Archives pour la catégorie Femme de l’ombre

Mauvaises habitudes

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Fredonner sans cesse le même refrain, c’est une de mes mauvaise habitudes, tête baissée l’esprit clairement ailleurs, c’est un des moyens d’abrutissement que j’ai trouvé quand ma cervelle s’emballe…

 Une autre habitude, moins mauvaise cela dit, c’est de venir sur ce coin de noirceur virtuel décharger ces émotions qui me débordent…

 Les  trapèzes qui contractent, ca c’est dans le classement des mauvaises habitudes, signe de la colère latente, de la colère qui veut s’exprimer. Il suffit que je ferme les yeux un instant ou même que je laisse aller mon esprit errer comme il le souhaite pour sentir le mouvement que voudrait produire mon corps.

 Un mouvement ondulatoire, pur, simplement puissant, tout bonnement dévastateur. Plier a peine les genoux, rentrer le ventre laisser le torse tranquille, puis envoyer plein fer le plexus vers l’avant sans modifier la position du reste du corps, dérouler l’épaule, puis le coude et fermer le poing à l’impact. Le coup de la serviette dans la salle de bain version poing dans ta gueule…

 Mauvaise habitude de vouloir espionner, savoir ce qui se cache et déplaisante habitude de voir que les façons d’agir ne change pas, un homme ne change que ses promesses pas son comportement.

Il y’a peu de temps une pédagogue me disait que le pire dans l’éducation était l’injustice, cela ne marche pas qu’avec les gosses. Et ce soir, je pianote comme un con pour faire sortir ma colère afin qu’elle ne me ronge pas…

 Amusant, parce qu’hier en sorti du cours un de mes élèves me demande à me parler en privé. Il me dit qu’il n’arrive pas à gérer ses montées de colères, il me dit qu’il ne supporte plus sa femme, qu’il veut la boxer… Petit voyage dans le passé, l’image du couteau planter dans le plâtre, du sang sur le banc, de la javel que nous avons passé moi et ma sœur pour effacer les traces, le sourire ignare que nous faisions quand nous avons fait un cœur autour du trou laissé par le couteau dans le plâtre…

Que dire à cet homme alors que moi ado, je mourrais d’envie de boxer la tête de ma propre mère, cette femme que l’alcool transformait en cauchemar, comment lui donner des conseils quand j’imaginais qu’il serait mieux de contracter les pecs, les trapèzes et serrer les mains autour de sa putain de gorge…

 Haine, rancœur, violence, faim, alcoolisme, déchéance humaine ont été les compagnons de mon enfance et tous incarnés par ma propre mère… Comment ne pas imaginer sa femme à lui qu’il me décrit si semblable à ma mère… Elle lui crache dessus, lui file des coups de pieds dans le dos quand il veut fuir le conflit, elle le gifle devant ses enfants… Femme ou pas femme comment ne pas prendre de putain de mauvaises habitudes…

 Et ce soir, comme un con, je ne regarde pas là où il faut et je ne trouve pas ce qu’il faudrait… Et les pecs qui contractent direct, les phalanges qui démange… Pfff j’aurais pas dû défaire mon sac de frappe…

 Alors music à fond je chante, je m’abruti et je déverse ma haine, ma colère ici, et ma peine tellement aussi…

 

Jack Corbeau,
Guerrier Bersek.

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Elodie, le trasvesti….

beau travesti shemale…C’est « presque » comme par hasard qu’un jour la petite élodie laissa un commentaire pinçant sur mon blog sans prétention (à part celui d’être mondialement reconnu)…Je me suis dis wouaw c’te gonzesse elle a la classe à Palavas, les mots justes, un ton bien cinglant… Ah ouais j’ai kiffé ma race direct…Mais élodie n’est pas élodie, c’est un espion du coté obscur de la force, la force cependant psychologiquement maladive, du style super grave flippant, mais grave de chez méchant…

…J’ai toujours été intrigué par les femmes à zgègues, tout autant que les femmes à barbe, je me souvient en avoir fait un oral mémorable en terminale… Je me pose souvent cette question, que fait un homme dans la peau d’une femme alors qu’il est tellement simple de mettre un bout de sa peau dans le vagin d’une femme… La seule réponse c’est que les types aux nichons ne peuvent simplement pas se taper une femme, alors ils en prennent l’apparence pour ou moins en avoir une près d’eux… Ce n’est qu’une fuite, qu’un renoncement, qu’un aller droit vers la facilité…

…Alors ma petite Elodie, pourquoi m’avoir balancé de faux nichons devant les yeux ? Merde, y’avait de la bonne blague couillue en toi quoi… Pas besoin de me faire bander pour me faire rire…Pas besoin de me chauffer pour quelques bon mots… Et puis, tu sais comme j’aime écrire aux femmes, les sentir vibrer sous la plume, les imaginer derrière leur écran fermant les yeux, m’imaginant comme mon personnage… Aurais-tu voulu cela entre nous ? Que je te fasse vibrer ma petite ? Ou aurais-tu simplement aimé recopier, t’approprier ma plume, mon ton, ma verve, et ma verge peut être pour séduire comme moi…Pour obtenir ce que j’obtiens…Pour savoir, pour la lire, pour comprendre, pour le plaisir, celui qui se partage…Hummm oui, je te comprends, parce que franchement, relis le texte « intimité des mots »…C’est le genre de situation ou le virtuel dépasse largement la fadeur de la réalité…

…Putain, j’espère que t’as pas chopé la trique en me lisant… Merde c’est dégueulasse mec… Et puis, elle est où la chevalerie ? L’escrime, le niveau intellectuel du ministère, celui de la fac, celui de l’élite merde ! C’est fourbe le travestissement… Un truc de lâche, de petit…loin de l’image classe à Dallas que reflète ce blog…

…Moi qui semblait prendre trop de hauteur vis à vis de mes semblables, putain, comme je vole plus haut que ces petits trou sdu cul de manipulateurs, comme je bat des ailes en leur pissant dessus, comme je les méprise… Petit joueur ne cherchant que la médiocrité des actes pour épancher leurs pleurs devant leur vie plus médiocre encore… Putain de merde, je suis droit, encore, j’en ai payé le prix cette cette semaine en perdant une partie de mon travail…

Alors, je résiste, je me lève pour dire ce que je pense, je suis un homme, du genre à poser sa grosse paire de couilles pendante et poilue sur la table pour te dire dans les yeux, sans sourciller un instant, je te méprise toi qui te cache, toi petite pute qui reste dans l’ombre, toi sale putain qui patiente que je tourne le dos, toi vieille truie violette qui use des sentiments pour assouvir tes envies, qui use de la faiblesse de l’autre pour obstruer ton regard sur cette vie qui te peine tant…

…Elodie-séquée, je t’encule à sec avec des graviers…

 

Jack, Corbeau Sodomie Hard Core, quand j’suis au fond j’pousse encore….

Comme une caresse…

Parce que cette femme me touche, parce j’adore l’écouter quand je rentre du travail, parce qu’elle m’apaise, et parce queil serait égoïste de ne pas la partager…

 

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Réunionite aigue

reunionAujourd’hui, réunion ayant pour unique objectif de perdre notre temps, ou alors autre chose mais je n’ai pas saisie quoi. Alors forcément au bout d’une heure de discours technique indigeste à souhait, mon esprit divague. Je m’attarde sur les personnes autour de la table, regarde la façon avec laquelle ils s’affichent, annonce à l’aide de leur accoutrement leurs opinions, costard la classe à Dallas contre vieux jean et pompe de randonnée quechua, un remake d’ UMP versus PS… Chacun tente de prendre la parole, non pour défendre ses intérêts car nous avons tous compris que rien ne se jouait dans cette fausse réunion, mais uniquement pour montrer aux autres leur maîtrise du domaine.

 Je m’attarde sur la pauvre responsable du secteur, elle dirige la réunion, galère pour se faire entendre, cherche pendant 10 bonnes minutes comment dézoomer sa présentation en .pdf… Elle envoie un zoom de 3200%, et ne parvient pas à comprendre pourquoi ca devient tout blanc d’un coup. Alors pour s’en sortir, elle ferme le logiciel et relance le fichier, un peu comme si elle formatait son Pc à la suite d’un plantage logiciel. Ces types bossent pour l’état, et d’après leurs responsable ils sont l’élite de la France, ils contrôlent la bouffe que vous mangerez, et franchement les émissions à sensation qui passent en ce moment sur la sale bouffe sont encore très très loin de la réalité…

 Enfin, j’étudie celle que je baptise désormais ZoomZoom que je n’avais jamais vu auparavant, avec un collier cervical moche au possible, un sur-poids évident, et bizarrement de tout petit pied, et des chaussures à l’apparence plus fine que ses doigts. Je repense à ma correspondante mystérieuse, son mail d’hier me disait qu’elle sortait de réunion, quelle chance pourrait-il y avoir pour que ZoomZomm et que ma dame du mystère soit la même personne? Je médite là-dessus, cherche du regard chaque femme, m’attarde sur le plan d’évacuation et y voit une salle à proximité de la cage d’escalier, localise les archives…

Le regard vitreux de ZoomZoom, emprisonné dans ce collier de mousse me ramène à la réalité, bien sur que non, il est bien trop improbable que je la croise aussi simplement, que le destin de la même manière qu’il nous ait fait nous trouver puisse nous faire rencontrer…

Et puis, merde, des gens gagnent bien au loto, voir pire à l’Euromillion, si il faut elle n’habite pas à l’autre bout de la France, si il faut je l’ai déjà croisée, si il faut je la connais…

 Je divague complètement, je ne suis qu’un doux rêveur, non, ce qu’il me faut surtout c’est de me calmer…

 

 Jack, Corbeau débordé…

Intimité des mots…

femme ombre

Elle me trouble, ses mots me touchent tellement, son style si sensuel et si limite parfois. Mais qui peut-elle bien être ? Nos échanges de mots, si palpitant, j’en tremble d’excitation de voir ma messagerie m’indiquer qu’elle m’a envoyé la suite de notre aventure virtuelle. J’approche un degré d’intimité jamais égalé avec une femme, je connais son corps, ce qu’elle aime, mais je ne l’ai jamais croisé, je n’ai à l’exception de mes rêves jamais caressé sa peau.

Pourtant j’ai la sensation de la sentir, la sensation de la connaitre parfaitement. Quelle expérience troublante nous vivons, haletant devant notre correspondance en ignorant tout de nous. Rien que son âge, comme j’aimerais savoir si derrière cette connaissance et cette maitrise se cache une jeune femme surdouée ou au contraire une femme d’expérience. Tellement envie de savoir et à la fois définitivement convaincu qu’il faut laisser se mystère complet, qu’il ajoute énormément à cette aventure que nous écrivons ensemble.

Mais cette femme est si mystérieuse, je tombe sous le charme de cet esprit romanesque, de ce talent de la plume… Et je reste encore circonspect devant le hasard, ou le destin qui a fait que nos écritures se sont croisées. Elle ne peut être que gracieuse, la grâce est un état, on l’est à l’intérieur comme à l’extérieur. Elle doit être forcément pleine de charme, attentive à la douceur de sa peau…

Comment est-il possible que je sois aussi troublé d’une aventure irréelle ? Encore un truc bizarre que je vis dans cette vie de bizarrerie qui est la mienne…

 

Jack, Corbeau Aventurier.

 

A la rencontre du Mystère

Dame de l’ombre, cela fait maintenant un moment que nous n’avons pas discuter ensemble.

Femme de l'ombre

Je plonge, me noie dans tes desseins. Tu m’as apporté une femme de ton monde, une femme de mystère, de débauche, de noirceur. Ma dame bien aimée, pourquoi me torturer ainsi ? Pourquoi m’envoyer une femme si dévorante. Elle accapare toutes mes pensées et enchaine mon intellect à elle seule.

Tu as pervertie une partie de ma personnalité faisant de moi un être à deux faces, le moi de tous les jours et le Corbeau Sauvage. Cet oiseau nécessaire à mon équilibre mental, soupape de ma folie latente. Et voici que je rencontre virtuellement cette femme, voici que nos mots s’échangent. Elle est divine, de culture, de style et de mystère. Ses écrits me bouleversent, m’excitent, elle me pousse dans mes retranchements, jusqu’à m’effrayer parfois, va fouiner dans les plus obscures de mes pensées.

 Elle s’installe en moi Dame de l’ombre, et je te le dis tu n’es que pourriture de l’avoir mise sur ma route littéraire, et paradoxalement je te remercie tout de même pour cette délicieuse succube monopolisant mon esprit. Elle ne me quitte plus, je pense à elle quand je me douche, voit les traces imaginaires de ses ongles sur ma peau, met au point les détails de notre scénario durant mes réunions de travail, combien de temps pourrais-je encore dissimuler mes érections alors que nous traitons de polymorphisme conformationnel….

 J’en discute avec toi en ce jour car l’ombre laisse toujours place à la lumière, et je ne peux m’empêcher de me demander qui est-elle ? Rien que son âge, la grâce de ses mots ne laisse place dans mon esprit réducteur qu’a une femme de classe, belle froideur d’apparence, âme torturée. Que faire, se révéler, briser ce mystère qui rend ce récit partagé tellement exaltant, je ne sais rien d’elle à l’exception qu’elle me rend diablement vivant. Je souris bêtement en pensant à ses lettres, reste sur un nuage, n’est plus disponible pour les autres quand ils me sollicitent, inaccessible car assis sur ma planète de fantasmes.

 Qui est-elle ? Où vit-elle ? La couleur de sa peau, l’odeur de ses cheveux, sont-ils bouclés ou lisse ?

 Par-dessous tout, cette histoire n’est exaltante que parce qu’elle émane de l’ombre, de l’intrigue, les réponses à mes questions ne pourrais qu’en définitive sonner le glas du mystère. Tu sais pourquoi je t’aime tant Dame de l’ombre, tu es insaisissable, tu es la près de nous sans exister vraiment. Simple légende urbaine, ce qui fait ta force, présente dans l’inconscient collectif. Cette femme n’existe pour moi que dans un espace virtuel issu de notre imagination commune, la ramener à la réalité briserai cette image construite à partir du fantasme.

 Mais l’espoir, cet espoir indémontable me laisse croire qu’elle est magnifique, que si j’observe ses courbes je tomberais sous son charme absolu, ses mots, son esprit  sont forcément le reflet de son corps, elle est forcément renversante tout comme le sont ses écrits.

 Jack, Corbeau Renversé.

Hommage pour une femme libre

 

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Nous sommes durant l’été 2000, mes dix huit ans en poche, je suis devenu bien trop rapidement un homme. J’ai fui, aussi vite que possible cet asservissement parental, cette vie de violence, d’alcool et de misère totale.

Tel un africain, j’assemble l’ensemble de mes biens sur le toit de la golf de mon frère, il m’accueil dans son foyer, et il sera mon salut. Je laisse derrière moi ma petite sœur, elle n’est qu’une enfant et notre proche relation est ce qu’elle a de plus précieux, mais je deviens un homme, et cela passe par des choix difficiles. Je veux quitter cette vie de misère, je dois penser à moi, je dois travailler dur, encore et toujours. J’ai fait le choix de fuir pour me protéger.

Cet été 2000, où tout bascule, dû aussi à ce travail de força qui me permettra de survivre durant les trois prochaines années d’études. Je m’y rends à  une heure du matin et en ressort généralement à 13h, parfois même à 16h. Ma vie se résume à souffrance, sommeil, alimentation, travail, ces trois mois d’été ne sont rien d’autre. Il m’est arrivé de faire une syncope sous le poids ces taches ingrates. Je porte encore aujourd’hui les stigmates de ce travail inhumain, il s’est imprimé dans mon corps, mes tendons sont ceux d’un homme de cinquante ans, et une partie de mes muscles en est resté déformé.

Mais comme tout ceci à été formateur, ma détermination s’est imprimée dans le fer, cette immuable résolution de quitter ce monde où la bassesse humaine est reine, ce monde de décadence, où la reine noire me proposait de soulager cette vie à l’aide de sa faucille, elle me promettait une condition meilleure, ses arguments faisaient mouche et nos échanges furent nombreux avant que je prenne ma décision.

 Mais voici que l’été 2000 accompli le changement, et qu’il fit de moi un homme, et comme tout homme j’en suis devenu réellement un grâce à une femme d’exception.

 Ce texte n’existe que pour lui rendre hommage.

 C’est une belle femme, elle avait la quarantaine durant cet été, était mariée et avait un enfant. Elle était à mes yeux la belle quadra bien dans sa peau. Elle est venue en vacances chez nous durant une semaine, moi partagé entre ce boulot de fou et le sommeil, je n’ai que peu échangé avec elle durant la semaine, mais il était clair qu’elle était venue pour se détendre et qu’elle comptait bien en profiter.

 C’est le vendredi soir, ce vendredi soir qui restera gravé en ma mémoire à jamais, ou nous avons tout d’abord partagé quelques pétards, pris d’une connerie qui n’est commune que sous l’emprise de stupéfiant, nous voilà l’envie d’aller ennuyer le vieux couple que formait mon frère et sa femme. On s’incruste dans leur lit, elle amène une bouteille de whisky et me force à boire quelques verres. Ma première expérience avec l’alcool autant dire que j’étais dans un état second en 10 minutes … Nous nous allongeons dans leur lit, la place manque et elle est bien obligée de se blottir conte moi. Etant donné que je ne peux faire autre chose que câliner une femme quand elle se trouve à mes cotés, mes mains ont commencée  à se faire baladeuse, les drogues aidant, toute forme de timidité disparaissait, et je me suis retrouvé à découvrir l’intérieur de ses cuisses et le bas de son ventre. Perdu dans mes pensées érotiques je n’ai pas pris conscience de la portée de mes caresses jusqu’au moment où elle s’est tournée vers moi et à prononcé cette phrase qu’on aimerait entendre plus souvent : amène moi à ta chambre tout de suite.

 Elle part la première, ma chambre : quatre planches de contre plaqué dans un recoin du garage… Elle ouvre la porte et se jette dans mon lit, j’ai du mal à réaliser, et je m’observe dans le miroir du garage, j’ai dix huit ans, je suis drogué, viens de boire pour la première fois, une sublime femme de 40 ans est dans mon lit et n’attends que moi…Le plus radieux des sourires c’est affiché sur mon visage à cet instant.

Une grande respiration, il faut que j’assure…

 J’ouvre la porte avec fermeté, attrape la télécommande de la chaine hifi et lance la compile de « Soul of the Kitchen II », la voix de Sam Cooke résonne tranquillement dans cette chambre que j’éclaire en partie par une bougie parfumée. Mon lit est bien trop petit, c’est un lit pliant, mais ca fera bien l’affaire.

 Dans ma tête reviennent les discutions incessante du lundi matin durant le cours de philo avec mon pote sur le plaisir féminin, c’était notre conquête du saint graal durant le lycée. Etre à l’écoute, prendre conscience des raideurs musculaires, se donner et penser à l’autre, ne pas penser à la performance mais au partage et au don de soi, je me raconte tout ceci en permanence, un peu comme une prière, une litanie.

 Je me couche sur elle et l’embrasse, doucement, parcours ses lèvres avec la pointe de ma langue, embrasse longuement sa nuque et mordille le lobe de l’oreille (page 52 du guide de la sexualité de Anne Hooper), ca marche, ses mains se referme sur mes cheveux, elle veut que j’y passe du temps.

 Je brule de désir comme jamais, tandis que ma bouche s’offre à son cou, mes mains ouvre son jean, elle m’aide, elle est active, entre dans notre danse, il n’y a pas se moment galère et loufoque ou la culotte se coince dans la braguette et que s’engage une partie de mikado. Tout est fluide, je suis dans le mouvement et descend plus bas pour diriger la manœuvre. Son sexe est à découvert, le jean d’un coté de la chambre, le haut est parti dans une direction qui m’est encore inconnue.

 Je suis la devant cette femme, je dois prendre les devants, il faut que j’assure, je dois être un homme et l’emmener jusqu’à l’extase. Je n’ai qu’une envie, prendre goulument son sexe avec ma bouche, tandis que ma langue esquisse un premier contact, ses jambes resserrent leur étreinte sur mon tronc, elle va chercher mon sexe de ses pieds pour le caresser, tandis que je réfléchi à comment elle peut faire mieux avec ses pieds que moi avec mes mains, j’entends sortir de sa bouche les premiers gémissements.

 Motivé par ces râles de plaisir, j’entreprends l’exploration complète des lieux, ma langue décide de faire le tour du propriétaire, les grandes lèvres que je m’amuse à pincer des miennes, les petites qui n’ont sont pas moins délicieuses, je me plait en l’enfourner dans l’antre de ses plaisirs, et découvre son clitoris, chargé d’envie, dur d’en découdre, j’en fait mainte fois le tour, le parcourt dans tout les sens, mes maxillaires commencent à se plaindre et les muscles de mon visage exigent une pause. Il est  temps de préparer la suite, j’humidifie rapidement mes doigts, et en profite pour distribuer quelques caresses supplémentaires.

 J’envoie deux de mes doigts fouiller son antre, et demande à ma langue de reprendre son travail de fond. Ma quête n’est pas achevée, un endroit n’est toujours pas découvert et je reste à l’affût de ses réactions, ses mains viennent prendre ma tête et empêche tout reddition, je suis au combat et ma victoire sera sa jouissance, son corps ondule, elle se laisse emporter dans le plaisir. A environ deux doigt à l’intérieur et en remontant, c’est l’endroit théorique du point G, je tâtonne, et durant se temps d’instance concentration j’en oublie le reste de mes doigts. Voici qu’un d’entre eux m’échappe et viens directement se loger à l’entrée de ce sentier non exploré. Panique à bords, ceci est normalement interdit, mais après tout c’est excitant, et j’ai l’alcool pour excuse. Je suis toujours à jongler avec ma morale qu’elle attrape mon oreiller pour ce le plaquer sur son visage. La chance me souri, je fonce, accélère le rythme, et tente de synchroniser l’ensemble constitué par trois de mes doigt et de ma langue. Son corps bouge de plus en plus et je suis contraint de la plaquer conte le lit, mon oreiller vient de rompre sous les coups de sa jouissance.

 Place à un peu de tendresse, après cet instant, nous soufflons tout les deux. Il n’y a pas de mots échangés, pas de regard complice, nous sommes dans ce lit pour une chose, le plaisir.

 Elle décide de prendre les choses en mains, elle aussi compte bien inspecter l’outillage qu’il sera nécessaire d’utiliser pour la suite des événements. Ses mains sont expertes, je commence à monter en pression, fort heureusement le passage de ses molaires sur la partie la plus sensible de mon corps me permets de retenir un peu plus encore mon désir. Comment une femme d’apparence aussi parfaite peut elle manquer une chose aussi facile, l’alcool sera pour elle aussi une excuse.

 Rassurer par ma première prestation, je me sens plutôt à l’aise et décide de reprendre les choses en mains. Je l’a ramène à moi et l’installe sur le coté, cette position est idéale pour prendre son temps pour apprécier. Nos corps sont proches, nous sommes tout les deux sur le coté, je suis derrière elle, mes mains sont libres de lui caresser le corps, tandis que j’écarte délicatement ses cuisses, je présente mon sexe, ce valeureux soldat qui reste au garde à vous depuis les caresses échangées devant la télé. J’en profite pour l’utiliser à caresser de nouveau son sexe humide, je l’insère lentement, mon corps programmé pour se moment me demande plus de profondeur, mais je préfère le lui refuser pour l’instant.

 Commence le jeu le plus intéressant  du Kama Sutra (page 318) 10 mouvements courts pour un mouvement profond, puis 9 pour 2 et ainsi de suite. Il n’y a pas meilleurs moyen de faire tourner la tête, l’attente est frustrante et le plaisir procuré pour la pénétration profonde en est sublimé. Nos corps virevoltent, ils sont en symbiose, nous partageons se moment, cet instant tendre, délicat et si bienfaiteur. Mais le délai est encore trop court, je manque d’entrainement, et manque d’exploser à chaque instant, je dois reprendre le contrôle. L’intérieur de mon biceps est à portée de dents, la peau est bien fine et la douleur provoqué par ma morsure bien grande. Je croque, serre à fond, j’ai mal, très mal, même après relâchement, mais j’ai retardé l’échéance et je peux de nouveau me consacré à cette femme, si belle.

 La pression descendue, j’entreprends un quart de tour supplémentaire, et me retrouve allongé sur elle, je lui saisie les mains et plonge complément la tête dans son cou, ses fesses claquent sous les mouvements de mon bassin, mon souffle est haletant, ses gémissements de plus en plus bruyant, je suis Hassafa Powel et je part dans un 100 mètre historique, le plaisir me submerge, j’étouffe mes cris dans son cou, ses ongles viennent se planter dans mes fesses, et ses cris viennent s’unir aux miens.

 Ce moment, cet instant suivant immédiatement le coït, celui la est magique, tout envie s’efface, toute idée du sexe s’estompe, et ne laisse place dans mon esprit nymphomane qu’au néant et la paix profonde. Elle est la encore toute chaude, si délicate, si câline, et je suis présent, sans pensées, baignant dans un utopique bonheur.

 Remis de mes émotions, j’entreprends de rouler un joint, j’attrape ma boite à pilule magique, en sort un morceau d’Aya, à 30 euros le gramme c’est un shit d’une rare qualité, à peine brulé et pris dans mes doigts que j’ai l’impression qu’il gonfle, elle est toujours à mes coté et me caresse agréablement le dos. Une Camel, le carton à gauche, je roule mon joint d’une main bien trop exercée, attrape le briquet et tire une forte latte.

 Je suis défoncé, totalement, une femme de quarante ans est dans mon lit, fume le joint que je viens de rouler, et nous sommes en pleine discution philosophique. Tout ceci me parait irréel. Mon oreiller déchiré me rappelle ma prouesse de ce soir, le joint est terminé, et sa main vient de nouveau se poser entre mes cuisses et exige le garde à vous à mon soldat préféré.

 J’ai mal, plus elle entreprend ce mouvement censé me procurer plus plaisir, plus je souffre. J’ai comme trop donné d’un coup, il est tout de même deux heures du matin, trois heures d’érection continue on laissées des traces… Mais je dois être un homme, et dois satisfaire cette femme aux envies dévorantes. Je concentre toutes mes pensées sur son corps, sur cette beauté, sur son envie, sur son désir. Je reviens dans la course, mais ne dirige plus rien, elle veut jouir, encore, et maintenant. Elle me plaque la tête sur le lit, inonde ma bouche des mouvements de sa langue, elle est une furie, comme dévorée d’un désir qui l’a submerge. Mon sexe pénètre en elle en un mouvement rapide et sur, elle entame un mouvement régulier et circulaire ne faisant découvrir des sensations pour l’instant inconnu, cette femme est une experte et je suis son jouet pour la nuit. L’idée de n’être qu’un instrument de plaisir fait naitre en moi une nouvelle force, je me relève, ses jambes se croisent derrière mon dos, ma bouche lui dévore littéralement la poitrine, je fais le tour de sa taille de mes bras et intensifie le mouvement. A chaque battement le lit bouge dangereusement, et comme attendu il casse sous l’engagement que nous mettons dans cette union des corps. Le pied du lit est HS, mais je n’en ai strictement rien à faire, et continu de lui faire l’amour avec rage et passion, nous dérivons à chaque coup de hanche vers le sol, et continuons notre extase sur la moquette bleue nous isolant du sol pourri de ce garage me servant de refuge.

 Nous jouissions, intensément, à peine j’ai pris la mesure de mon plaisir, qu’une douleur vive s’installe. Le soldat est exténué, il n’est que crampe, et est inutilisable. Il est déjà 4h30, elle regarde le cadran rouge vif de mon réveille et prends conscience que son enfant ce lève dans 3 heures, elle m’embrasse, nous partageons une dernière étreinte, elle rassemble ses affaires et s’envole…

 Je tire la couette et le reste de mon oreiller, m’allonge à même le sol, et me laisse aller dans ce sommeil réparateur.

  12h, je lève une paupière, j’ai mal, tellement mal que je pense un court instant que je n’aurais jamais de fils… Je m’assois sur le bort de mon lit, et malgré un mal de crane lancinant, retrace la soirée d’hier. Quelle soirée ! Comment agir aujourd’hui, nous étions saoul et drogué, est-ce pour cette raison que tout ceci est arrivé ? Comment aborder le sujet ? Un rapide coup d’œil dévoile la présence de son string sur la moquette tachée.

 J’ai une excuse toute trouvée pour qu’ensemble nous retracions cette soirée.

Nous avons le lendemain sous prétexte d’avoir oublié faute d’alcool, revécu notre soirée à jeun cette fois.

 A cette femme, je serais à jamais redevable de m’avoir montré l’amour charnel comme elle l’a fait.

 

Jack Corbeau  Nostalgique.




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