes jugé du regard, un duel à distance pour savoir qui aller succomber le premier, pour savoir qui aller fuir avant l’autre.

Je ne savais pas qu’elle construisait sa vie parallèlement à la mienne, vivant touts les deux si proche nous nous ignorions totalement, et puis je l’ai remarqué un jour. Elle devait avoir durement travaillé pour que je la remarque, elle qui est si discrète d’habitude. Nous travaillons dans un vieux local, et les recoins sont nombreux. Elle commençait à s’installer vraiment, prendre plus de place qu’a l’accoutumée, avait fait de son environnement une véritable tanière, y prenant ses repas, y passant la grande majorité de sa vie.

Je la croise chaque jour, l’observe attentivement et pourtant elle m’effraie, fait naitre chez moi des frissons innombrables dans le bas du dos, mais elle m’attire, si grande, si majestueuse, si imposante, si hypnotisante…

Elle a tissée une toile gigantesque, une toile à la mesure de sa stature, parce qu’elle est colossale, ses six pattes sont démesurée, les antennes sur sa tête, son corps lui-même, et puis tous ses poils… Elle est effrayante. Cette araignée qui a élue domicile dans le recoin des toilettes est au niveau de mes yeux quand je me soulage, sa toile passe à quelques centimètres de mes cheveux, mais je suis impatient de savoir si elle est toujours là, savoir si elle va bien, si elle a pris dans sa toile la pitance nécessaire à son développement.

Je pense être le seul à connaitre l’existence de cette gigantesque araignée, et j’ai bien peur que si j’en parle à quelqu’un s’en sera fini pour elle, alors je prends des nouvelles, plusieurs fois par jours. Je me suis fait une nouvelle amie, c’est stupide mais c’est vrai j’ai tissé un lien avec un être à six pattes…

 

Jack, Corbeau Arachnide…

Une nouvelle semaine démarre (21/2011)

NutellaUne nouvelle semaine démarre, reprise de mes habitudes, reprise du métro boulot dodo, mais j’aime. J’aime le matin, je suis seul, toujours, reste avec ses pensées sans véritable sens que sont celles des rêves. Et puis, j’aime surtout le matin parce que ça commence par la nourriture…

Vingt bonnes minutes me sont nécessaire pour prendre mon petit déjeuner, je me lève pourtant à six heures, mais ma cafetière quartes roues motrices fait un café merveilleux, le genre de café qu’il faut savourer, le style de café qui ne ce boit que par de courtes gorgées. Et puis une belle tranche de brioche bien fraîche, et évidement une large couche de Nutella.

 Mais ce matin, le pot de Nutella est terminé, bizarrement une intense émotion m’envahie, je reste prostré, avec ce caleçon tendu par la gaule du matin qui me rappel chaque jour que je suis jeune et encore bien vaillant, oui, je reste comme attristé que le plaisir simple de manger ce pot de Nutella se termine aujourd’hui.

 Le Nutella du matin, belle représentation de ces plaisirs anodins, de ces petits tout qui font ces petits riens. J’observe le pot vide, représentation parfaite du sens de la vie si le plaisir en est absent, et puis je me dis qu’il est que 6h15 et que je serais trop con de me mettre à philosopher à une heure pareille, et en plus sans avoir bu mon café…

 Alors cette histoire de Nutella me donne l’idée de la citation de cette semaine : « Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide. »

 Il faut aussi un mot dans ma chronique, alors je pense au sujet débat du moment, à de la politique et aux mots complexe qu’ils utilisent, donc aujourd’hui ce sera la définition de la souveraineté.

 

Jack, Corbeau Nutelliste….

L’eau qui rend fou…

Eau_fouUne nuit, Dieu apparut à un homme exceptionnellement bon, sage, généreux et compatissant. Le genre d’homme rare qui reçoit un message du très haut, comme ce fut le cas pour Noé et son arche, pour Abraham, et quelques autres dans la bible.

 Dieu dit à cet homme : « Tu es le seul sur terre à mériter que je te révèle quelque chose qui va arriver demain. Les hommes sont mauvais, et demain matin, je vais mettre dans toutes les eaux de la terre un produit qui rendra fou tous les hommes qui la boiront. Fais ta réserve d’eau immédiatement, et tu sera le seul à ne pas être fou. »

 Obéissant à ce conseil divin, l’homme rempli une immense citerne d’eau pure, suffisante pour toute sa vie et celle de ses descendants. Le lendemain, tous les hommes étaient devenus effectivement fous. L’homme poursuivi sa vie de sagesse en buvant de l’eau pure et, comme tout sage, ne ce fit pas remarquer. Il était serein, en paix, étonné sans cesse par ce que faisait les gens autours de lui. Pour faire simple, ils faisaient juste l’inverse de ce qu’ils auraient du faire…

 Mais, peu à peu, le désir de ce marier et d’avoir des enfants le titilla, ce qui est la norme pour tout homme sain (et même pour les autres). Aussi commença t-il a chercher la jeune fille de ses rêves. Malheureusement, chaque fois qu’il en trouvait une, les parents de cette dernière lui disait « tu ne vas pas épouser cet homme….il est complétement fou, il ne fait rien comme nous, ta vie sera un enfer ».

 L’existence de ce fou arriva aux oreilles du Roi de la Terre, qui dans son immense bonté, lui dépêcha son médecin personnel. Ce dernier examina le pauvre « fou » et lui prépara des pilules à prendre chaque matin avec un grand verre d’eau (bien sur dans l’esprit du médecin, il était question de l’eau normale de la terre…l’eau « traditionnelle »).

 Bien entendu, notre fou n’avala jamais ces pilules, et continua à boire son eau pure d’avant le désastre. Cependant poursuivant ses recherches de la jeune fille de ses rêves, il abouti à chaque fois aux même échecs. Si bien qu’un jour, désespéré, ne voulant pas mourir sans descendance, le seul homme de la terre qui n’était pas fou…se décida à avaler les pilules du médecin, avec l’eau de la fontaine publique. Aussitôt, il devient fou lui aussi, donc « normal » aux yeux de tous. Tout le monde fut ravi. Le médecin fut félicité par le Roi de la Terre pour avoir réussi à rendre lucide et normal ce pauvre homme fou.

 Notre homme trouva enfin la fille de ses rêves, de « bonne famille », évidemment, et ce maria. Ils furent « heureux » et eurent beaucoup d’enfants …fous.

 

 Jack, Corbeau Assoiffé….

Bonheurs multiples…

DualitéMa très chère dame de l’ombre, j’avais besoin de parler, discuter avec quelqu’un de ce que je vie actuellement, mais ma situation est limite pour la morale commune, et puis une partie est très secrète alors je pense à toi…

 Hier, face à elle dans le lit, je n’en revenais toujours pas, plus de dix ans de vie commune, elle est encore plus belle, et je l’aime toujours plus.

Nous jouons comme deux enfants, l’un tire sur la couette et l’autre ne veut pas céder, on s’en contre fou de cette couette mais nous ne voulons pas encore dormir, juste profiter de ce moment de bonheur simple, de cet esprit de rigolade franche et bienfaisante…

 Tu sais ma dame, j’adore cette femme, elle me fait rire, elle me renverse, elle me console, elle est celle dont j’ai besoin. Nous avons posé nos visages à quelques centimètres, j’aime tellement les traits fin de son nez, la délicatesse de ses lèvres, ses seins fabuleux.

 Dix ans, et elle m’aime pour ce que je suis devenu, presque l’opposé de l’homme que j’étais, je reste à la regarder, je prends conscience de l’amour que j’ai pour elle, si évident, si inconsidéré…

 Pourtant, moi qui dit toujours que la vie n’est jamais blanche ou noire, qu’elle n’est que tendance entre les deux, qu’un mouvement perpétuel, j’avais toujours pensé qu’il ne pouvait y voir qu’une seule femme dans ma vie, qu’une seule avec qui partager le fond de mon âme…

 Mais une autre femme à pris une part importante dans mon esprit, je l’ai même cherché, je l’ai même attendue… Je réalise que mon amour si important soit-il ne suffit plus, il serait stupide et dangereux de me le cacher. Je suis toujours dans les nuages, et ma femme toujours terre à terre…

 Et voila, que je croise dans mon monde de rêve cette femme, elle partage ce monde avec moi, un monde invisible aux yeux de tous, un monde d’imagination, et sensation interne. Alors elles sont deux dans mon esprit, l’une partage ma vie, l’autre partage mes fantasmes. Il est impossible qu’une seule partage les deux dans le même temps et moi au milieu de tout ca je trouve un équilibre, un bonheur pour l’instant inégalé…

 Je ne sais pas où tout ceci va me mener ma dame, mais je me cache les conséquences possibles, je les balaye et me ment par omission. Je vis une vie haletante depuis ses dernier mois, comblé du réel et de l’imaginaire par deux femmes d’exceptions. Je donne à la première un amour sincère, un amour durable, et à l’autre j’offre ce que j’ai de plus intime, mon imaginaire, mon inconscient…

Ma mère me disait toujours « deux c’est le lot et trois c’est de trop », pourtant ce que je vis prouve le contraire, je suis comblé de toute part, ne souffre d’aucune frustration, me noie éperdument dans un bonheur fabuleux… Je prie pour que ce moment dure encore longtemps, parce cette situation est dangereuse, mais la vie ne l’est-elle pas ?…

 

Jack, Corbeau Comblé.

Rencontre du troisième type.

CombattantCe week-end aurait du être ennuyeux, ma femme à invité une copine du lycée, merci Facebook de retrouver les vieux amis, on ne pas d’ailleurs dire que ce soit une véritable amie, enfin, je pressentais une bonne journée de merde, mais quand ils ont ouvert la porte de la maison que j’ai vu son mari rentrer…Surprise….

 Le bonhomme, deux bons mètres au garrot, poids estimé à 110 kilos, non au moins 130 kilos les muscles sont plus lourd que la graisse, et lui, pour sur il n’y a que du muscle. Il baisse la tête pour passer la porte, il est farci de tatouage, originaire de la Martinique, c’est un monstre, mon corps s’alarme, je sens mes jambes trembler, je suis excité, j’ai tellement envie de le combattre…

 On discute un peu, il à l’air d’avoir un minimum de cerveau, je pose des questions, quel sport pratique t-il ? Deuxième ligne dans un club de rugby semi-professionnel, 25 heures de pratique sportive par semaine, huit ans de boxe anglaise, et il me dit avoir fait du free fight. Je sens que je vais l’aimer ce gros nounours…

 Je joue à merveille le type fan, le gars ébahi devant sont physique hors normes, mais il sent qu’une chose cloche, il ne me fait pas peur, il sent bien que je suis à fond, mes jambes gigotent dans tous les sens, je le regarde toujours dans les yeux sans jamais sourciller, même quand il me dit qu’il a été artilleur dans la légion étrangère, je n’en suis que ravi…Je ne pense qu’a une chose, à partir de combien de temps son cœur le lâche, si je dois combattre contre lui combien de temps vais-je devoir esquiver les coups avant qu’il ne se fatigue assez pour que je passe à l’attaque…

 J’attise sa curiosité, il voit bien que mes questions sur les combats qu’il a fait en boxe ou en free fight ne sont pas celle de monsieur tout le monde, il scanne l’environnement, rien chez moi ne trahit mon gout prononcé pour les arts martiaux, mais il tombe sur mon sabre d’entrainement et me demande si il peut sortir la lame de son fourreaux…

 Il dégaine, maladroitement, les armes blanches ne doivent pas être son rayon, il observe attentivement la lame. « Elle a vrillée cette lame non ? » Bien sur qu’elle a vrillée et pas qu’une fois, c’est un Katana d’entrainement, il ne sert pas à décorer ou à intimider, il sert à trancher. Je lui explique que j’ai procéder à des coupes sur des carcasses d’animaux de boucherie, notamment une de plus de 55 kilos qui a laisser quelques traces sur ma lame…

 Il a compris que je ne suis pas un pratiquant du dimanche, bizarrement il ne me parle plus de ses combats, bizarrement son discours change, bizarrement son attitude est beaucoup moins sereine. Mais bon du coup j’ai passer un bon dimanche, admirant cette presque anomalie de la nature, observant que le corps sans l’esprit ne sont pas vraiment fort s’ils ne sont pas à la hauteur l’un de l’autre…

 

Jack, Corbeau tremblant d’une excitation dangereuse…


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