Il y a des soirs…

Corbeau sauvage nuit noireIl y a des soirs ou je ressort mon bolide, un genre de soir pas top mais pas déprimant non plus. Un soir où je prends une courbe à 160 km mais que la moto ne penche pas autant que ça… Un soir moyen du genre 11/20 qui pourrait devenir bien avec un peu d’effort, le genre de moment où j’ai pas envie de forcer. Ce moment tellement bien décrit par mes profs avec leur ‘pourrait faire mieux ». Un soir où je mange de la joue de porc avec un verre de blanc. Un soir où j’aime le plaisir réservé au vieux, moi, mes joues de porc, un verre de blanc et mon meilleur ami à la terrasse d’une brasserie Française, sur une place pittoresque. Un soir typiquement Français, un soir où je me plains de mon existance, un soir où je critique, où mes mots blessent,un soir où je laisse la facilité m’emporter, un soir où je fais mon bon français.

C’est ce genre de soir, où l’on reste sur son pc, uniquement parce qu’il n’y a personne à aller retrouver dans son lit. Un soir où seul les mots de la nuit vous tienne compagnie. Un soir avec sa vie qui nous fait face, une vie que l’on ne veut pas voir, pas regarder en face. Le genre de regard que l’on porte forcément avec le mauvais filtre puisqu’il est tard, puisque la fatigue altère mon jugement.

Mais j’aime ce genre de soir, sombre et solitaire. La sensation de se retrouver, de se laisser enfin aller au néant, au rien, comme j’aime le rien… Pas de pensées, pas d’agitation, pas de mouvement, rien. Être là, présent et spectateur de ma lassitude. Me regardant dans cette fausse déprime me servant de prétexte à ne pas me lever. Comprenant le sens réel du texte de je tape en ce moment, retarder l’échéance, ne pas aller au lit, profiter encore du temps qui ne fait que nous échapper…

Quelle bizarrerie, dormir ce n’est pas mourir, c’est comme avoir l’assurance de renaitre, c’est avoir la certitude qu’après avoir confié sa conscience où son âme (je ne saurais distingué la différence à cette heure tardive) à une force qui nous dépasse…Nous même peut être, ou un autre, ou rien…Où Jean-claude Vandamme qui sait, parce qu’avec ce genre de délire aussi proche que ces conneries tout est possible…

Oui, j’adore ces soirs, où je me laisse emporter par mes pensées, comme j’aime cette idée d’absence de contrôle, de perte de maîtrise de soi. Plus de travail, plus de nécessité, juste l’instant, le sentiment que de rester là ici planté devant mon écran Hyundai je ne pense à rien, je ne pense pas à ma journée de demain. Un soir comme tant d’autres pendant lequel j’espère ne pas penser aux conséquences de mes choix, où je retarde ce moment où je vais avoir peur, quand ma tête sera bien confortablement positionnée dans mon oreiller, et que j’aurais le vertige, que je sentirais mon cœur s’emballer uniquement parce que mon putain cerveau cherchera à mesurer l’ensemble des conséquences de mes actes, de mon choix suicidaire de cette semaine…

Un soir comme beaucoup, où j’aime me laisser aller au mensonge, où j’aime à croire que je prend plaisir à me laisser aller, juste parce que je ne veux pas m’avouer que je suis terroriser à l’idée d’affronter mes pensées calculatrices, où je n’ai pas la force de lutter contre moi même. Un soir où je sais qu’il faudra lutter durement pour maîtriser le flot de pensées négatives, celle qui me diront que je suis fou, que je vais perdre de l’argent, une situation sociale importante, une image, une existence la classe a Dallas, que personne ne me soutiendra parce que personne ne ferai ce choix à ma place…

Un putain de soir de merde qui me dit encore tout bas à l’oreille : « tu es bien seul sur terre mon coco, et démerde toi ».

Un soir où une fois de plus je pèse le manquement, le faux engagement, les langues de putes, et les avis de serpent… Je ne suis pas encore tombé qu’ils me voleraient mes armes les vautours… Que des langues de putes qui m’entourent. Quelle société nos parents ont-il créé, des soixante-huitard qui voulaientt tout, ont tout pris, et ne veulent plus partager. Des parents qui prônait le partage et qui incite leur enfant à descendre leur collègue pour profiter de cette maxime d’enculeur de mouche : Le malheur des un fait le bonheur des autres…

Comme j’aime ces soirs, ou je ne voulais pas faire le tour de la question, et qu’après ma ballade intellectuel je souris, parce que je suis content de réussir à appliquer les savants conseil de Maître Plée : un vrai Samurai cultive le secret… Oui, savoir ce que les autres ignorent c’est garder l’avantage…

Alors c’est un soir que j’aime parce que je m’endormirais avec le sourire, et demain sera un recommencement, j’irais de nouveau au combat, mais toujours avec ce sourire…

 

Jack, Corbeau se laissant quelques peu aller….

1 commentaire à “Il y a des soirs…”


  1. 0 erato 27 mar 2012 à 1:12

    …..la nuit la pensée s’étire sans limites, déconstruit le monde, le recrée, on se fait peur, on vit plus fort, autrement, ce qui semble abîme devient chemin au matin…

    …. se laisser emporter et renaître, lavé de tout, même de soi…à l’abri des vautours….

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Jack Corbeau Sauvage

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