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Mais pourquoi est-il si méchant ?…

orcJ’avais comme l’impression de faire une crise identitaire, je me disais qu’une chose avait changée dans mon style d’écriture, enfin si jamais j’en avais un…
Et puis, je me suis relus, et c’est vrai j’ai changé…Putain de bordel de merde, je me suis encore fait avoir par ce putain d’égo. Trop envie de plaire, trop envie de séduire, et de voir mon compteur accrocher les 10 000 visites. Résultat, je deviens consensuel, putain moi consensuel, je n’aurais jamais cru possible que je fasse la pute sur un blog, merde.

Quelques remarques dans les commentaires sont parvenues à retourner ma verve, ma suffisance, quelques petites phrases ont réussies à me faire douter. Je pense à ma chère Elodie par exemple qui avec ces litotes, ses figures de styles à la mort moi le nœud sont parvenue à me faire croire que j’avais encore plein de chose à apprendre. Eh ben oui j’ai plein de chose à apprendre, mais je reste un tout de même un méga bill, je suis un mec, je suis celui qui donne, celui qui distribue, celui qui possède la technique ultime du cognage plein axe de l’ovaire gauche pour montrer que c’est lui qui gère, que c’est lui qui pilote et qui peut amener au supplice d’un mauvais coup de zguègue.

Quand je pense à nunuche, cette vielle secrétaire désabusée qui me regarde de haut en me disant « mais Jack, on le sait que tu es un petit mytho, arrête deux minutes tes conneries ». Espèce de veille dindonne aigrie, sale bouche de vieille qui parle avec du pue sur la langue, bien sur que je te mitonne à longueur de temps. Si je te disais un dixième de la vérité tu irais pleurer chaque jour  tellement ta vie serait fade en comparaison de la mienne. Au lieu de baver sur les 180 chevaux de mon carrosse, au lieu de mettre en doute mon bonheur flagrant, mais profite du peut d’intelligence que la vie t’as offert pour trouver un mec. Merde à plus de cinquante balais c’est quand même triste de n’avoir jamais joui, de n’avoir jamais pu retenir malgré un effort surhumain un cri de plaisir, de n’avoir pu sentir ses lèvres, son corps entiers frémir du trop plein de jouissance reçue. Mais putain de merde, appuis sur ce petit bout qui dépasse de ton sexe, ce petit appendice que l’on nomme clitoris, tu verras ta vie prendras un autre sens…

Je dois reprendre de la hauteur, à force d’apprendre, à force de chercher, j’ai de nouveau l’impression de ne plus rien connaitre. Je tends mes ailes, je m’élève, reprend mon ton sarcastique, citrique, blesse, mais dit la vérité crue, la vérité laide, celle qui dit que les inégalités existes et que j’ai fait en sorte de tomber du bon coté.

Jack, Corbeau en mode capitaine fracasse…

A fond la forme…

A fond la forme... dans Chronique de mes pensees pour toi 605984Même dans mes rêves les plus sadiques je n’aurais pas cru cela possible, même dans mes fantasmes les plus pervers je n’aurait pas cru cela réalisable. Et puis un jour, sur l’oreiller, enfin nous avons vraiment parlé. Je ne remercierais jamais assez Madame Kourilsky Belliard pour son ouvrage au combien utile sur la communication et le changement… Je suis parvenu à mes fins, oui j’ai réussi, ma femme s’est vraiment confiée, elle m’a offert au bout de dix ans sa part d’ombre, sa folie latente, ma rigologue aurait été contente du niveau de lâcher prise de cette discussion…

Le lendemain de nos confessions nous rentrons chez décathlon, quel rapport entre mes fantasmes et ce super marché du sport…Humm voyons, je suis sur que vous aussi vous allez du coté  « rayon équitation » alors que vous n’aimez pas forcément les chevaux… Et nous voilà, tout penaud, tremblant d’une excitation vacillante entre la peur et l’envie. Je me sens à la foi terriblement mal à l’aise, et tellement souriant d’une bêtise presque adolescente. Je croise le regard d’une maman avec sa fille qui scrute les selles en cuir, elle a bien compris que le cheval n’est pas notre dada, et ce n’est pas un canasson qui sera marqué par le cuir teinté de rose fluo de la cravache que nous venons de choisir.

Je file m’acheter une paire de basket, je trouve mon chariot pas assez garni pour cacher notre cravache noire et rose pétard, alors je prends un autre de ces pulls horrible mais chaud et au combien confortable pour la dissimuler du regard des autres. Je me demande si la fille de mon club est à la caisse aujourd’hui, dans le mille qu’elle me fera passer à sa caisse et mille contre un qu’elle comprendra vite l’utilité que nous ferons de cette cravache…Cela m’amuse un peu, je suis sur qu’elle en serait presque jalouse.

Nous passons à la caisse, je vise les caisses automatiques. Haha ! Personne pour prendre mes articles, ouf j’évite la honte et le regard d’une probable caissière à la haute morale chrétienne, enfin c’est ce que je crois, parce que la caisse auto est plantée, et une jeune demoiselle accourt déjà. Elle prend les choses en main, ma femme file regarder les tentes 2 secondes à l’extérieur du magasin. Je lui tends mes basquets, bip, des chaussettes, bip, le pull, bip, le bout rose de la cravache…Humm pas de bip, merde, elle me regarde dans les yeux, elle regarde la cravache. « C’est pour Joly Jumper » lui dis-je avec un sourire qui en dit long…C’est elle qui devient toute rouge… Je plonge mon regard dans le sien, reste là à l’aise avec ma cravache, je profite totalement de sa gène, je pense même que son esprit divague, imagine, fait des rapprochement, je sens que ça cogite à fond, et moi je reste impassible raccord avec ma cravache, totalement à l’aise avec le fait que je lui fouetterais bien les fesses…En fait c’est plutôt amusant les achats équitation chez décath.

Nous sommes mort de rire sur la route du retour, de regard complice en caressage de cuisse nous arrivons à la maison, elle me fait milles et un sous entendu, elle me fait rire, et elle m’excite comme aucune autre femme. Je prends conscience que ce sont ces moments de purs délires qui feront que nous regarderons le passé avec un sourire aux lèvres.

Plus tard dans la soirée, je me retrouve  au lit avec un bouquin de fantasy, au beau milieu d’une lutte acharnée entre un groupe d’aventurier elfique et d’une bande d’orc, elle débarque dans la chambre. Une paire de botte en cuir noire lui monte jusqu’aux genoux, elle porte des bas tenu par un porte jarretelle et une guêpière de l’extrême, ses seins déjà naturellement renversant sont mis en valeurs par un soutient gorge somptueux, elle a les cheveux attachés et balance le long de sa cuisse notre cravache noire et rose pétard.

Tout explose à l’intérieur de moi, je sens mon sexe se gorger de sang, je sens mon cœur s’affoler…Pff même dans les films elles ne sont pas aussi terrible, même dans mes rêves elles ne sont pas aussi excitante…Putain de bordel de merde, cette bombe atomique autoritaire et déjanté est ma femme… Je n’ai que quelques secondes pour remercier mon karma avant de l’entendre prononcer cette phrase un peu maladroite mais annonciatrice d’une soirée mémorable : « Alors comme ca on a été vilain… »

 

 

Jack, Corbeau sur son nuage noir et rose…

Pathétiquement drôle…

rigologie rire rigoladeLundi 24/01/12 17h15 / Message de SUPERPOTE : Ce soir seb organise dans son resto une conférence sur le rire, on se dit là-bas vers 19h. Je compte sur toi mec.

Pfff « je compte sur toi….mec…. » L’enfoiré, il touche la corde sensible. Il sait que c’est important pour moi d’être présent pour mes potes. Il vient de se faire plaquer, alors je n’ai pas le chois, je file me préparer.

Je grimpe dans mon bolide et me pointe devant le resto à l’heure convenue. J’y retrouve mes trois potes d’enfance, on fume un pétard sur le parking et nous voila parti. En approchant de l’entrée du resto je remarque au travers de la vitre que tout le monde est assis devant un écran et un couple qui parle. Je calcule que « conférence sur le rire » ne n’avais vraiment rien dit de bien palpitant.

On rentre et tout devient immédiatement clair, deux hommes pour 16 femmes, moyenne d’âge : la quarantaine passée, le chef de file est remarquable à un magnifique pin’s en forme de smiley apposé sur sa fausse fourrure de lapin. Nous sommes en retard et tous les regards se portent sur nous, enfin quand je dis regard…Il y a d’abord une femme aux cheveux rouge écarlate et à la dentition hasardeuse, la caricature de la blonde décolorée fraichement divorcée et qui veut profiter de la vie. Puis la jeune brune pas très jolie, celle qui quand elle me parle à les yeux qui fuient et les pommettes rouge, et un petit défaut de prononciation quand sa langue vient en butée de ses incisives. A sa droite une énigme, femme âgée totalement filiforme, elle n’était pas avec nous sur le parking quand nous avons partagé un joint mais elle me semble bien plus perchée que nous quatre réunis. Et puis celle qui élève le niveau, brune les cheveux au carré volumineux, avec de grande boucle d’oreille et bien en chair, le genre de maman généreuse, le genre de femme voluptueuse, un peu perchée gauche utopique mais libérée à coup sur…

Et puis, la reine de la soirée, Madame au pin’s sourire qui se qualifie de « Rigologue ». Pff caricature de caricature, blonde bizarre, cheveux plutôt court, comme toutes les « psychothérapeutes naturopathes d’origine biologique » elle ajoute à toutes ses phrases un sourire bienveillant quand elle parle, ah oui, elle parle, mais toujours trop. Je l’ai compris quand mon collègue lui posait des questions psycho-philoso-ésotériques. Elle part dans des monologues de politicien sur les bien fait du rire, sur la confiance en soi, puis elle passe sur les exercices de respiration, puis le yoga…Enfin j’ai compris, encore une bonne soupe de croyance populaire.

Mais bon, on joue le jeu, et puis on nous fait bien comprendre que quatre jeunes hommes tel que nous n’ont pas intérêt à faire faux bon à une bande de desperate housewives sur les dents. On joue à quelques jeux qui de l’extérieur me serait apparut complètement sectaires. Mais voyez vous la rigologie marche, tout le monde était mort de rire. Moi par pure moquerie je dois l’admettre, moquerie des ces gens pathétique qui m’entourai mais aussi de moi dans cette situation au combien hallucinante.

Et puis ce moment magique au bar quand je sirotais mon wiski orange, ce moment où elle s’approche de moi, où elle glisse sa main dans mon dos en me disant « Alors toi c’est Jack, c’est Jack aux beaux yeux bleus, c’est ça ? »… Alerte rouge, urgence, on met les voiles, ca devient trop chaud d’un coup…

Au final, je suis sorti de cette soirée plutôt content, ces gens sont désespérés au point de devoir se définir un temps pour rire. Mais nous ne sommes tous pas égaux, je comprends que ce genre de moment peut être largement positif, mais il faut avouer que l’on voit toujours les mêmes têtes dans ces trucs un peu « lâcher prise » du bobo, encore du bobo.


Jack, Corbeau Rigologue lui aussi.

Une nouvelle semaine, voire même une nouvelle année…

Une nouvelle semaine, voire même une nouvelle année... dans Nouvelle semaine

…Nouvelle année, je tente de prendre quelques bonnes résolutions, j’ai déjà arrêté de fumer depuis le 11 décembre, je m’applique deux entrainements à la maison en sus de mes deux entrainements hebdo, j’arrête la charcuterie et le sel, et je reprends ma rubrique « nouvelle semaine ». Et comme toute nouvelle semaine un nouveau mot, une nouvelle citation, et en cadeau de cette nouvelle année, une expression à peut prêt !

Le nouveau mot de cette semaine est « sus » utilisé ci-dessus. « Sus » signifie tout simplement « en plus », mais faut avouer que c’est bien plus la classe style renaissance… Pour la citation, je n’en connait pas l’auteur mais je la trouve terrible : « méfie toi de l’homme dont le ventre ne bouge pas quand il rit ». Elle est mignone…

Et mon a peu près de la semaine, une petite merveille : « Ce type à les pieds de Damoclès au dessus de la tête ».

 

Jack, Corbeau résolutionniste (comme tout le monde…)

Nouvel an Coco…

lolitaUne petite semaine de vacances pour les fêtes de fin d’année, une semaine de rêve…C’était pourtant tellement simple, moi, ma femme, mon chat, un peu de grimpe, un peu d’entrainement…. Mais que voulez vous comme le disait Baloo dans le livre de la jungle, il en faut peut pour être heureux !

 Et puis le réveillon… Personnellement les fêtes de fin d’année me gonflent un peu. Je n’aime pas noël, je trouve cela un peu bête d’attendre une date établie pour s’offrir un cadeau, et le plus exaspérant c’est de ne rien s’offrir, c’est très mal perçu par la société. Mais bon, je n’ai pas de mioche alors le papa noël je m’en tape un peu. Et le réveillon de la saint Sylvestre, c’est un peu pareil, tu es un paria si tu ne fait pas la fête, moi j’aime faire la fête quand j’en ai envie, mais bon je préfère me forcer un peu que de passer pour l’antisocial de base. Tout ca pour dire que j’ai fini dans un camp de vacances du comité d’entreprise d’EDF, et comment vous dire, cette soirée fût magique…

 Tout d’abord, l’ambiance, ville de montagne, petite cession ski dans la journée. La fête à lieu dans un bâtiment assez vieux mais bien entretenu, enfin ca a l’air d’aller. Le plus inquiétant c’est quand toute la marmaille commence à arriver au bar pour l’apéro. J’ai très vite compris que j’étais entourés de pur gaucho, pas un seul mec en chemise, enfin si un, mais il avait ouvert les trois boutons du haut pour nous faire admirer sa toison poivre et sel alors il ne compte pas vraiment.

 Je n’ai pas eu le temps de finir mon punch que tous les hors d’œuvres était fini, déçu je veux me redonner le moral avec un autre verre mais le punch était lui aussi déjà fini…Faut dire c’est gratuit, alors forcément ils se jettent dessus. Je médite sur l’avidité de mes nouveaux amis communistes quand je vois arriver ma princesse. Une petite femme d’ 1m55 maxi, d’une cinquantaine d’année. Je l’observe attentivement, elle porte une robe de lolita gothique, un rouge à lèvre rouge écarlate, je me demande ce que la vie a bien pu lui réserver pour qu’elle s’habile de la sorte. Elle est déjà bourrée, les yeux luisant d’une perversité alcoolique, ses talons aiguille flanchant et les paupières tremblantes elle me fait un petit clin d’œil malicieux quand nous nous croisons… Merci Georges Marchais mon Dieu Coco, je sens que je vais m’éclater…

 Nous passons à table, j’ai devant moi le directeur du camp. Il m’explique qu’EDF possède le plus grand parc de vacance de France, que le prix du séjour est en fonction du revenu des salariés, que les jeunes familles sont prioritaires par rapport au retraités durant les vacances scolaires. Je trouve ceci d’une logique implacable. Je trouve cet esprit communiste particulièrement beau dans son application en vacances solidaires, et je réalise que je suis en train de profiter de ce système complètement gratuitement. Alors je me dis que le communisme c’est bien, mais en profiter c’est mieux…

 Le repas se passe bien, je tombe la bouteille de blanc, la moitié de la rouge et l’autre moitié de la bouteille de champagne autant dire que je suis chaud comme la braise…Le disque jockey envoie de la musique de dingue, du Daniel Balavoine, du Richard Gotainer, du Partenaire particulier, autant dire que je kiffe grave ma race. Mais heureusement  je retrouve sur la piste ma sorcière bien aimée. Elle me fait un rentre dedans d’enfer, il faut dire aussi que je ne sais pas danser autrement qu’en balançant majestueusement les hanches. Elle me fait du collé serré, mais tout ceci n’est pas du gout de son Gipsy King obèse de mari. Lui il vient de descendre une bouteille et demie d’armagnac, il s’approche l’air mauvais et le corps titubant. Non, je vous rassure de suite, nous ne nous sommes pas battu, je ne suis assez chien pour frapper un Gipsy bourré. J’ai préféré devenir en quelques secondes son ami pour toujours, l’esprit coco était décidément présent pour ce réveillon…

 Au final, je me suis vraiment marré, encore une fois j’ai joué à mon jeux préféré, assis au coin de la salle de danse à observer tous ces gens, en train de délirer en imaginant ce que pouvais être la vie de cette quinqua gothique, de cette portugaise à la jupe en cuir ouverte et aux talons aiguilles qui dansait avec sa fille et son mari, celle de cette sexagénaire qui se rééquilibrait les chakra à une heure du matin dans une posture de yogi qui parjurait dans cette ambiance festive… Oui je me suis bien marré, et celui qui m’observait à mon tour devait rire plus encore…

 

Jack, Corbeau Happy New Year !!!!

Réincarnation…

…Je voulais vous faire partager ce qui est pour moi l’incarnation de la classe à Dallas…La quintessence de la classe, regarder bien le bassiste, si la réincarnation existe c’est en lui que je veux me réincarner…

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La vengence du système de module…

La vengence du système de module... dans Pensées du moment h-4-1196382-1244540522

Le jour J comme ils disent tous, il est arrivé. J’avance sous le préau de la FAC avec ma chemise et ma veste de costard la classe à Palavas. Je suis confiant, j’ai bien bossé, et ca devrait le faire.

Mon portable sonne « Monsieur Corbeau Sauvage, que faites-vous ? Nous vous attendons depuis une demi-heure… » « J’arrive, je suis devant le bâtiment » Je vais vérifie mes mails, non, je ne suis pas en retard, ces dindons ce sont plantés, ca commence bien…Zen, calme, depuis ce matin je me répète qu’il faut rester dans une attitude mentale neutre, qu’il faut que je parvienne à me maitriser…

C’est avec un franc sourire et un « veuillez m’excusez de mettre fait désirer », une mauvaise pirouette mais associée à de franches poignées de main je réussi à détendre rapidement l’atmosphère. Je m’installe, pas de problème avec Windows, si Microsoft lui-même est avec moi alors je me dis qu’il ne pourra rien m’arriver.

J’observe mes juges. Il doit y avoir quatre profs et deux professionnels, mais j’ai comme l’impression de ne voir que des profs. A ma gauche une caricature du mauvais goût à la Française, un petit gros qui ne boit pas un café mais qui le suce à grand coups de « zuuurrrplss », vu le boucan qu’il fait il a l’air de se régaler. Il porte un pantalon gris sale, une chemise rayée sorti d’un des plus mauvais épisodes de Goldorak, ses pommettes rouges m’indiquent qu’il doit tout particulièrement apprécier un petit Gaillac entre midi et deux. Et puis…les cheveux, âprement collé par le gras sur un front largement dégarni.

A coté, le prof qui a suivi mon dossier, un beau gosse intelligent, le genre de gars tellement « rien à reprocher » qu’il en devient lisse et ennuyeux. S’en suit un mi-homme, 55 kg tout mouillé, des mains si fine qu’elles n’ont du porter comme instrument de travail le plus lourd qu’une ramette de papier A4, il est laid, il ressemble a un hamster, puis ceux qui seront mes deux seuls alliés, deux profs de la quarantaine un homme plutôt France franchouillarde, et une femme qui m’a l’air plutôt sympathique…

Je me lance dans mon oral, le ton est posé, les mots bien choisis, vraiment je déchire, rien à dire. Place aux questions, personne ne semble vouloir commencer, je me dis que c’est bon signe et puis…

Le petit gros à ma gauche bouge soudainement sur son siège, il passe ses doigts au coin des lèvres effaçant la salive qui y faisait la sieste depuis 20 minutes.

« Alors moi, sur votre oral je n’ai rien à dire, vous maîtrisez, vous avez de sacrées compétences professionnelles, c’est très solide, moi je suis recruteur et je pense que vous devez en mettre plein la figure dans les entretiens d’embauche. »

C’est à ce moment que  le  « mais » tombe, parce oui, il y a toujours un « mais » après un gros suçage de bite. Je me doutais qu’il allait m’en mettre plein la gueule celui-là, j’ai bien vu que nous étions complètement opposés tous les deux, nous devons être l’un pour l’autre la représentation de ce qui est le plus méprisable, le plus déplaisant. Et c’est avec les yeux pétillants d’un plaisir pervers qu’il m’annonce…

« Monsieur le Corbeau Sauvage, je vais vous faire une réponse factuelle, vous avez une approche du management qui n’est pas assez systémique »

J’ai très vite compris que j’avais à faire à une pointure du système de module, mais pointure dans le sens où ces mots totalement abstrait étaient très clairs pour lui, ce n’est pas comme les gens que je croise régulièrement et qui se servent des mots « système » et « management » pour se défiler. Non pour lui chaque mot complexe renvoyait directement vers un concept précis.

Alors, entre nous, j’en ai pris plein la gueule. Cela faisait très longtemps que l’on ne m’avait pas dominé de la sorte, j’étais sans armes, et j’avais en face de moi quelqu’un qui maitrisait bien plus que moi. Il m’a mis dans les cordes, j’ai tenté d’esquiver en faisant un peu d’humour, de sortir quelques concepts que je maitrisais moyennement, mais il revenait à la charge constamment, jusqu’au moment du crochet dévastateur« votre vision n’est pas assez globale, c’est ce que je vous faire comprendre quand je parle d’approche systémique ». KO net le corbeau, il aurait ajouté un petit « du con » que cela m’aurait semblé naturel…

Alors deux choses que je retiendrais de ce moment, que je suis content d’avoir pris cette branlée intellectuelle, cela faisait trop longtemps que cela ne m’étais arrivé, ca me fais du bien de redescendre sur terre. Et puis, je me suis aussi très clairement rendu compte que dans cette société nous vivons vraiment en cercle défini. Je n’ai aucune chance de rencontrer ce genre de personne dans ma vie quotidienne, il fallait que j’aille dans cette fac, dans un endroit que je ne fréquente jamais pour trouver de la pointure.

Je ne dis pas que je suis nul et lui fort, ce serait une conclusion bien trop primaire, mais nous sommes éloignés, moi sur le terrain tentant de progresser, lui dans la théorie s’entourant de masturbateur intellectuel et ayant une vision de la réalité que je n’aurais jamais…

Et puis, il y a moi, avec ma petite connaissance, je sais qu’il m’arrive aussi de défoncer mes interlocuteurs de ma petite intelligence, de mon aplomb ou de ma force physique. J’ai été à leur place un instant, mais à la différence de ce trou du cul génialissime, je ne défonce jamais une personne sans vouloir dans le fond et même s’il n’en a pas conscience le faire progresser… Tiens n’aurait-il pas fait de même pour moi ?…

 

 

Jack, Corbeau victime du retour de bâton…

Face à la peur…

stressCa y’est j’y suis, c’est le money time, le moment où tout ce joue. Cet après midi se déroule ma soutenance de mémoire. Il fallait que je débriefe sur les sentiments qui prennent possession dans mon corps à cet instant même.

 Le stress, il est là, mais ce serait trop simple de ne réduire ce sentiment qu’a un seul mot… J’aimerais diagnostiquer réellement ce qui m’arrive. Alors je dirais que je sens la pression, celle de ne pas perdre un an de travail, de la peur, la peur de ne pas être à la hauteur. La crainte aussi, celle de l’échec…

 Mais je suis un guerrier, alors forcément je sens l’excitation m’envahir, et pour être franc pour l’instant c’est cette émotion qui domine les autres…Putain, il me tarde, j’ai hâte d’y être, j’ai hâte de flipper à en avoir envie de pisser, j’ai hâte d’avoir des sueurs, d’avoir la gorge qui se serre, de commencer par « je vais me présenter » et savoir qu’enfin le combat commence.

 Parce que oui, c’est encore un combat, je dois les vaincre, leur montrer que je maitrise, leur démontrer que je suis fort. Il faut que j’assure, il faut que je contrôle mon flot de paroles, que je pose mes mots comme je pose mes coups, que je sois tranchant, que j’anticipe, que je surprenne.

 Y’a pas à chier, j’aime ressentir cette peur, qu’est-ce que je me sens vivant aujourd’hui, pourtant si vous saviez la soirée et la nuit de merde que j’ai passé. Je vais enfin affronter du lourd, une brochette de mec ultra qualifié, des mecs qui gèrent la fougère… Il faut que je trouve leur faille, que je les regarde droit dans les yeux sans sourciller, que mes arguments les taillent aussi bien que le ferait mon Katana…

 Vivement que j’entre dans l’arène, vivement que je prenne des coups, que j’encaisse jusqu’à voir l’ouverture, voir ce moment du combat ou tout ce joue, celui où je contre, qu’avec la surprise je passe du ying au yang, d’une position défensive à l’attaque, et que je retourne psychologiquement mon adversaire, qu’il comprenne en un instant qu’il a en face de lui un adversaire trop fort … Putain, oui, il faut que j’arrive à leur faire croire que je suis plus fort…

 

Jack, Corbeau en mode indémontable…

Pipelette martiale…

gokuSemaine 50 qui démarre, décidément plus le temps passe et plus il passe vite… Ce week-end devait être tranquille, je passe ma soutenance de mémoire mercredi alors je devais m’y préparer, et puis un coup de fil de mon meilleur pote, un stage d’arts martiaux pas loin avec un véritable samurai, un vrai maître d’arts martiaux, alors comment voulez-vous résister…

 Dimanche, six heures du matin, je suis devant mon mug rose Yves Rocher en train d’émerger avec l’odeur de café dans les narines et mes mails sur mon écran 18 pouces. J’ai les crottes de yeux tenace, j’ai dormi maxi six heures par nuits cette semaine, mais pas le temps de m’apitoyer faut que je me bouge le cul, je dois filer dans 15 minutes.

 Nous arrivons bien avant l’heure, c’est un stage encadré par une grosse fédération délégataire de l’état, ma discipline elle ne fait parti d’aucune fédération délégataire, autant dire nous passons pour des extra-terrestres. Tout le monde patiente sagement, nous sommes les seuls à monter sur les tatamis, les regards se font donc plus insistant, nous on est grave à l’aise, on a pris soin d’emporter avec nous notre classe internationale, c’est donc dans la plus grande décontraction que nous voyons arriver le « grand maître ».

 Un vrai guerrier, cette machine de guerre ne mesure qu’un mètre soixante, doit peser approximativement 60 kilos, il a plus de 70 ans, une gouffe plus blanche que grisonnante. Il pose ses affaires justes à coté de nous.

        « Tiens, vous n’êtes pas de la fédé vous ? C’est quoi votre style ? »

        « Nous pratiquons un Ju-Jutsu, mais pas celui dispensé par la fédé de Judo, nous sommes en dehors des fédérations »

 Moment de stress, nous nous sommes déjà fait refouler à des stages parce que nous n’étions pas licencié dans leur fédé, et  justement dans cette discipline, mais à un autre club. Le maître nous jauge rapidement, puis mort de rire nous dit :

        « C’est bien de venir, c’est une attitude de samouraï, mes élèves devrait le faire plus souvent, mais ils sont coincé par la fédération. Ah ces français ils veulent tout contrôler… »

 Quelques sourires plus tard nous sympathisions avec le maitre, et comme par miracle de suçage de bite avec tous les élèves présent…Très bizarrement nous sommes devenus tout à coup plus fréquentable, et avons eu droit en guise de cadeau de bien venu à une caricature des tatamis…

 Un mec trop bien sur lui, rasé de près sous le menton comme sur le crâne, plutôt gaillard, le sourire franc et communicatif, il a commencé par décrire les disciplines qu’il pratiquait, une bonne trentaine, c’est le monsieur que tout le monde à déjà rencontré mais en version martiale, Monsieur j’ai tout vu, j’ai tout fait…

 On arrive à l’esquiver un moment, il nous repère tout de même au bout d’une heure et nous demande de bien vouloir changer de partenaire et de pratiquer avec lui, on arrive quand même à se sauver, malheureusement juste pour un temps.

 Arrive le moment tant redouté, il s’avance vers moi, me salue et m’invite à pratiquer avec lui…Il commence, trois mouvement plus tard je comprends qu’il a le niveau suffisant pour ramener sa fraise mais pas le niveau nécessaire pour la ramener avec moi. Mais bon il ne se prive pas de me reprendre sur mes esquives, sur le placement de mon bassin, sur le fait que je suis trop rapide (vrai..). Je commence gentiment à monter en pression. Fort heureusement, le seul samurai sur le tapis me viendra en aide.

Le petit vieux tape sa crise, il en a marre de voir ses élèves flipper devant un coup de poing et prendre trop de distance sur l’esquive, donc beaucoup trop de temps. Il tente de faire comprendre qu’un coup de poing n’est pas mortel, que ca ne fait pas si mal au fond. Pour preuve, il se fait frapper pleine puissance dans le ventre par un karatéka hors norme. Et mort de rire comme depuis le début du cours, nous demande de faire pareil.

 Là c’est moi qui suis mort de rire. Je cours inviter ma pipelette martiale, après la parlotte place à un peu d’action. Je le laisse commencer, ca m’aidera à me faire monter en pression. Le petit chacal descend bien sur ces appuis, il envoie un bon coup de poing arrière, le placement du corps et plutôt bon, je m’attends à prendre une bonne décharge. Je coupe la respiration juste avant l’impact, contracte bien les abdos, j’encaisse, ca tourne un peu à l’intérieur, mais ca va, pas de douleur particulière…Et surtout ce qui est bien c’est que maintenant c’est a mon tour…

 Si je veux le sécher, il faut que je frappe sur son inspiration, il faut donc que je le surprenne, que je ne cherche pas à frapper fort, mais à frapper vite (E = m x v², faites le calcul et vous comprendrez pourquoi il faut privilégier la vitesse). Je regarde la vitre, et frappe de suite, gagné, je l’ai eu par surprise, il n’avait pas encore réellement contracté les abdos.

 Je le regarde bien dans les yeux : « Aller à toi, et tu peux me frapper de toutes tes forces si tu veux », un simple « non c’est bon je connais déjà cet exercice » m’assure de la réussite de ma vengeance.

 

Jack, Corbeau tordeur de boyaux (ha ha ha <- comme les méchants de DBZ)….

A la guerre comme a la guerre…

ju-jutsuCe week-end a été pour moi deux jours d’entrainement intensif, le fondateur de l’école est venu directement nous transmettre son savoir. Il à la cinquantaine passée, et le petit con il nous a grave pourris physiquement…

Samedi après midi a été consacré à la pratique du sabre, on commence tranquille avec les techniques de dégainage et d’esquive, puis instant magique où l’on s’affronte en combat avec des sabre en bois. Pour vous donnez une idée de la puissance de l’impact possible avec une telle arme, j’en suis à 7 sabres de bois brisé. Autant dire qu’une boite crânienne ne résisterait pas à une demi-attaque. Enfin tout ca pour dire que l’absence de pensée, que le vide mental est plutôt délicat à obtenir quand vous savez qu’un mauvais geste peut avoir raison de votre vie. C’est plutôt dingue de voir comme notre comportement change quand nous sommes en présence d’un risque majeur.

 Et puis, dimanche matin, combat au sol…Jhonny boy mon pote du lycée qui a commencé le Ju-Jutsu avec moi est venu, ca fait 10 ans qui me défie à chaque fois que l’on se voit, ca fait 10 ans qu’il perd… Mais le petit coquin c’est fait un programme d’entrainement d’enfer, il est à 110 kilos, il s’est durement renforcé avec son Judo…Moi je suis à 68 Kg tout mouillé de sueur, j’ai les jambes tremblante de fièvre, le virus que je traine depuis le début de la semaine m’empêche de respirer convenablement, enfin je sais que je vais en chier…

 Voici le moment qu’il a tant attendu, les combats, il avance vers moi avec sa tenue bariolée d’idéogramme japonais, une victime de plus du tunning martial…Pff j’ai pas envie, encore une confrontation de nos deux styles, lui la force du Judo, et moi la souplesse d’un Ju-Jutsu à l’ancienne. Mais je n’ai plus de jus, ca fait deux heures qu’on travaille le 2 contre 1, je suis déjà épuisé, va pas falloir trainer…

 On démarre dos à dos, je le sens en furie, il souffle fort, il part vraiment à fond l’affreux, je passe de suite en mode défensif, je me dis qu’il suffira d’attendre que l’orage passe, il n’a pas trop de cardio d’habitude, et puis il commet souvent des erreurs, je sais que je n’aurais pas beaucoup d’ouverture, je pense avoir le droit qu’a une attaque voir deux maxi, vaudrait mieux pas se rater… Cinq minutes de combat acharné passe, j’ai réussi à contrer toutes ses attaques mais je n’ai pas eu une seule ouverture, et les deux clefs que j’ai tenté de passer ont été contrée par une force herculéenne. Je suis vraiment dans la merde, il est sur moi, pose son coude depuis tout a l’heure sur ma gorge. Je suis tout de même parvenu à mettre le menton, j’arrive encore à respirer…pour l’instant…

 Je commence vraiment à ne plus avoir de jus, j’ai déjà tenté par deux fois de le retourner mais il est trop vif et beaucoup trop lourd, je viens de gaspiller le peu d’énergie qu’il me restait dans les jambes, je suis vraiment dans la merde, le menton viens de céder…Il l’a senti, putain il monte sur les pieds, j’ai tout le poids de son corps sur la gorge, je ne respire plus, il ne me reste qu’environ 40 seconde avant la syncope, faut que je trouve une truc…

 Je passe mon doigt derrière son oreille l’enfonce de toute mes forces vers l’intérieur de son crane, c’est une technique de pute mais je n’ai plus le choix…Il tourne la tête, un rictus s’affiche sur ses lèvres…Et merde 10 ans qu’il attend cette victoire, elle sera à lui dans une vingtaine de secondes…Je tente de le pousser avec mes pieds et là, miracle, je sens sa ceinture, je la vois totalement défaite, ce sera mon unique chance, je n’ai pas le droit de me rater. Je la saisie avec les orteils la fait passer sur son épaule droite, je la réceptionne direct avec main droite et en refait un tour autour de son cou, elle pend du coté droit de son cou, je pose mes genoux sur sont torse et tire de toute mes forces sur sa ceinture, elle s’enroule magnifiquement autour de son cou, il devient rouge en 3 seconde, tente désespérément de forcer sur son coude, sur ma gorge, mais lâche deux seconde plus tard….Putain, j’ai gagné…

 

Jack, Corbeau sur le fil…


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