Archives pour la catégorie La vie au travail

Pris par la peur…

Pris par la peur... dans La vie au travail 6698208975_2e9d5c8344…Humm tellement longtemps que je n’ai pas écrit ici, comme un signe, visiblement je n’ai même plus le temps de me parler moi même… Me voici à la croisée du chemin, j’ai voulu, guerrier comme je suis, ne pas plier, aller au combat et mourir comme un brave. Je suis mort sur le champ de bataille professionnel, et j’ai finalement pris la décision de démissionner, de bomber le torse et de m’affirmer.

Plus que 4 jours et je serais devant le néant du travail, moi le sur-actif, moi l’excité du clavier, moi qui aime tant la sueur et la compétition. Me voilà bientôt mon propre boss, mon patron sans travail…Quelle pression…

…Il est venu aujourd’hui, jeune, rugbyman, souriant et charmant, mon futur successeur réussira sans peine à m’effacer de la mémoire de mes collègues, je leur donne quelques mois pour m’oublier. Pfff, quelle merde cette existence constante en rapport aux autres, être un être sociale conscient de cette sociabilité est si difficile pour moi. Je ne serais plus celui qui « fait trop de truc de fou », celui pour lequel on écarquille les yeux quand je fais des travers avec ma voiture à papa sur la neige, je ne serais plus celui qui « met trop une ambiance de dingue », celui qui attire le regard des autres a été remplacé… Je m’en vais pour attirer mon regard sur moi…

Je me regarde maintenant et j’ai peur, de quoi suis-je vraiment capable? n’est-ce pas un paris trop fou ? Seul l’avenir me le dira… Je me contente de vivre le présent, le maintenant, quand tout ces petits cons que je croise me disent « c’est ton dernier lundi !!! » Oui, je sais, à chaque truc que je fais je me dis que c’est le dernier…

Je m’en vais quérir la liberté professionnelle, je ne suis qu’un malheureux qui a tellement été privé qu’il veut a présent tout, et je me demande quand mon ambition démesurée se jouera de moi… Putain, c’est vrai que ca fait du bien de venir déprimer ici avec ma petite Mélody Gardot qui me susurre à oreille d’aller me rouler un pétard autour d’un Whisky pour me faire plonger un peu plus…

Et puis je suis de nouveau ici, pour dire aux quelques fou qui lisent mes textes, que celui-ci sera le dernier. Jack le corbeau sauvage sera au chômage d’ici vendredi, j’en profiterais donc pour créer un nouveau personnage pour vous raconter à vous, à d’autres et aux robots des moteurs de recherche les tribulations d’un jeune cadre dynamique aux dents de requin au chômage, et promis juré il y’ aura du fight et du cul…

J’y suis finalement, devant l’avenir, devant l’incertitude, devant le frisson dont j’ai constamment besoin, tel un stratège j’ai tout mis en place, reste à ce que le plan se déroule sans accrocs et çà devrait le faire…

Jack, Corbeau disparu…

Ni pute, Ni soumise, et je t’encule…

         débile

Je commence à sentir une vive douleur dans le mollet droit, je réalise que depuis tout à l’heure ma jambe bât la mesure d’un titre de hard métal super trash. Comme si j’étais un batteur en concert au stade de France et qu’il fallait battre un record mondial à la double pédale. Et puis mes doigts aussi, ils tapent tout aussi vite sur le rebord de mon Acer TravelMate 7730 (que je vous déconseille fortement soit dit au passage).

 Ce sont ces indices, ces tiques nerveux qui me font prendre conscience que je suis dans un sale état de nervosité. Nunuche et jupe courte / talon aiguille ne mouftent pas depuis que je suis dans le bureau (un autre indice du niveau de tension). J’ai comme l’impression que le « j’ai envie de lui déchausser les dents » les ont un peu calmé. Nunuche me fait ses plus beaux regards compatissant, elle en fait des caisses pour me dire que ce n’est pas si grave, mais je n’arrive pas à me détendre.

 J’ai parfois l’impression d’être le borgne au milieu des aveugles. J’ai l’impression d’être intelligent parce que mon minimum de culture écrase celui des mes 60 collègues de travail. Mais mon boss n’est pas seulement aveugle, il cumule la cécité avec le syndrome de Gille de la Tourette et l’autisme le plus profond. J’aimerais vous dresser un portrait réaliste, fidèle de la vérité quotidienne mais vous ne me croirez pas. Passionné de moto, de camping car, de joli p’tit cul de moins de 19 ans. Quinquagénaire mal dans sa peau, qui cache maladroitement sa calvitie très avancée, marié mais avec compte séparé, avec une femme buveuse de bière de 25 ans de moins que lui… Pour faire simple il est aussi grand qu’il est con, et doit faire bien deux têtes de plus que moi.

 Ce grand con sans la chaussette noir (puisque blanche à rayure comme l’ensemble des jeunes sportif) à pris une décision stratégique sans mon accord. …. Je vous arrête, oui, je ne suis pas le boss, mais je suis responsable de la mise en place de sa décision, et du résultat qui s’en suivra. Alors, forcément, mon cœur marteau et faucille s’emballe, tapage du pied et des doigts. Je mets sur papier toutes mes idées, tente de ne pas décider sous le coup de l’émotion, écoute les contres arguments. Mais j’en viens toujours à la même conclusion : INSURRECTION.

 Comment mettre en place un projet quand je sais qu’il aboutira à démonter que ce que j’ai mis deux ans à construire, alors que nous n’avons jamais eu d’aussi bons résultats? Pourquoi suivre son idée, celle qu’il m’impose de façon totalitaire? Alors je me soulève, je lui dis fièrement mon opposition à son projet, il me répond que c’est lui qui décide dans cette entreprise, c’est lui le patron et je n’ai qu’a lui obéir… Pourquoi ai-je la sensation qu’il m’enfonce sa bite jusqu’au plexus ? Moi pute industrielle ? Faire l’opposé de ce que en quoi je crois le plus profondément, et juste pour de l’argent ? A mes yeux c’est clairement faire la pute, c’est la prendre au fond de la bouche, et avaler son orgueil (au minimum) pour prendre les billets sur la table de nuit à la fin du mois…

 Je ne suis pas obligé de lui obéir, non, je ne suis pas obligé de faire la pute. Je fais le choix de maintenir haut la tête, merde à ceux qui penseront que je ne suis qu’un enfant gâté, merde à ceux qui ne comprennent pas qu’un patron n’est pas le seul à décider. Il y a des putes du travail plein les rues, et un autre viendra sucer à ma place cette bite capitaliste. Je mourrais professionnellement au combat, jambes qui tremble et postillons qui fusent tellement je défendrais mes principes, mes valeurs, ma position. Rester fidèle à mes engagements peut importe les conséquences. Mes valeurs, c’est la seule chose qu’il est impossible de me retirer.

 Mais dans cette tourmente, j’ai quelques appuis, et je ne désespère pas de voir après l’explosion, les morceaux de chair m’éviter presque magiquement, et sur un coup de poker magistral en sortir plus fort et plus puissant…

 

Jack, Corbeau tombé au combat industriel. (enfin, presque…)

Vous avez dit loufoque ?

Hier, je rentre tranquillement du boulot, fais rugir les 180 chevaux de ma nouvelle voiture rutilante, joue avec mon rêve sur quatre roues.

Sortie en trombe d’une courbe serrée, nombreuses sur cette route de montagne, les suspensions tassées et les gommes Bridgestone me criant leur douleur, 120 km/h au compteur, absorbé par Carmina Burana, concentré sur la corde du virage, un objet roulant non identifié arrête subitement ma course.

Je pile, déclenche l’abs et tombe devant l’improbable :

tunning 

Une voiture sans permis, tunning… J’en reviens toujours pas !

Jack, Corbeau pilote.

Révolte de la laideur

Il est 8h52 et notre Quasimodo féminin ouvre la porte des bureaux, passe tête baissée devant le mien, pas un bonjour, la politesse n’est pas à l’ordre du jour.Laurence parisot

Quasimodo comme son surnom l’indique est moche, n’a rien compris à l’essence même de la femme, le physique en soi ne rend pas désirable une personne, c’est l’utilisation de notre corps qui nous rend désirable. Notre Quasimodo à nous n’a rien compris à tout cela, épaule voutée, regard vers le sol donnant cette image de repli total sur soi, cachant par ailleurs le plus beau argument de sa féminité, cette jolie poitrine que je n’ai qu’entraperçu une seule fois.

Elle est remplie de tic nerveux, paupière qui tremble, suée froide, main pianotant frénétiquement, un moine zen ne parviendrais pas à la détendre, le nombre de ses boutons au visage ajoutant au tableau déjà bien garni.

Voici rapidement l’image de notre secrétaire, jeune, trop stressée, trop coincée, n’arrivant pas à gérer les attaques d’un environnement de travail standard.

 Philanthrope malgré moi, je tente, subliminalement, d’éveiller cet être doué de sexualité (du moins je l’espère) à une harmonie du corps et de l’esprit. Je flatte régulièrement son égo, faisant preuve d’une certaine culture en reconnaissant ses robes trop chères de «  la mode est à vous », suis le seul à remarquer son changement de coiffure, la flatte à chaque effort de maquillage, lui démontre qu’elle peut être douée à chaque fois qu’elle remplie une mission. Je tente désespérément de lui faire comprendre qu’elle peut être désirable allant même jusqu’à lui laisser penser qu’elle est coquette…

 Mais une vérité me rattrape toujours, elle n’est pas si moche, elle est juste invivable et s’est ce trait de caractère qui la rend laide à vomir. On oublie souvent qu’il n’appartient pas qu’au beau d’être capricieux, intolérant et de mauvaise humeur.

 La mocheté se révolte, elle veut sa part de domination, elle veut, elle aussi faire bénéficier son entourage de sa chienlit, montrer au monde qu’aussi  laide puisse-t-elle être, elle peut devenir insupportable.

 Elle crie, insulte, souffle ouvertement lorsqu’on la sollicite, fait nombre de coup de pute. C’est une vraie salope, une vraie garce. Mais l’image ne colle pas, on pardonne à la jolie blonde écervelée, on oublie les erreurs de la brune ténébreuse uniquement car, nous hommes de Cromagnon guidé par un esprit limité et ayant pour but unique de procréer, nous ne pensons qu’au cul.

 Moi qui pensait que seul les être surdoué de beauté pouvais s’offrir le luxe d’être insupportable…

 Cette laide est une énigme, comment fait-elle pour avoir ce panache de la méchanceté ? Non définitivement les moches sont aussi con que peuvent être ces femmes inaccessibles.

Elle a peut être tout simplement oublié que le charme, la gentillesse, l’attention peut vous amener un homme dans votre lit, un homme qui vous serrera dans vos bras, réchauffera vos mains glacées, apaisera vos peines, vous offrira jouissance et tendresse.

 Peut être n’a-t-elle pas encore rencontré un homme qui lui ai ouvert les yeux sur ce monde si réconfortant, ou pire encore, peut être qu’aucun homme ne l’a encore faite jouir…

Jack, Corbeau Philanthrope.

La souffrance ne devrait-elle pas être universelle ?

Bien sur que la souffrance est universelle tout être humain l’a expérimenté c’est d’ailleurs elle qui nous accueil lorsque nous sortons du ventre de notre mère.
Alors pourquoi nunuche notre secrétaire quinquagénaire fraichement ménopausée veut-elle s’en accaparer l’entière légitimité ?

Nunuche est tellement pathétique, tellement caricaturale qu’elle ne ferait même pas rire dans un film d’Eric et Razmy, on se dirait « Pfuuu là ils abusent trop, elle joue vraiment trop la carte de la conne de base ».

Et bien non nunuche n’est pas actrice, et elle ne joue pas : elle vie. Le pire c’est que comme toute forme de vie, elle s’exprime.
J’aurais tout de même préférer qu’elle s’exprime à la manière d’une moule.

Elle se plaint, en permanence, il n’y a qu’elle qui puisse comprendre l’acharnement que lui fait subir la vie. La vie de nunuche, un boulot presque inexistant, inutile et de sur croit mal fait.

 Ce matin je l’entends se plaindre, rien ne fonctionne dans cette entreprise, il n’y a que nous (comptable comprise) qui nous nous en rendons compte…

 Son boulot consiste à compter les marchandises qui rentrent dans l’entreprise (une trentaine de Bon de livraison à pointer), à compter ce qui sort (contrôle de la facturation) et répondre au téléphone. Ce qui pour une personne normalement constituée prendrais au grand max 2 heures dans la journée. Pour nunuche 35 heures semaines ne sont pas suffisantes.

 Pourtant elle gémit de douleur, souffle à chaque pas, se frotte les yeux de fatigue. Je sais que toute souffrance est proportionnelle à celle que l’on a subit, que la réalité n’existe pas mais seule notre vision (donc tronqué) de la réalité existe.
Mais ne partons pas dans dess délires philosophique, et revenons à l’essentiel : elle branle rien de la journée, passe son temps à regarder la fenêtre à partir de deux heures de l’après midi !

 Mais la vie de nunuche est sont fardeau, prisonnière de son QI de moule, sa vie, la conception de sa réalité l’embarque dans une souffrance continue.

 Et le pire pour finir c’est que sa souffrance est aussi réelle que celle d’un SDF qui n’a pas manger depuis trois jours.

 Jack Corbeau atterré d’une réalité qui le rattrape parfois.

Régis un est con

11h35
Assis face à mon ordinateur, je pianote frénétiquement les touches de mon clavier, je lève la tête quelque fois, et fait semblant d’être débordé. Ce boulot me saoule, enfin plus les personnes qui y bosse que la mission qui m’a été confiée.

11h36
Régis débarque dans le bureau, l’expression généralisée par les nuls da
ns les années 90 « Régis est un con » n’a jamais été aussi bien portée que par notre Régis national.

 Réplique non aboutie du jeune cadre dynamique, image qu’il essaie tant bien que mal de donner alors qu’il n’est ni jeune, ni dynamique. Oreillette Bluetooth greffée à l’oreille, il entre dans le bureau et crie ses ordres, au travers de cette technologie sans fil dernière génération, à la pauvre secrétaire qui lui sert de larbin.
Chaussure italienne bas de gamme, jean gris sale plutôt que noir, joue joufflue et boule à zéro il est l’archétype du bon français de base. Dire que ce type à porté plusieurs années un
e perruque immonde ne vous donne pas encore assez la mesure de ce personnage.

Je me demande encore comment à t-il réussit à se reproduire…

Il avance vers moi avec cet air si confiant, pensant à coup sur que si la terre s’arrêtait de tourner il lui suffirait de taper du talon pour relancer la machine. Il tend son bras vers moi, ses doigts difformes veulent entrer en contact avec ma main pour respecter ce protocole imposé par la politesse.

 L’image de Chantal Loubry et la tête d’abruti d’Alain Chaba se projette dans mon esprit, je lui sers la main et lui tends le plus hypocrite des « Bonjour Régis, comment allez vous ? » alors que le « Régis est un con » sonne dans ma tête comme un sale refrain de tube d’été. Comment peut on être bête à ce point, je viens de lui poser une question ouverte, il à pris l’ouverture le petit con, je suis bon pour écouter le récit de sa vie minable…

11h53
Voyant au travers de mon visage tendu les cris de famine de mon estomac, il abrège et me dit qu’il m’a laissé son devis. Je l’ai jeté de la liste de nos fournisseur il y a un mois après que Big Boss m’ai demandé de vérifier s’il n’abusait pas un peu sur les tarifs.

 Conclusion 30 à 40% plus cher que la concurrence, et cela fait 5 ans que ca dure.

 

Régis n’est pas si con que ça on dirait…

 

homme_bluetooth

 




une maman a Istanbul |
Monologue : abia avec son... |
tireuse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Ma boîte à émotions
| Journal de la Bioénergie
| Uzap !