Directeur, manager, chef du service transversal, caissière de chez Leclerc, mère de famille, nous parfois (enfin vous, pas moi je l’espère), nous utilisons des phrases toutes faites, des mots qui « font » bien, des trucs ou des bidules du langage qui nous semblent bien venu…Alors je vous propose de concentrer ici tous ces petites phrases qui polluent nos conversations et qui soyons honnêtes nous exaspèrent nous êtres supérieur qui ne voyons en cela que la médiocrité de notre interlocuteur…

 

  Nous allons rentrer dans le pratico-pratique…
Dixit un formateur, c’est vrai qu’ils en font des bonnes les formateurs…

 Au jour d’aujourd’hui…
Celle-ci fait fureur dans les beaufs de vie ma vie, secret story, confession intimes et tout autre émission mettant en valeur notre belle France profonde.

  Carpe diem…
Pff quel beau précepte mais utilisé tellement à contre sens, généralement celui qui utilise ce concept philosophique n’en connait pas d’autre mais à regarder le cercle des poètes disparus…

  C’est que du bonheur…
Une phrase à placer quand on est plus très jeune et qu’on le cache, qu’on est en costard, VRP de préférence, avec un sourire carnacier à la blancheur impeccable…

 La problématique
A la place du problème, c’est bien plus la classe…

Sociétal
Un classique des formateurs en management.

Système
Le mot magique, à caler quand on ne trouve pas le mot qu’il faut…


14 commentaires à “Phrase de Beauf….”


  1. 0 Elodie 30 nov 2011 à 21:03

    Un jour j’avais repéré un type pas mal. Cela s’annonçait bien. Sauf quand il m’a dit ces cinq mots « c’est que du bonheur… »

    Pourquoi tous ceux qui utilisent cette phrase semblent détenir le même code ouvrant la même porte, menant au même environnement ? L’intonation est à la fois vive (se détachant nettement dans le flux d’une conversation) et suffisamment alanguie pour donner l’impression d’une jouissance minimale.
    Une ébauche d’extase qui transparaît alors, croyant prendre forme dans un jeu de connivences établi avec l’interlocutrice (moi en l’occurrence), se trouvant alors obligée de témoigner d’une façon ou d’une autre de son adhésion à cette définition sommaire de la situation.
    Il les utilisait souvent ces cinq mots [ce qui à commencé à me mettre la puce à l'orteil - ça c'est pour la page du blog : "c'est presque ça" ] et de la même façon, pour désigner des situations pourtant vraiment diverses : les rapports avec les nouvelles ou nouveaux amis, le bleu pastel du ciel, ses parents, un nouveau bar en ville, un voyage en perspective, une chanson, un spectacle, un chapeau, sa bagnole. Il m’a semblé aussi qu’il employait cette expression pour désigner notre relation – en tous cas à son début – mais finalement, j’ai peut-être rêvé cette idée. En résumé, toutes ces situations auraient été du bonheur et, plus exactement, n’auraient été que du bonheur.

    Et puis d’abord, pourquoi ne disait-il pas : « c’est que de la joie » plutôt que « c’est que du bonheur ? »

    Je me suis sentie très vite (voire immédiatement) à part parce que remettre en cause les conventions de ce slogan ordinaire, cela revenait pour moi à questionner la communauté elle-même, à porter un coup à l’esthétique foireuse de l’époque. Incapable d’accepter le langage de la tendance et la vie molasse qui en émane. Comment se tapir là-dedans comme gibier dans l’ombre ? Face à ses mots, je me suis alors sentie dissonante et inaudible. J’ai eu l’impression de me trouver face à une intolérable propagande menée au nom de ce qui nous échappe et nous définit, de ce qui résiste à toute prise et constitue la prise elle-même, un néant coercitif.

    Voilà, on nous dit « c’est que du bonheur » et puis on s’aperçoit que reconnaitre et assumer sa dissonance face à de tels mots n’est pas chose facile tant l’intimidation par le langage du bonheur sans contexte est massive. Et puis ça nous oblige à se convaincre de notre incapacité à jouir de la vie proposée selon ces termes, ce qui amène les pauvres psalmistes à une condition de « non jouisseur ou non jouisseuse », convergeant vers cette intolérable et pourtant inéluctable issue : sa propre gravité. Alors, à l’instant où j’entends ces mots aberrants, je me pince de désarroi, me découvrant dans le miroir déformant que me tendent, sans avoir l’air d’y toucher, ces gens raisonnablement passionnés par ce monde social tel que le définit le langage du bonheur sans contexte. Les mots se forment, mais comme la flamme dans le vide, s’éteignent instantanément dans l’environnement de ce bonheur ésotérique. On devient l’isolement même, une triste sire, une infâme, effrayante rabat-joie, cracheuse dans la soupe (de fanes de radis), une floue, une nébuleuse servante d’une cause indiscernable, voir opaque, une martyre stupide ou dangereuse, une dissidente….

    Il faut le savoir : ne pas accepter ces mots-clés constitue une souffrance qu’il ne faut pas minorer.
    C’est d’ailleurs ce qui a consommé très vite ma rupture avec l’olibrius, du fait du rôle sinistre dans lequel ces mots paralysants me maintenaient.

    Les prononcer, c’était une trahison du corps, lequel ne m’apparaissait plus comme un appareillage physiologique, mais comme le cimetière d’un langage à inventer.
    Ne reste alors de l’histoire que cinq mots : « c’est que du bonheur », telle une trace emblématique, bien plus forte qu’un parfum laissé sur l’oreiller.

  2. 1 jackcorbeausauvage 1 déc 2011 à 7:49

    …Comme c’est beau…J’applaudis et pleure en même temps…

    …Tu décris comme je ne l’aurais su faire l’impact terrifiant d’une phrase anodine pour certains et qui sonne à nos oreilles comme un champ magnétique d’une force extraordinaire nous expulsant de ce monde du commun…

  3. 2 Rêveuse 1 déc 2011 à 15:42

    http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2008/09/cest-que-du-bon.html

    Le problème de la langue française est l’interprétation propre que chacun fait des expressions, et par analogie des associations de mots…

    Phrases de Beauf? La définition de beauf? En règle générale ce terme désigne un imbécile, une personne obtue….Je ne la vois pas utiliser le terme « Societal » qui n’a rien de bien français à mon sens, mais bref…Ensuite je pense que les personnes qui posent une problématique peuvent être plongées dans ces magnifiques dissertations à caractère philosophique non?

    Alors à mon avis, qui ne vaut pas grand chose, je l’admet, qu’il faudrait parler de contexte d’utilisation des phrases (que tu suggère seulement) plutôt que des phrases en elles-mêmes, car utilisées correctement, elles ont un sens bien réel et parfois très utile…

    Je suis tatillon? Certainement…

  4. 3 jackcorbeausauvage 1 déc 2011 à 16:39

    …Expliquer de manière théorique un brin d’humour, c’est comme faire d’une partie de jambe en l’air un cours de biologie. C’est comme dire, « j’aime stimuler l’organe érectile de ton vagin » a la place de « écarte tes cuisses que je te fasse jouir mon amour »…

  5. 4 Rêveuse 1 déc 2011 à 18:41

    Ton commentaire me concerne? Parce que je ne vois pas le rapport avec ce que j’ai avancé…Je ne vois pas la théorie dans mon commentaire..Seulement une approche différente..Le point de départ = la phrase en elle-même, et à l’arrivée l’utilisation dans un contexte…C’est à mon avis l’utilisation dans un contexte précis qui fait ressortir l’humour. Autrement, ces phrases en elle-même n’ont rien de « marrant »…Ce sont des phrases souvent usités par nos académiciens dans un contexte correct…
    Ton commentaire parle de différence de vocabulaire employé, pas d’une phrase et de ses divers emplois…

  6. 5 jackcorbeausauvage 1 déc 2011 à 18:49

    …En fait je sais pas trop, c’est juste que j’arrive plus à vous suivre toutes les deux, alors je voulais finir le débat avec un truc qui claque à mort…

    …Un peu comme le robot de Bioman qui tranchait ses adversaires et qui restait avec son épée plus de 2 minutes de dos en faisant le Mac..

    …Le voulais juste le dernier mot, celui qui reviens de droit au mâle dominant…Un truc de mec à l’égo trop développé quoi…

    …Merci de ne pas poursuivre afin de préserver mon autorité…

    …Votre Corbeau Macho…

  7. 6 Rêveuse 1 déc 2011 à 19:11

    sauf que j’ai un esprit de contradiction assez développé…Je déteste les machos et en ne nous suivant pas tu as juste prouvé la supériorité féminine sur ce coup!!

  8. 7 Elodie 4 déc 2011 à 16:24

    Jack, c’est quoi cette histoire de corbeau macho et cette réponse agréablement décevante ?

    Pour aller dans le sens de Rêveuse :
    « je voulais juste le dernier mot, celui qui reviens de droit au mâle dominant »
    On pourrait dire que c’est une phrase de beauf, sauf que tu n’en est pas un. Donc tout dépend du contexte.
    CQFD !!!

    « supériorité féminine » pourrait aussi paraître une phrase de Beaufe. Tout est dans le contexte vous dis-je, le contexte…

    Pareil pour ce « tout est dans le contexte vous dis-je, le contexte »

    Votre Elodie Beauf

  9. 8 jackcorbeausauvage 5 déc 2011 à 7:54

    …Une réponse « agréablement décevante », tu as vu comme je sais prendre soin de mes lectrices préférées…

    Jack, Corbeau toujours prêt à polir l’égo de ses lecteurs…

  10. 9 Reveuse 6 déc 2011 à 7:32

    Carresse de chien donne des puces!
    Tiens? Tu peux la rajouter celle-là…Quand je pense que c’est la phrase fétiche de ma belle-mère…je devrais te détester pour m’avoir permis de la ressortir…

  11. 10 jackcorbeausauvage 6 déc 2011 à 10:22

    …Elle a l’air sympa la belle-mère… ;-)

  12. 11 Rêveuse 6 déc 2011 à 10:42

    Je te la présente si tu me promets de la défier sur un tatami ^^ (Méchante moi?)

  13. 12 jackcorbeausauvage 7 déc 2011 à 14:36

    …Me la présenter sur un tatamis serait la meilleur façon de t’en débarrasser , je viens de redresser et d’affuter mon katana…(Expéditif moi ?)

  14. 13 Rêveuse 9 déc 2011 à 11:10

    Radical et sans bavures? Je signe ^^

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