Place à l’amour…

AmourJe suis perdu, enfoui au plus profond de mes pensées, mon esprit divague, triste et harassé, lassé par ces pensées incessantes, par cette analyse continuelle par cet entraînement intellectuel sans fin.

 Qui suis-je vraiment, en quoi suis-je bon, pour quelle raison m’aime t-on, et pour quelles bonnes raisons m’aimes-tu ?

 Ses questions sans réponses m’harcèlent continuellement, elles sont tapis en moi et n’attentent qu’un moment fugace de fatigue pour m’assaillir de nouveau.

  Je cherche refuge, tu n’es pas la, ton étreinte n’est qu’un lointain souvenir, et le son de ta voix ne parvient pas à mettre le calme dans cet esprit bouillant qui est le mien.

  Ton corps me manque, ton absence est un poignard remuant sans cesse dans mon dos, douleur et peine sont mes amis du moment, travail et abnégation sont mes amis du futur.

  Ou est donc passée la facilité ? Où est donc passée ma naïveté, mon insouciance, les actes ne précèdent plus les pensées, tout est dorénavant savamment orchestré.

  Tes mains me manquent, l’odeur de ta peau, cette chaleur apaisante et cette tendresse réconfortante sont trop loin de moi, je suis seul, triste, en doute, avec seul le froid comme compagne.

 Je prie Morphée, déesse du songe pour te rejoindre chaque nuit. Je la prie, je l’implore de m’apporter mon réconfort, de mettre dans mes bras mon amour, que notre étreinte dure une nuit entière et que mon réveil soit moins pénible.

 Mais cette déesse est capricieuse et n’entends pas mes appels maintes fois répétés.

 Je cherche toujours le réconfort, l’écriture est peut être le terrain adapté à ma déprime passagère.

 Mais mes doigts ne se satisfont pas du contact glacial du plastique noir de ce clavier résonnant comme une moquerie face à mon état pitoyable, mes doigts te réclament, ils t’espèrent.

 Ils aimeraient tant se glisser dans ces cheveux savoureux, que mes doigts agrippent ta nuque tandis que ce pouce égoïste caresse ta joue pour teinté ta peau d’un pale rosé. Et mes bras ne serait pas en reste car il t’enlacerait tendrement, jusqu’à ce que tes seins s’appose sur mon torse et que nous restions la, suspendus dans le temps, à ce regarder se demandant si s’embrasser comme des adolescents puérils serait approprié ou plutôt continuer de plonger nos regards dans les yeux de l’autre. Cet autre que nous avons épousé, que nous connaissons tant, ces yeux dans lesquels nous continuons de nous découvrir.

  Ses quelques mots n’ont en rien allégé ma peine, tu me manques toujours autant. Le refuge que je cherche ne se trouve surement pas ici, j’ai besoin de rêve, que mon esprit voyage, il a déjà parcouru trop de kilomètre à bord de cette voiture magnifique, combattu d’innombrable ennemis au coté de Drizzt Do’urden et de Bruenor le roi nain de Castelmiral.

  Je ne rêve que de toi, la est la fatalité car ce rêve ne pourra se réaliser que demain, alors que c’est maintenant que je te réclame.

  La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. (Friedrich Nietzsche)

 

Jack, Corbeau éperdument amoureux.

3 commentaires à “Place à l’amour…”


  1. 0 Angie 9 mar 2011 à 16:06

    Aie..je te hais pour cette larme que tu viens de me soutirer par ces mots si joliment couchés sur cet écran….C’est magnifique…Finalement, quand le coeur parle les mots sont sublimés….J’espere qu’elle lira tes mots…

  2. 1 Elodie 4 déc 2011 à 16:47

    Enfoui au plus profond de mes pensées,
    mon esprit divague, triste et harassé (Jack Corbeau, XXIème siècle, poête)

  3. 2 jackcorbeausauvage 5 déc 2011 à 7:51

    Petite rectification :

    Jack Corbeau poête, la classe a Dallas, XXIème siècle

    Faut pas charier non plus…

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