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Faucheuse 1, Corbeau 0

Faucheuse 1, Corbeau 0 dans Pensées du moment 41-0cb4d…J’aurais pas du revenir écrire ici, et j’aurais encore moins du dire j’aurais pas du…
Au moins, ca fera plaisir à la quadra bientôt ménopausée qui pourra déversée ici l’ensemble de l’expression de son mal être dans la critique aussi stérile qu’elle bientôt, dans son commentaire plutôt bien écrit mais sur lequel je ne prendrais même pas une once de plaisir à éjaculer…

Salope de faucheuse, elle est venu pendant l’entrainement, j’étais en train de suer, esquiver, contrer et se faire contracter des sourires envieux. Cette putain de salope elle est venu me voler ce qui devait être mon avenir, mon salut, une trace éternelle de mon passage sur terre, une élongation de moi même en certainement mieux…

Cependant ma petite Louise était destinée avec un tel nom guerrier à se battre, pauvre enfant, pardonne moi de ne t’avoir offert qu’une si courte vie d’autant plus remplie de souffrance…

Brisé, suis-je un homme brisé ? Quand cette pouffiasse de faucheuse m’envoie les signaux cardiaque de sa présence continuelle auprès de moi. Pouffiasse, j’ai bien compris que tu veux que j’arrive plutôt que toi à tes cotés. T’étais pas obliger de me prendre mon enfant pour autant…

Quelle chance d’être aussi bon dans le langage du corps, j’ai pu tout à fait pu apprécier la décontraction musculaire, la plénitude qui s’est affichée sur son visage quand elle a expirer son dernier souffle…

A quel point suis-je fort?… On va vite voir quel guerrier je suis…

La plus grosse merde c’est que je suis devenu un guerrier cardiaque, un combattant limité à 140 bpm. Un joli guerrier travelot, la tarlouse du pied poings ou le mi-homme de l’Irimi….Mouaip, je sais pas trop comment ca va tourner cette histoire, je pensais être un roc et voici que j’apprends que mon coeur est fait de verre. Tout ce sur quoi je me suis construit s’éffritte.

Je pense à elle souvent, je pleure sur l’intérieur cuir de mon bolide à 45 000€, je suis parti de rien pour au final ne rien avoir mais en plus socialement joli…

 

Toi la connasse qui sais écrire, dit moi à quoi sert la lutte au final, hein à quoi bon?… Il n’y a que le manque de courage et la peur qui ne m’autorise pas la connerie…

M’enfin, ca va me faire du bien de revenir ici cracher un peu de venin sur nos vies de merde…

 

Jack, Corbeau mal en point…

Il y a des soirs…

Corbeau sauvage nuit noireIl y a des soirs ou je ressort mon bolide, un genre de soir pas top mais pas déprimant non plus. Un soir où je prends une courbe à 160 km mais que la moto ne penche pas autant que ça… Un soir moyen du genre 11/20 qui pourrait devenir bien avec un peu d’effort, le genre de moment où j’ai pas envie de forcer. Ce moment tellement bien décrit par mes profs avec leur ‘pourrait faire mieux ». Un soir où je mange de la joue de porc avec un verre de blanc. Un soir où j’aime le plaisir réservé au vieux, moi, mes joues de porc, un verre de blanc et mon meilleur ami à la terrasse d’une brasserie Française, sur une place pittoresque. Un soir typiquement Français, un soir où je me plains de mon existance, un soir où je critique, où mes mots blessent,un soir où je laisse la facilité m’emporter, un soir où je fais mon bon français.

C’est ce genre de soir, où l’on reste sur son pc, uniquement parce qu’il n’y a personne à aller retrouver dans son lit. Un soir où seul les mots de la nuit vous tienne compagnie. Un soir avec sa vie qui nous fait face, une vie que l’on ne veut pas voir, pas regarder en face. Le genre de regard que l’on porte forcément avec le mauvais filtre puisqu’il est tard, puisque la fatigue altère mon jugement.

Mais j’aime ce genre de soir, sombre et solitaire. La sensation de se retrouver, de se laisser enfin aller au néant, au rien, comme j’aime le rien… Pas de pensées, pas d’agitation, pas de mouvement, rien. Être là, présent et spectateur de ma lassitude. Me regardant dans cette fausse déprime me servant de prétexte à ne pas me lever. Comprenant le sens réel du texte de je tape en ce moment, retarder l’échéance, ne pas aller au lit, profiter encore du temps qui ne fait que nous échapper…

Quelle bizarrerie, dormir ce n’est pas mourir, c’est comme avoir l’assurance de renaitre, c’est avoir la certitude qu’après avoir confié sa conscience où son âme (je ne saurais distingué la différence à cette heure tardive) à une force qui nous dépasse…Nous même peut être, ou un autre, ou rien…Où Jean-claude Vandamme qui sait, parce qu’avec ce genre de délire aussi proche que ces conneries tout est possible…

Oui, j’adore ces soirs, où je me laisse emporter par mes pensées, comme j’aime cette idée d’absence de contrôle, de perte de maîtrise de soi. Plus de travail, plus de nécessité, juste l’instant, le sentiment que de rester là ici planté devant mon écran Hyundai je ne pense à rien, je ne pense pas à ma journée de demain. Un soir comme tant d’autres pendant lequel j’espère ne pas penser aux conséquences de mes choix, où je retarde ce moment où je vais avoir peur, quand ma tête sera bien confortablement positionnée dans mon oreiller, et que j’aurais le vertige, que je sentirais mon cœur s’emballer uniquement parce que mon putain cerveau cherchera à mesurer l’ensemble des conséquences de mes actes, de mon choix suicidaire de cette semaine…

Un soir comme beaucoup, où j’aime me laisser aller au mensonge, où j’aime à croire que je prend plaisir à me laisser aller, juste parce que je ne veux pas m’avouer que je suis terroriser à l’idée d’affronter mes pensées calculatrices, où je n’ai pas la force de lutter contre moi même. Un soir où je sais qu’il faudra lutter durement pour maîtriser le flot de pensées négatives, celle qui me diront que je suis fou, que je vais perdre de l’argent, une situation sociale importante, une image, une existence la classe a Dallas, que personne ne me soutiendra parce que personne ne ferai ce choix à ma place…

Un putain de soir de merde qui me dit encore tout bas à l’oreille : « tu es bien seul sur terre mon coco, et démerde toi ».

Un soir où une fois de plus je pèse le manquement, le faux engagement, les langues de putes, et les avis de serpent… Je ne suis pas encore tombé qu’ils me voleraient mes armes les vautours… Que des langues de putes qui m’entourent. Quelle société nos parents ont-il créé, des soixante-huitard qui voulaientt tout, ont tout pris, et ne veulent plus partager. Des parents qui prônait le partage et qui incite leur enfant à descendre leur collègue pour profiter de cette maxime d’enculeur de mouche : Le malheur des un fait le bonheur des autres…

Comme j’aime ces soirs, ou je ne voulais pas faire le tour de la question, et qu’après ma ballade intellectuel je souris, parce que je suis content de réussir à appliquer les savants conseil de Maître Plée : un vrai Samurai cultive le secret… Oui, savoir ce que les autres ignorent c’est garder l’avantage…

Alors c’est un soir que j’aime parce que je m’endormirais avec le sourire, et demain sera un recommencement, j’irais de nouveau au combat, mais toujours avec ce sourire…

 

Jack, Corbeau se laissant quelques peu aller….

…Comme un flash…

...Comme un flash... dans Pensées du moment flash-gordon-720pxCinq minutes… C’est depuis le 24 février, date de mon dernier post, le seul temps que j’ai trouvé pour écrire.
J’aime ce blog pour une raison évidente, il me permet de regarder ma vie. Il me permet de vivre l’instant présent… Ils me font rire tous ces petits cons, tous ces gens du commun, qui te lance des « Carpe Diem » à tire l’aligot, alors qu’ils mélangent cette doctrine avec l’hédonisme…Vivre l’instant présent ce n’est pas ce tourner vers le plaisir (cette phrase n’est là que pour l’abruti(e) qui ne connait pas l’hédonisme, non pas parce qu’il est inculte, mais parce qu’il est trop flemmard pour aller chercher la définition…Je rajouterais bien un « petit con ou petite conne » mais ce ne serait le reflet qu’une perte de maitrise émotionnelle due à ma trop grande fatigue, putain d’enculé…)

Non, vivre l’instant présent, c’est le contempler, c’est regarder sa vie, c’est prendre du recul. Je le pratique sous la forme de l’écriture. Mais depuis le 24 février, je ne vis plus ma vie, c’est elle qui m’emporte, je ne fais que suivre, je ne vie pas vraiment je la subie. Alors je prends ces 5 minutes pour me dire, pour réaliser, que je ne vie pas en ce moment, qu’il faut que je parvienne à stopper l’ouragan qui m’emporte. Je dois revenir à moi, à ma conscience, au « comment » je laisse le temps filer… Parce qu’aujourd’hui je n’ai que 5 minutes pour réaliser qu’il m’échappe totalement…


Jack, Corbeau volant au delà du mur du son….

The Artiste…

The Artiste... dans Pensées du moment wu1Non, je ne vais pas parler de Jean Dujardin, même si je suis un inconditionnel de son sourire de crâneur et ce depuis ses débuts dans les nousCnous…

Je suis tombé hier, à la télé, sur un concours de danseur. C’est la réaction de ma bien aimée qui a fait fonctionner mes méninges jusqu’à tard hier soir. Elle regardait un jeune asiatique sur une épreuve d’improvisation, il devait évoluer librement sur une musique de Seal. Emmitouflée dans sa couette, le chat entre les cuisses, la bouche ouverte et le cerveau en rideau, totalement hébétée devant le spectacle que nous offrait ce danseur. Il était vraiment habité, j’en avais des frissons, sa technique était juste parfaite, l’équilibre de ses muscles saisissant, ils virevoltaient sous la peau, quelle aisance, de l’art, putain de merde de l’art…

Je suis ébahi, elle est incrédule. « Je comprend pas ces mecs, il se la raconte grave les danseurs ». C’est à chaque fois la même déception, elle est pourtant si vive d’esprit, si intelligente, mais elle ne peut comprendre comme moi je comprends. L’art, j’y ai si souvent pensé, moi qui pratique un art martial, j’ai été si longtemps été à la quête du sens véritable de ce mot. Qu’est-ce qui me rapproche d’un danseur, d’un peintre, d’un cuisinier ou d’un chanteur…

Je l’ai compris il y a peu, c’est le travail et le temps qui seul le permet vraiment. Ce n’est que cette durée, cet investissement qui permet de « sentir » et ne pas seulement comprendre. Quand je dis « sentir » cela veut dire comprendre par le corps et pas seulement par la raison. Alors je comprends pourquoi ce danseur s’exprime autrement, pourquoi il « part », comment il fait pour aller « chercher au plus profond ». Parce qu’il s’abandonne, l’abandon, je vous promets, c’est une sensation hallucinante, c’est comme faire une chute libre à l’intérieur de soi… La découverte de cette sensation à été pour moi aussi troublante que la découverte de l’équilibre…Ce me fait penser à la plénitude, je ne suis parvenu qu’une seule fois à ressentir ce mot, à le vivre, et en toute honnêteté c’est tellement puissant que c’est l’expérience qui m’a le plus terrifié…

Alors oui, j’ai compris que l’Art, c’est aller au delà de ce qui est commun, c’est tellement maitriser la technique que toute pensée des mouvements du corps deviennent obsolète. Il n’y a plus que sensation, qu’objectif, et le corps lui bouge, mais de façon parfaite, d’une manière presque évidente. Cet état de conscience n’est accessible qu’après un long travail, une longue analyse de soi même. Et là encore, précision le terme analyse, c’est l’auto-observation, comprendre pourquoi je réagit ou agit d’une manière plutôt qu’une autre…

Cela me ramène à une situation du quotidien, où la différence entre moi et elle est flagrante. Je rentre après 9h30 de travail acharné et 1h30 de route, je suis mort, et presque forcément irascible. Ca m’énerve qu’elle ne comprenne pas instamment que ce n’est pas à elle que j’en veux, si je suis chiant à ce point c’est que je ne vais pas bien, et que de la tendresse serait mon meilleur remède. Mais non, elle préfère partir sur une guerre des égos, montrer qu’elle ne lâchera pas, qu’elle n’est pas le genre de femme à se laisser faire, à se laisser dominer….Pfff….

Alors je désespère à partager mes pensées, j’ai l’impression que le néant intellectuel m’entoure. Et quand j’observe ces femmes hautaines, supérieures uniquement parce que nos cerveaux d’homme nymphomane nous limitent au possible. Quand je les écoutes dire « moi, des accros du tunning de BX j’m’en tape, je veux un mec intelligent »… Mais ne parle jamais à cette femme, ne lui dis jamais que tu adores Confucius, et que même si ses textes ont 2500 ans ils sont d’une actualité criarde. Surtout n’attend pas de retour parce que sa philosophie à elle, ses repères c’est Glamour, Voici, Gala pour la presse papier, et le JT de Jp Pernault pour la référence télévisuelle…

Mais faut-il vivre avec son reflet sexuellement opposé ? Serais-je véritablement plus heureux avec une femme qui serait passionnée par l’Art, par l’auto-observation, le dépassement de soi, la nature humaine… Avec tous les défauts que cela implique (les miens en l’occurrence), une femme entêtée, peureuse, insaisissable… Je ne sais pas vraiment…

Ce qui est certain c’est que je me sens seul. Je ne côtoie personne qui expérimente l’auto hypnose pour voir si ca marche vraiment, je ne connais personne qui s’inscrit à une compétition de combat libre pour voir s’il est si fort que ca. Je ne connais personne qui cherche les vérités aussi souvent. Je suis seul, et j’ai le sentiment profond de vivre dans la réalité, de chercher les réponses aux questions essentielles, j’ai souvent cette impression d’être cet homme qui n’a pas bu l’eau qui rend fou. Et franchement parfois j’hésite à aller me plonger dans la fontaine du village…

 

Jack, Corbeau Volant en solo.

Mais pourquoi est-il si méchant ?…

orcJ’avais comme l’impression de faire une crise identitaire, je me disais qu’une chose avait changée dans mon style d’écriture, enfin si jamais j’en avais un…
Et puis, je me suis relus, et c’est vrai j’ai changé…Putain de bordel de merde, je me suis encore fait avoir par ce putain d’égo. Trop envie de plaire, trop envie de séduire, et de voir mon compteur accrocher les 10 000 visites. Résultat, je deviens consensuel, putain moi consensuel, je n’aurais jamais cru possible que je fasse la pute sur un blog, merde.

Quelques remarques dans les commentaires sont parvenues à retourner ma verve, ma suffisance, quelques petites phrases ont réussies à me faire douter. Je pense à ma chère Elodie par exemple qui avec ces litotes, ses figures de styles à la mort moi le nœud sont parvenue à me faire croire que j’avais encore plein de chose à apprendre. Eh ben oui j’ai plein de chose à apprendre, mais je reste un tout de même un méga bill, je suis un mec, je suis celui qui donne, celui qui distribue, celui qui possède la technique ultime du cognage plein axe de l’ovaire gauche pour montrer que c’est lui qui gère, que c’est lui qui pilote et qui peut amener au supplice d’un mauvais coup de zguègue.

Quand je pense à nunuche, cette vielle secrétaire désabusée qui me regarde de haut en me disant « mais Jack, on le sait que tu es un petit mytho, arrête deux minutes tes conneries ». Espèce de veille dindonne aigrie, sale bouche de vieille qui parle avec du pue sur la langue, bien sur que je te mitonne à longueur de temps. Si je te disais un dixième de la vérité tu irais pleurer chaque jour  tellement ta vie serait fade en comparaison de la mienne. Au lieu de baver sur les 180 chevaux de mon carrosse, au lieu de mettre en doute mon bonheur flagrant, mais profite du peut d’intelligence que la vie t’as offert pour trouver un mec. Merde à plus de cinquante balais c’est quand même triste de n’avoir jamais joui, de n’avoir jamais pu retenir malgré un effort surhumain un cri de plaisir, de n’avoir pu sentir ses lèvres, son corps entiers frémir du trop plein de jouissance reçue. Mais putain de merde, appuis sur ce petit bout qui dépasse de ton sexe, ce petit appendice que l’on nomme clitoris, tu verras ta vie prendras un autre sens…

Je dois reprendre de la hauteur, à force d’apprendre, à force de chercher, j’ai de nouveau l’impression de ne plus rien connaitre. Je tends mes ailes, je m’élève, reprend mon ton sarcastique, citrique, blesse, mais dit la vérité crue, la vérité laide, celle qui dit que les inégalités existes et que j’ai fait en sorte de tomber du bon coté.

Jack, Corbeau en mode capitaine fracasse…

Pathétiquement drôle…

rigologie rire rigoladeLundi 24/01/12 17h15 / Message de SUPERPOTE : Ce soir seb organise dans son resto une conférence sur le rire, on se dit là-bas vers 19h. Je compte sur toi mec.

Pfff « je compte sur toi….mec…. » L’enfoiré, il touche la corde sensible. Il sait que c’est important pour moi d’être présent pour mes potes. Il vient de se faire plaquer, alors je n’ai pas le chois, je file me préparer.

Je grimpe dans mon bolide et me pointe devant le resto à l’heure convenue. J’y retrouve mes trois potes d’enfance, on fume un pétard sur le parking et nous voila parti. En approchant de l’entrée du resto je remarque au travers de la vitre que tout le monde est assis devant un écran et un couple qui parle. Je calcule que « conférence sur le rire » ne n’avais vraiment rien dit de bien palpitant.

On rentre et tout devient immédiatement clair, deux hommes pour 16 femmes, moyenne d’âge : la quarantaine passée, le chef de file est remarquable à un magnifique pin’s en forme de smiley apposé sur sa fausse fourrure de lapin. Nous sommes en retard et tous les regards se portent sur nous, enfin quand je dis regard…Il y a d’abord une femme aux cheveux rouge écarlate et à la dentition hasardeuse, la caricature de la blonde décolorée fraichement divorcée et qui veut profiter de la vie. Puis la jeune brune pas très jolie, celle qui quand elle me parle à les yeux qui fuient et les pommettes rouge, et un petit défaut de prononciation quand sa langue vient en butée de ses incisives. A sa droite une énigme, femme âgée totalement filiforme, elle n’était pas avec nous sur le parking quand nous avons partagé un joint mais elle me semble bien plus perchée que nous quatre réunis. Et puis celle qui élève le niveau, brune les cheveux au carré volumineux, avec de grande boucle d’oreille et bien en chair, le genre de maman généreuse, le genre de femme voluptueuse, un peu perchée gauche utopique mais libérée à coup sur…

Et puis, la reine de la soirée, Madame au pin’s sourire qui se qualifie de « Rigologue ». Pff caricature de caricature, blonde bizarre, cheveux plutôt court, comme toutes les « psychothérapeutes naturopathes d’origine biologique » elle ajoute à toutes ses phrases un sourire bienveillant quand elle parle, ah oui, elle parle, mais toujours trop. Je l’ai compris quand mon collègue lui posait des questions psycho-philoso-ésotériques. Elle part dans des monologues de politicien sur les bien fait du rire, sur la confiance en soi, puis elle passe sur les exercices de respiration, puis le yoga…Enfin j’ai compris, encore une bonne soupe de croyance populaire.

Mais bon, on joue le jeu, et puis on nous fait bien comprendre que quatre jeunes hommes tel que nous n’ont pas intérêt à faire faux bon à une bande de desperate housewives sur les dents. On joue à quelques jeux qui de l’extérieur me serait apparut complètement sectaires. Mais voyez vous la rigologie marche, tout le monde était mort de rire. Moi par pure moquerie je dois l’admettre, moquerie des ces gens pathétique qui m’entourai mais aussi de moi dans cette situation au combien hallucinante.

Et puis ce moment magique au bar quand je sirotais mon wiski orange, ce moment où elle s’approche de moi, où elle glisse sa main dans mon dos en me disant « Alors toi c’est Jack, c’est Jack aux beaux yeux bleus, c’est ça ? »… Alerte rouge, urgence, on met les voiles, ca devient trop chaud d’un coup…

Au final, je suis sorti de cette soirée plutôt content, ces gens sont désespérés au point de devoir se définir un temps pour rire. Mais nous ne sommes tous pas égaux, je comprends que ce genre de moment peut être largement positif, mais il faut avouer que l’on voit toujours les mêmes têtes dans ces trucs un peu « lâcher prise » du bobo, encore du bobo.


Jack, Corbeau Rigologue lui aussi.

Nouvel an Coco…

lolitaUne petite semaine de vacances pour les fêtes de fin d’année, une semaine de rêve…C’était pourtant tellement simple, moi, ma femme, mon chat, un peu de grimpe, un peu d’entrainement…. Mais que voulez vous comme le disait Baloo dans le livre de la jungle, il en faut peut pour être heureux !

 Et puis le réveillon… Personnellement les fêtes de fin d’année me gonflent un peu. Je n’aime pas noël, je trouve cela un peu bête d’attendre une date établie pour s’offrir un cadeau, et le plus exaspérant c’est de ne rien s’offrir, c’est très mal perçu par la société. Mais bon, je n’ai pas de mioche alors le papa noël je m’en tape un peu. Et le réveillon de la saint Sylvestre, c’est un peu pareil, tu es un paria si tu ne fait pas la fête, moi j’aime faire la fête quand j’en ai envie, mais bon je préfère me forcer un peu que de passer pour l’antisocial de base. Tout ca pour dire que j’ai fini dans un camp de vacances du comité d’entreprise d’EDF, et comment vous dire, cette soirée fût magique…

 Tout d’abord, l’ambiance, ville de montagne, petite cession ski dans la journée. La fête à lieu dans un bâtiment assez vieux mais bien entretenu, enfin ca a l’air d’aller. Le plus inquiétant c’est quand toute la marmaille commence à arriver au bar pour l’apéro. J’ai très vite compris que j’étais entourés de pur gaucho, pas un seul mec en chemise, enfin si un, mais il avait ouvert les trois boutons du haut pour nous faire admirer sa toison poivre et sel alors il ne compte pas vraiment.

 Je n’ai pas eu le temps de finir mon punch que tous les hors d’œuvres était fini, déçu je veux me redonner le moral avec un autre verre mais le punch était lui aussi déjà fini…Faut dire c’est gratuit, alors forcément ils se jettent dessus. Je médite sur l’avidité de mes nouveaux amis communistes quand je vois arriver ma princesse. Une petite femme d’ 1m55 maxi, d’une cinquantaine d’année. Je l’observe attentivement, elle porte une robe de lolita gothique, un rouge à lèvre rouge écarlate, je me demande ce que la vie a bien pu lui réserver pour qu’elle s’habile de la sorte. Elle est déjà bourrée, les yeux luisant d’une perversité alcoolique, ses talons aiguille flanchant et les paupières tremblantes elle me fait un petit clin d’œil malicieux quand nous nous croisons… Merci Georges Marchais mon Dieu Coco, je sens que je vais m’éclater…

 Nous passons à table, j’ai devant moi le directeur du camp. Il m’explique qu’EDF possède le plus grand parc de vacance de France, que le prix du séjour est en fonction du revenu des salariés, que les jeunes familles sont prioritaires par rapport au retraités durant les vacances scolaires. Je trouve ceci d’une logique implacable. Je trouve cet esprit communiste particulièrement beau dans son application en vacances solidaires, et je réalise que je suis en train de profiter de ce système complètement gratuitement. Alors je me dis que le communisme c’est bien, mais en profiter c’est mieux…

 Le repas se passe bien, je tombe la bouteille de blanc, la moitié de la rouge et l’autre moitié de la bouteille de champagne autant dire que je suis chaud comme la braise…Le disque jockey envoie de la musique de dingue, du Daniel Balavoine, du Richard Gotainer, du Partenaire particulier, autant dire que je kiffe grave ma race. Mais heureusement  je retrouve sur la piste ma sorcière bien aimée. Elle me fait un rentre dedans d’enfer, il faut dire aussi que je ne sais pas danser autrement qu’en balançant majestueusement les hanches. Elle me fait du collé serré, mais tout ceci n’est pas du gout de son Gipsy King obèse de mari. Lui il vient de descendre une bouteille et demie d’armagnac, il s’approche l’air mauvais et le corps titubant. Non, je vous rassure de suite, nous ne nous sommes pas battu, je ne suis assez chien pour frapper un Gipsy bourré. J’ai préféré devenir en quelques secondes son ami pour toujours, l’esprit coco était décidément présent pour ce réveillon…

 Au final, je me suis vraiment marré, encore une fois j’ai joué à mon jeux préféré, assis au coin de la salle de danse à observer tous ces gens, en train de délirer en imaginant ce que pouvais être la vie de cette quinqua gothique, de cette portugaise à la jupe en cuir ouverte et aux talons aiguilles qui dansait avec sa fille et son mari, celle de cette sexagénaire qui se rééquilibrait les chakra à une heure du matin dans une posture de yogi qui parjurait dans cette ambiance festive… Oui je me suis bien marré, et celui qui m’observait à mon tour devait rire plus encore…

 

Jack, Corbeau Happy New Year !!!!

Réincarnation…

…Je voulais vous faire partager ce qui est pour moi l’incarnation de la classe à Dallas…La quintessence de la classe, regarder bien le bassiste, si la réincarnation existe c’est en lui que je veux me réincarner…

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La vengence du système de module…

La vengence du système de module... dans Pensées du moment h-4-1196382-1244540522

Le jour J comme ils disent tous, il est arrivé. J’avance sous le préau de la FAC avec ma chemise et ma veste de costard la classe à Palavas. Je suis confiant, j’ai bien bossé, et ca devrait le faire.

Mon portable sonne « Monsieur Corbeau Sauvage, que faites-vous ? Nous vous attendons depuis une demi-heure… » « J’arrive, je suis devant le bâtiment » Je vais vérifie mes mails, non, je ne suis pas en retard, ces dindons ce sont plantés, ca commence bien…Zen, calme, depuis ce matin je me répète qu’il faut rester dans une attitude mentale neutre, qu’il faut que je parvienne à me maitriser…

C’est avec un franc sourire et un « veuillez m’excusez de mettre fait désirer », une mauvaise pirouette mais associée à de franches poignées de main je réussi à détendre rapidement l’atmosphère. Je m’installe, pas de problème avec Windows, si Microsoft lui-même est avec moi alors je me dis qu’il ne pourra rien m’arriver.

J’observe mes juges. Il doit y avoir quatre profs et deux professionnels, mais j’ai comme l’impression de ne voir que des profs. A ma gauche une caricature du mauvais goût à la Française, un petit gros qui ne boit pas un café mais qui le suce à grand coups de « zuuurrrplss », vu le boucan qu’il fait il a l’air de se régaler. Il porte un pantalon gris sale, une chemise rayée sorti d’un des plus mauvais épisodes de Goldorak, ses pommettes rouges m’indiquent qu’il doit tout particulièrement apprécier un petit Gaillac entre midi et deux. Et puis…les cheveux, âprement collé par le gras sur un front largement dégarni.

A coté, le prof qui a suivi mon dossier, un beau gosse intelligent, le genre de gars tellement « rien à reprocher » qu’il en devient lisse et ennuyeux. S’en suit un mi-homme, 55 kg tout mouillé, des mains si fine qu’elles n’ont du porter comme instrument de travail le plus lourd qu’une ramette de papier A4, il est laid, il ressemble a un hamster, puis ceux qui seront mes deux seuls alliés, deux profs de la quarantaine un homme plutôt France franchouillarde, et une femme qui m’a l’air plutôt sympathique…

Je me lance dans mon oral, le ton est posé, les mots bien choisis, vraiment je déchire, rien à dire. Place aux questions, personne ne semble vouloir commencer, je me dis que c’est bon signe et puis…

Le petit gros à ma gauche bouge soudainement sur son siège, il passe ses doigts au coin des lèvres effaçant la salive qui y faisait la sieste depuis 20 minutes.

« Alors moi, sur votre oral je n’ai rien à dire, vous maîtrisez, vous avez de sacrées compétences professionnelles, c’est très solide, moi je suis recruteur et je pense que vous devez en mettre plein la figure dans les entretiens d’embauche. »

C’est à ce moment que  le  « mais » tombe, parce oui, il y a toujours un « mais » après un gros suçage de bite. Je me doutais qu’il allait m’en mettre plein la gueule celui-là, j’ai bien vu que nous étions complètement opposés tous les deux, nous devons être l’un pour l’autre la représentation de ce qui est le plus méprisable, le plus déplaisant. Et c’est avec les yeux pétillants d’un plaisir pervers qu’il m’annonce…

« Monsieur le Corbeau Sauvage, je vais vous faire une réponse factuelle, vous avez une approche du management qui n’est pas assez systémique »

J’ai très vite compris que j’avais à faire à une pointure du système de module, mais pointure dans le sens où ces mots totalement abstrait étaient très clairs pour lui, ce n’est pas comme les gens que je croise régulièrement et qui se servent des mots « système » et « management » pour se défiler. Non pour lui chaque mot complexe renvoyait directement vers un concept précis.

Alors, entre nous, j’en ai pris plein la gueule. Cela faisait très longtemps que l’on ne m’avait pas dominé de la sorte, j’étais sans armes, et j’avais en face de moi quelqu’un qui maitrisait bien plus que moi. Il m’a mis dans les cordes, j’ai tenté d’esquiver en faisant un peu d’humour, de sortir quelques concepts que je maitrisais moyennement, mais il revenait à la charge constamment, jusqu’au moment du crochet dévastateur« votre vision n’est pas assez globale, c’est ce que je vous faire comprendre quand je parle d’approche systémique ». KO net le corbeau, il aurait ajouté un petit « du con » que cela m’aurait semblé naturel…

Alors deux choses que je retiendrais de ce moment, que je suis content d’avoir pris cette branlée intellectuelle, cela faisait trop longtemps que cela ne m’étais arrivé, ca me fais du bien de redescendre sur terre. Et puis, je me suis aussi très clairement rendu compte que dans cette société nous vivons vraiment en cercle défini. Je n’ai aucune chance de rencontrer ce genre de personne dans ma vie quotidienne, il fallait que j’aille dans cette fac, dans un endroit que je ne fréquente jamais pour trouver de la pointure.

Je ne dis pas que je suis nul et lui fort, ce serait une conclusion bien trop primaire, mais nous sommes éloignés, moi sur le terrain tentant de progresser, lui dans la théorie s’entourant de masturbateur intellectuel et ayant une vision de la réalité que je n’aurais jamais…

Et puis, il y a moi, avec ma petite connaissance, je sais qu’il m’arrive aussi de défoncer mes interlocuteurs de ma petite intelligence, de mon aplomb ou de ma force physique. J’ai été à leur place un instant, mais à la différence de ce trou du cul génialissime, je ne défonce jamais une personne sans vouloir dans le fond et même s’il n’en a pas conscience le faire progresser… Tiens n’aurait-il pas fait de même pour moi ?…

 

 

Jack, Corbeau victime du retour de bâton…

Face à la peur…

stressCa y’est j’y suis, c’est le money time, le moment où tout ce joue. Cet après midi se déroule ma soutenance de mémoire. Il fallait que je débriefe sur les sentiments qui prennent possession dans mon corps à cet instant même.

 Le stress, il est là, mais ce serait trop simple de ne réduire ce sentiment qu’a un seul mot… J’aimerais diagnostiquer réellement ce qui m’arrive. Alors je dirais que je sens la pression, celle de ne pas perdre un an de travail, de la peur, la peur de ne pas être à la hauteur. La crainte aussi, celle de l’échec…

 Mais je suis un guerrier, alors forcément je sens l’excitation m’envahir, et pour être franc pour l’instant c’est cette émotion qui domine les autres…Putain, il me tarde, j’ai hâte d’y être, j’ai hâte de flipper à en avoir envie de pisser, j’ai hâte d’avoir des sueurs, d’avoir la gorge qui se serre, de commencer par « je vais me présenter » et savoir qu’enfin le combat commence.

 Parce que oui, c’est encore un combat, je dois les vaincre, leur montrer que je maitrise, leur démontrer que je suis fort. Il faut que j’assure, il faut que je contrôle mon flot de paroles, que je pose mes mots comme je pose mes coups, que je sois tranchant, que j’anticipe, que je surprenne.

 Y’a pas à chier, j’aime ressentir cette peur, qu’est-ce que je me sens vivant aujourd’hui, pourtant si vous saviez la soirée et la nuit de merde que j’ai passé. Je vais enfin affronter du lourd, une brochette de mec ultra qualifié, des mecs qui gèrent la fougère… Il faut que je trouve leur faille, que je les regarde droit dans les yeux sans sourciller, que mes arguments les taillent aussi bien que le ferait mon Katana…

 Vivement que j’entre dans l’arène, vivement que je prenne des coups, que j’encaisse jusqu’à voir l’ouverture, voir ce moment du combat ou tout ce joue, celui où je contre, qu’avec la surprise je passe du ying au yang, d’une position défensive à l’attaque, et que je retourne psychologiquement mon adversaire, qu’il comprenne en un instant qu’il a en face de lui un adversaire trop fort … Putain, oui, il faut que j’arrive à leur faire croire que je suis plus fort…

 

Jack, Corbeau en mode indémontable…


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