Elodie, le trasvesti….

beau travesti shemale…C’est « presque » comme par hasard qu’un jour la petite élodie laissa un commentaire pinçant sur mon blog sans prétention (à part celui d’être mondialement reconnu)…Je me suis dis wouaw c’te gonzesse elle a la classe à Palavas, les mots justes, un ton bien cinglant… Ah ouais j’ai kiffé ma race direct…Mais élodie n’est pas élodie, c’est un espion du coté obscur de la force, la force cependant psychologiquement maladive, du style super grave flippant, mais grave de chez méchant…

…J’ai toujours été intrigué par les femmes à zgègues, tout autant que les femmes à barbe, je me souvient en avoir fait un oral mémorable en terminale… Je me pose souvent cette question, que fait un homme dans la peau d’une femme alors qu’il est tellement simple de mettre un bout de sa peau dans le vagin d’une femme… La seule réponse c’est que les types aux nichons ne peuvent simplement pas se taper une femme, alors ils en prennent l’apparence pour ou moins en avoir une près d’eux… Ce n’est qu’une fuite, qu’un renoncement, qu’un aller droit vers la facilité…

…Alors ma petite Elodie, pourquoi m’avoir balancé de faux nichons devant les yeux ? Merde, y’avait de la bonne blague couillue en toi quoi… Pas besoin de me faire bander pour me faire rire…Pas besoin de me chauffer pour quelques bon mots… Et puis, tu sais comme j’aime écrire aux femmes, les sentir vibrer sous la plume, les imaginer derrière leur écran fermant les yeux, m’imaginant comme mon personnage… Aurais-tu voulu cela entre nous ? Que je te fasse vibrer ma petite ? Ou aurais-tu simplement aimé recopier, t’approprier ma plume, mon ton, ma verve, et ma verge peut être pour séduire comme moi…Pour obtenir ce que j’obtiens…Pour savoir, pour la lire, pour comprendre, pour le plaisir, celui qui se partage…Hummm oui, je te comprends, parce que franchement, relis le texte « intimité des mots »…C’est le genre de situation ou le virtuel dépasse largement la fadeur de la réalité…

…Putain, j’espère que t’as pas chopé la trique en me lisant… Merde c’est dégueulasse mec… Et puis, elle est où la chevalerie ? L’escrime, le niveau intellectuel du ministère, celui de la fac, celui de l’élite merde ! C’est fourbe le travestissement… Un truc de lâche, de petit…loin de l’image classe à Dallas que reflète ce blog…

…Moi qui semblait prendre trop de hauteur vis à vis de mes semblables, putain, comme je vole plus haut que ces petits trou sdu cul de manipulateurs, comme je bat des ailes en leur pissant dessus, comme je les méprise… Petit joueur ne cherchant que la médiocrité des actes pour épancher leurs pleurs devant leur vie plus médiocre encore… Putain de merde, je suis droit, encore, j’en ai payé le prix cette cette semaine en perdant une partie de mon travail…

Alors, je résiste, je me lève pour dire ce que je pense, je suis un homme, du genre à poser sa grosse paire de couilles pendante et poilue sur la table pour te dire dans les yeux, sans sourciller un instant, je te méprise toi qui te cache, toi petite pute qui reste dans l’ombre, toi sale putain qui patiente que je tourne le dos, toi vieille truie violette qui use des sentiments pour assouvir tes envies, qui use de la faiblesse de l’autre pour obstruer ton regard sur cette vie qui te peine tant…

…Elodie-séquée, je t’encule à sec avec des graviers…

 

Jack, Corbeau Sodomie Hard Core, quand j’suis au fond j’pousse encore….

Il y a des soirs…

Corbeau sauvage nuit noireIl y a des soirs ou je ressort mon bolide, un genre de soir pas top mais pas déprimant non plus. Un soir où je prends une courbe à 160 km mais que la moto ne penche pas autant que ça… Un soir moyen du genre 11/20 qui pourrait devenir bien avec un peu d’effort, le genre de moment où j’ai pas envie de forcer. Ce moment tellement bien décrit par mes profs avec leur ‘pourrait faire mieux ». Un soir où je mange de la joue de porc avec un verre de blanc. Un soir où j’aime le plaisir réservé au vieux, moi, mes joues de porc, un verre de blanc et mon meilleur ami à la terrasse d’une brasserie Française, sur une place pittoresque. Un soir typiquement Français, un soir où je me plains de mon existance, un soir où je critique, où mes mots blessent,un soir où je laisse la facilité m’emporter, un soir où je fais mon bon français.

C’est ce genre de soir, où l’on reste sur son pc, uniquement parce qu’il n’y a personne à aller retrouver dans son lit. Un soir où seul les mots de la nuit vous tienne compagnie. Un soir avec sa vie qui nous fait face, une vie que l’on ne veut pas voir, pas regarder en face. Le genre de regard que l’on porte forcément avec le mauvais filtre puisqu’il est tard, puisque la fatigue altère mon jugement.

Mais j’aime ce genre de soir, sombre et solitaire. La sensation de se retrouver, de se laisser enfin aller au néant, au rien, comme j’aime le rien… Pas de pensées, pas d’agitation, pas de mouvement, rien. Être là, présent et spectateur de ma lassitude. Me regardant dans cette fausse déprime me servant de prétexte à ne pas me lever. Comprenant le sens réel du texte de je tape en ce moment, retarder l’échéance, ne pas aller au lit, profiter encore du temps qui ne fait que nous échapper…

Quelle bizarrerie, dormir ce n’est pas mourir, c’est comme avoir l’assurance de renaitre, c’est avoir la certitude qu’après avoir confié sa conscience où son âme (je ne saurais distingué la différence à cette heure tardive) à une force qui nous dépasse…Nous même peut être, ou un autre, ou rien…Où Jean-claude Vandamme qui sait, parce qu’avec ce genre de délire aussi proche que ces conneries tout est possible…

Oui, j’adore ces soirs, où je me laisse emporter par mes pensées, comme j’aime cette idée d’absence de contrôle, de perte de maîtrise de soi. Plus de travail, plus de nécessité, juste l’instant, le sentiment que de rester là ici planté devant mon écran Hyundai je ne pense à rien, je ne pense pas à ma journée de demain. Un soir comme tant d’autres pendant lequel j’espère ne pas penser aux conséquences de mes choix, où je retarde ce moment où je vais avoir peur, quand ma tête sera bien confortablement positionnée dans mon oreiller, et que j’aurais le vertige, que je sentirais mon cœur s’emballer uniquement parce que mon putain cerveau cherchera à mesurer l’ensemble des conséquences de mes actes, de mon choix suicidaire de cette semaine…

Un soir comme beaucoup, où j’aime me laisser aller au mensonge, où j’aime à croire que je prend plaisir à me laisser aller, juste parce que je ne veux pas m’avouer que je suis terroriser à l’idée d’affronter mes pensées calculatrices, où je n’ai pas la force de lutter contre moi même. Un soir où je sais qu’il faudra lutter durement pour maîtriser le flot de pensées négatives, celle qui me diront que je suis fou, que je vais perdre de l’argent, une situation sociale importante, une image, une existence la classe a Dallas, que personne ne me soutiendra parce que personne ne ferai ce choix à ma place…

Un putain de soir de merde qui me dit encore tout bas à l’oreille : « tu es bien seul sur terre mon coco, et démerde toi ».

Un soir où une fois de plus je pèse le manquement, le faux engagement, les langues de putes, et les avis de serpent… Je ne suis pas encore tombé qu’ils me voleraient mes armes les vautours… Que des langues de putes qui m’entourent. Quelle société nos parents ont-il créé, des soixante-huitard qui voulaientt tout, ont tout pris, et ne veulent plus partager. Des parents qui prônait le partage et qui incite leur enfant à descendre leur collègue pour profiter de cette maxime d’enculeur de mouche : Le malheur des un fait le bonheur des autres…

Comme j’aime ces soirs, ou je ne voulais pas faire le tour de la question, et qu’après ma ballade intellectuel je souris, parce que je suis content de réussir à appliquer les savants conseil de Maître Plée : un vrai Samurai cultive le secret… Oui, savoir ce que les autres ignorent c’est garder l’avantage…

Alors c’est un soir que j’aime parce que je m’endormirais avec le sourire, et demain sera un recommencement, j’irais de nouveau au combat, mais toujours avec ce sourire…

 

Jack, Corbeau se laissant quelques peu aller….

Ni pute, Ni soumise, et je t’encule…

         débile

Je commence à sentir une vive douleur dans le mollet droit, je réalise que depuis tout à l’heure ma jambe bât la mesure d’un titre de hard métal super trash. Comme si j’étais un batteur en concert au stade de France et qu’il fallait battre un record mondial à la double pédale. Et puis mes doigts aussi, ils tapent tout aussi vite sur le rebord de mon Acer TravelMate 7730 (que je vous déconseille fortement soit dit au passage).

 Ce sont ces indices, ces tiques nerveux qui me font prendre conscience que je suis dans un sale état de nervosité. Nunuche et jupe courte / talon aiguille ne mouftent pas depuis que je suis dans le bureau (un autre indice du niveau de tension). J’ai comme l’impression que le « j’ai envie de lui déchausser les dents » les ont un peu calmé. Nunuche me fait ses plus beaux regards compatissant, elle en fait des caisses pour me dire que ce n’est pas si grave, mais je n’arrive pas à me détendre.

 J’ai parfois l’impression d’être le borgne au milieu des aveugles. J’ai l’impression d’être intelligent parce que mon minimum de culture écrase celui des mes 60 collègues de travail. Mais mon boss n’est pas seulement aveugle, il cumule la cécité avec le syndrome de Gille de la Tourette et l’autisme le plus profond. J’aimerais vous dresser un portrait réaliste, fidèle de la vérité quotidienne mais vous ne me croirez pas. Passionné de moto, de camping car, de joli p’tit cul de moins de 19 ans. Quinquagénaire mal dans sa peau, qui cache maladroitement sa calvitie très avancée, marié mais avec compte séparé, avec une femme buveuse de bière de 25 ans de moins que lui… Pour faire simple il est aussi grand qu’il est con, et doit faire bien deux têtes de plus que moi.

 Ce grand con sans la chaussette noir (puisque blanche à rayure comme l’ensemble des jeunes sportif) à pris une décision stratégique sans mon accord. …. Je vous arrête, oui, je ne suis pas le boss, mais je suis responsable de la mise en place de sa décision, et du résultat qui s’en suivra. Alors, forcément, mon cœur marteau et faucille s’emballe, tapage du pied et des doigts. Je mets sur papier toutes mes idées, tente de ne pas décider sous le coup de l’émotion, écoute les contres arguments. Mais j’en viens toujours à la même conclusion : INSURRECTION.

 Comment mettre en place un projet quand je sais qu’il aboutira à démonter que ce que j’ai mis deux ans à construire, alors que nous n’avons jamais eu d’aussi bons résultats? Pourquoi suivre son idée, celle qu’il m’impose de façon totalitaire? Alors je me soulève, je lui dis fièrement mon opposition à son projet, il me répond que c’est lui qui décide dans cette entreprise, c’est lui le patron et je n’ai qu’a lui obéir… Pourquoi ai-je la sensation qu’il m’enfonce sa bite jusqu’au plexus ? Moi pute industrielle ? Faire l’opposé de ce que en quoi je crois le plus profondément, et juste pour de l’argent ? A mes yeux c’est clairement faire la pute, c’est la prendre au fond de la bouche, et avaler son orgueil (au minimum) pour prendre les billets sur la table de nuit à la fin du mois…

 Je ne suis pas obligé de lui obéir, non, je ne suis pas obligé de faire la pute. Je fais le choix de maintenir haut la tête, merde à ceux qui penseront que je ne suis qu’un enfant gâté, merde à ceux qui ne comprennent pas qu’un patron n’est pas le seul à décider. Il y a des putes du travail plein les rues, et un autre viendra sucer à ma place cette bite capitaliste. Je mourrais professionnellement au combat, jambes qui tremble et postillons qui fusent tellement je défendrais mes principes, mes valeurs, ma position. Rester fidèle à mes engagements peut importe les conséquences. Mes valeurs, c’est la seule chose qu’il est impossible de me retirer.

 Mais dans cette tourmente, j’ai quelques appuis, et je ne désespère pas de voir après l’explosion, les morceaux de chair m’éviter presque magiquement, et sur un coup de poker magistral en sortir plus fort et plus puissant…

 

Jack, Corbeau tombé au combat industriel. (enfin, presque…)

…Comme un flash…

...Comme un flash... dans Pensées du moment flash-gordon-720pxCinq minutes… C’est depuis le 24 février, date de mon dernier post, le seul temps que j’ai trouvé pour écrire.
J’aime ce blog pour une raison évidente, il me permet de regarder ma vie. Il me permet de vivre l’instant présent… Ils me font rire tous ces petits cons, tous ces gens du commun, qui te lance des « Carpe Diem » à tire l’aligot, alors qu’ils mélangent cette doctrine avec l’hédonisme…Vivre l’instant présent ce n’est pas ce tourner vers le plaisir (cette phrase n’est là que pour l’abruti(e) qui ne connait pas l’hédonisme, non pas parce qu’il est inculte, mais parce qu’il est trop flemmard pour aller chercher la définition…Je rajouterais bien un « petit con ou petite conne » mais ce ne serait le reflet qu’une perte de maitrise émotionnelle due à ma trop grande fatigue, putain d’enculé…)

Non, vivre l’instant présent, c’est le contempler, c’est regarder sa vie, c’est prendre du recul. Je le pratique sous la forme de l’écriture. Mais depuis le 24 février, je ne vis plus ma vie, c’est elle qui m’emporte, je ne fais que suivre, je ne vie pas vraiment je la subie. Alors je prends ces 5 minutes pour me dire, pour réaliser, que je ne vie pas en ce moment, qu’il faut que je parvienne à stopper l’ouragan qui m’emporte. Je dois revenir à moi, à ma conscience, au « comment » je laisse le temps filer… Parce qu’aujourd’hui je n’ai que 5 minutes pour réaliser qu’il m’échappe totalement…


Jack, Corbeau volant au delà du mur du son….

The Artiste…

The Artiste... dans Pensées du moment wu1Non, je ne vais pas parler de Jean Dujardin, même si je suis un inconditionnel de son sourire de crâneur et ce depuis ses débuts dans les nousCnous…

Je suis tombé hier, à la télé, sur un concours de danseur. C’est la réaction de ma bien aimée qui a fait fonctionner mes méninges jusqu’à tard hier soir. Elle regardait un jeune asiatique sur une épreuve d’improvisation, il devait évoluer librement sur une musique de Seal. Emmitouflée dans sa couette, le chat entre les cuisses, la bouche ouverte et le cerveau en rideau, totalement hébétée devant le spectacle que nous offrait ce danseur. Il était vraiment habité, j’en avais des frissons, sa technique était juste parfaite, l’équilibre de ses muscles saisissant, ils virevoltaient sous la peau, quelle aisance, de l’art, putain de merde de l’art…

Je suis ébahi, elle est incrédule. « Je comprend pas ces mecs, il se la raconte grave les danseurs ». C’est à chaque fois la même déception, elle est pourtant si vive d’esprit, si intelligente, mais elle ne peut comprendre comme moi je comprends. L’art, j’y ai si souvent pensé, moi qui pratique un art martial, j’ai été si longtemps été à la quête du sens véritable de ce mot. Qu’est-ce qui me rapproche d’un danseur, d’un peintre, d’un cuisinier ou d’un chanteur…

Je l’ai compris il y a peu, c’est le travail et le temps qui seul le permet vraiment. Ce n’est que cette durée, cet investissement qui permet de « sentir » et ne pas seulement comprendre. Quand je dis « sentir » cela veut dire comprendre par le corps et pas seulement par la raison. Alors je comprends pourquoi ce danseur s’exprime autrement, pourquoi il « part », comment il fait pour aller « chercher au plus profond ». Parce qu’il s’abandonne, l’abandon, je vous promets, c’est une sensation hallucinante, c’est comme faire une chute libre à l’intérieur de soi… La découverte de cette sensation à été pour moi aussi troublante que la découverte de l’équilibre…Ce me fait penser à la plénitude, je ne suis parvenu qu’une seule fois à ressentir ce mot, à le vivre, et en toute honnêteté c’est tellement puissant que c’est l’expérience qui m’a le plus terrifié…

Alors oui, j’ai compris que l’Art, c’est aller au delà de ce qui est commun, c’est tellement maitriser la technique que toute pensée des mouvements du corps deviennent obsolète. Il n’y a plus que sensation, qu’objectif, et le corps lui bouge, mais de façon parfaite, d’une manière presque évidente. Cet état de conscience n’est accessible qu’après un long travail, une longue analyse de soi même. Et là encore, précision le terme analyse, c’est l’auto-observation, comprendre pourquoi je réagit ou agit d’une manière plutôt qu’une autre…

Cela me ramène à une situation du quotidien, où la différence entre moi et elle est flagrante. Je rentre après 9h30 de travail acharné et 1h30 de route, je suis mort, et presque forcément irascible. Ca m’énerve qu’elle ne comprenne pas instamment que ce n’est pas à elle que j’en veux, si je suis chiant à ce point c’est que je ne vais pas bien, et que de la tendresse serait mon meilleur remède. Mais non, elle préfère partir sur une guerre des égos, montrer qu’elle ne lâchera pas, qu’elle n’est pas le genre de femme à se laisser faire, à se laisser dominer….Pfff….

Alors je désespère à partager mes pensées, j’ai l’impression que le néant intellectuel m’entoure. Et quand j’observe ces femmes hautaines, supérieures uniquement parce que nos cerveaux d’homme nymphomane nous limitent au possible. Quand je les écoutes dire « moi, des accros du tunning de BX j’m’en tape, je veux un mec intelligent »… Mais ne parle jamais à cette femme, ne lui dis jamais que tu adores Confucius, et que même si ses textes ont 2500 ans ils sont d’une actualité criarde. Surtout n’attend pas de retour parce que sa philosophie à elle, ses repères c’est Glamour, Voici, Gala pour la presse papier, et le JT de Jp Pernault pour la référence télévisuelle…

Mais faut-il vivre avec son reflet sexuellement opposé ? Serais-je véritablement plus heureux avec une femme qui serait passionnée par l’Art, par l’auto-observation, le dépassement de soi, la nature humaine… Avec tous les défauts que cela implique (les miens en l’occurrence), une femme entêtée, peureuse, insaisissable… Je ne sais pas vraiment…

Ce qui est certain c’est que je me sens seul. Je ne côtoie personne qui expérimente l’auto hypnose pour voir si ca marche vraiment, je ne connais personne qui s’inscrit à une compétition de combat libre pour voir s’il est si fort que ca. Je ne connais personne qui cherche les vérités aussi souvent. Je suis seul, et j’ai le sentiment profond de vivre dans la réalité, de chercher les réponses aux questions essentielles, j’ai souvent cette impression d’être cet homme qui n’a pas bu l’eau qui rend fou. Et franchement parfois j’hésite à aller me plonger dans la fontaine du village…

 

Jack, Corbeau Volant en solo.

Moment de grâce…

katanaDimanche, je suis réveillé par le bruit de forêt et de lumière douce de mon Galaxy S. Même si c’est un réveil en douceur, 6h15 un dimanche ca pique tout de même. Je dépose un doux baiser sur l’épaule dénudée de ma douce. Je glisse sur le coté, met les pieds dans mes charentaise aussi laide que chaude, je me décrotte les yeux, me frotte le visage et me motive pour cette dure journée.

 Un café cracotte nutella et une douche plus tard, je suis dans ma charrette japonaise à filer comme le vent sur l’autoroute, j’en ai pour 3 heures avant d’arriver au stage. Je passe prendre mon beau-frère (sans être un beauf, j’ai quand même un beau-frère, ce qui est logique quand on a une sœur mariée…).

 Après quelques débats enflammé sur les ouvertures de l’esprit, les états modifiés de conscience, l’hypnose Ericksionniene et l’école Palo Alto nous arrivons à notre petit village de Corèze assister au stage d’arts martiaux d’un 5éme Dan peu connu. Ce mec à sollicité mon Senseï pour faire parti de notre fédération, étant à l’étranger il m’a très officiellement (c’est-à-dire à la rache, au milieu de la forêt thaïlandaise) nommé « représentant de l’école », n’oubliant pas de me rappeler de respecter scrupuleusement l’étiquette, d’être super carré et tout de même sympa (même si pour ca il ne se fait aucun souci…) Dommage pour mon image de clown de service.

 Je prends ma mission de diplomate super à cœur. Je sors le jean classe, la chemise impec, l’impair noir et l’écharpe grise, on dirait un membre des expert à Miami (le soleil en moins). On arrive sur le parking, grand sourire, grande poignée de main, le contact passe bien, on va pouvoir sortir les tenues de combat et passer à peu d’action.

 On ne connaît personne, je ne sais rien de ce stage, mais bon, je suis à l’aise, tranquille, y’a de la ceinture noire de partout, un peu de tatouage de ci de là, et une seule moustache (détaille étonnant). Le « maitre » demande à chaque « senseï » représentant de son école de le rejoindre. Première nouvelle, c’est un stage multi discipline. Alors je m’avance, deuxième nouvelle, chacun fera 40 minutes de cours. C’est cool j’avais rien prévu…

 Je pensais être un peu dans la merde, et puis le karaté à débuté, on a vu deux coup de poing en 40minutes…Ensuite le judo, on a fait des roulades comme en CP, puis du Ju-Jutsu made in Corrèze, là c’était limite dangereux. Mais bon, je suis rassuré, impossible que je fasse pire qu’eux. On part manger, on me dit que je prends le cours à la reprise. Ok, va falloir envoyer du lourd…

L’échauffement fini je m’avance sur la surface de tatamis assez gigantesque, il doit y avoir une quarantaine de personne devant moi, je vois le ricanement des autres profs, c’est une mise à l’épreuve, c’est clair. Je commence à sentir l’excitation monter, j’adore ces moments où j’ai grave la pression, où je sais que je suis jugé, même plus encore que mon école entière est jugée à travers moi… Je choisi de leur montrer une défense sur une attaque de front au couteau. Je demande au fils du « maitre » de m’attaquer, il est vif, jeune, et j’ai vu qu’il y aller franchement.

 Il est à trois mètre de moi, je dois calmer tout le monde dans ce mouvement, je dois mettre tout le monde d’accord sur le fait que je suis le plus fort dans cette salle, je ne veux pas me prendre la tête à la discussion, je veux aller au plus simple, au plus expéditif. Il faut que ce mouvement soit parfait. Il cache le couteau derrière son dos, mais je sais qu’il le tien main droite. Je descends bas sur mes appuis je vais l’esquiver en faisant un demi tour, si je ne suis pas fort sur mes jambes il risque de m’entrainer avec lui.

 Son orteil blanchit quand il prend appuis sur le tapis, il arrive vite, le bras toujours caché (le petit con), il frappe en pique assez fortement, plein ventre. Je tourne les hanches d’un quart, le temps que le couteau frôle ma veste. Je laisse glisser ma main gauche sur son avant bras et j’avance mon pied arrière dans le même temps. Avec son élan il se trouve sur mon coté, je ramène l’autre pied derrière en faisant un demi tour, j’en profite pour le percuter avec ma hanche tout en bloquant son coude sur mes cotes. Ce mouvement sec lui fait décoller à peine les pieds, il retombe. Nous venons en un éclair d’échanger nos places.

 C’est maintenant que j’envoie tout ma force dans les jambes, il faut que je l’empêche d’aller sur l’arrière, je tire sur son bras, son corps est en retard. Je passe dessous son bras, fait demie lui gratifiant les côtes d’un coup de coude au passage. Tout en souplesse, tout en fluidité et en relâchement, mes doigts glissent jusqu’à sa main, jusqu’à sentir la partie charnue de la paume, je ferme les yeux, me concentre sur la tension musculaire de son bras. Je tranche, sec, monte son poignet en le tordant. Vers l’aisselle, vers le haut, et en rotation, je sens son corps entier se contracter, j’ouvre les yeux, il a les talons décollé du sol, il souffre. Je le laisse dans cet état moins d’une fraction de seconde, juste le temps nécessaire à son cerveau de se concentrer sur la douleur, et ne pas voir que je suis déjà reparti dans un autre demi tour.

 Je tiens son poignet au dessus de la tête, je maintiens une légère la tension pour qu’il sente une douleur diffuse. Je me relâche entièrement pour faire le même mouvement que celui avec le sabre quand je coupe des bambous. Si une seule contraction de muscle vient parasiter ce mouvement je ne pourrais pas faire bouger l’ensemble de ses os. Je vais faire exactement avec sa colonne vertébrale ce que vous faites avec votre serviette sur la plage quand vous la secouer. Je sabre, crac, je viens de lui remettre une cervicale. Je descends très bas sur mes appuis, sa tête s’arrête à 1cm de mon genou. Il réalise qu’il vient d’échapper de peut à un nez brisé, que je termine déjà le mouvement avec une clef d’épaule au sol.

 Je récupère le couteau, ses pieds se lèvent, la tension parcours son corps, la douleur l’empêche de bouger. Je relâche, je me relève en garde. Cet enchainement n’a pas duré dans le réel plus de deux secondes. Un silence de mort règne dans la salle. Je vois beaucoup d’yeux écarquillés et de bouches ouvertes. Je suis content, je suis parvenu en deux secondes à montrer à tous ce qu’est mon école, je n’ai pas besoin d’ajouter autre chose.…


Jack, Corbeau Saillant quand il s’y met…

Acteur Studio…(Semaine 06)

Acteur Studio...(Semaine 06) dans Nouvelle semaine 017E00D704028592-photo-gerard-mauvais-filmLundi, une nouvelle semaine qui démarre, nunuche à bravé le froid et la neige, j’ai sauvé un Kangoo du fossé avec ma voiture de Papa, pour ce coup de main gracieux j’ai refusé la bouteille de blanc, celle de rouge, le colis de charcutaille…Bizarre qu’un simple coup de main doit obligatoirement être rétribué. A la limite chanter l’International à quatre dans le fossé de la RN112 avec la neige à hauteur des genoux et les joues aussi rouge que le drapeau communiste aurait été la juste rémunération de mon sauvetage mécanique.

 Enfin, pour continuer dans les bizarreries, je suis content de reprendre le bureau, et confidence pour confidence, il me tardait d’aller au boulot ! Ben oui, -13 °C degrés dehors, de la neige, des routes dangereuses, des reporters frigorifiés qui nous poussent à rester chez nous, sous la couette pour ne pas monter le chauffage et ne pas faire flipper EDF pour rien…

 Alors week-end couette et télé. J’allume la téloche (fan des années 80) et je tombe sur un reportage vis ma vie de femme cougar déprimée alcoolique et adepte du triple fist fuck, totalement absurde mais assez révélateur du niveau intellectuel de nos concitoyens (oui, je sais, les adeptes du fist fucking votent, c’est illogique mais c’est comme ça, ceux du tunning votent aussi c’est pour dire…). J’abandonne donc mon opium visuel pour un joint cinématographique : Transformeurs 3.

 Le premier volet se résumait à héroïsme, belle voiture et grosse poitrine, ce qui pour un homme aussi basique que moi suffit avec quelques bonnes vannes, à me satisfaire. Mais ce troisième volet, quelle misère, même pas une scène de cul pour sauver du naufrage ce film totalement pourri. Je ne critiquerais jamais un navet s’il possède au moins une scène un peu chaude du cul et qui me mettrait en bonne condition pour l’entracte. Mais transformer 3 c’est le néant totale, je vais demander à ce que l’on me rembourse mon téléchargement illégal.

Mais si je m’étais arrêté là passe encore mais non, il a bien fallut combler ce dimanche moisi avec un autre film. J’ai choisi un film de mec, voila que ma belle choisit un film de fille.

 Dream house, la bande annonce est pas trop mal. Mais 10 minutes de film et on tombe à deux pieds joint dans les clichés des films de bon républicain américanisé…Famille de blondinet aux sourires impecs, des « papa j’ai peur, protège moi » à tire l’aligot, que des dialogues pour personnes âgée atteinte d’Alzheimer en somme. Et puis il fait même pas peur ce film, à la limite si un peu, si on regarde de près le jeu des acteurs là s’est flippant. C’est peut être pour cette raison qu’ils l’ont classée dans les films d’horreur… Alors à 17h je me reporte sur un peu de sport télévisuel, j’envoie stade 2 avec un morceau de saucisson du pays au piment d’Espelette (qui sera ma seule satisfaction du week-end) et je tombe sur un concours de suçage de bite (jusqu’à la garde) : « nous avons reçu le premier prix pour le meilleur présentateur, meilleur magazine de sport »…Faut dire aussi que c’est le désert au niveau de la concurrence…Pff ça ou un film de boule, y’a que la bande son qui change…

 Enfin, aujourd’hui je suis content, je suis au boulot, avec les cas sociaux qui parasitent mon bureaux, mais qui sont tellement attachant quand ils m’offrent des « j’en ai par-dessus le système », oui j’adore le boulot !

 

Jack Corbeau Fixe + Prime….

Mais pourquoi est-il si méchant ?…

orcJ’avais comme l’impression de faire une crise identitaire, je me disais qu’une chose avait changée dans mon style d’écriture, enfin si jamais j’en avais un…
Et puis, je me suis relus, et c’est vrai j’ai changé…Putain de bordel de merde, je me suis encore fait avoir par ce putain d’égo. Trop envie de plaire, trop envie de séduire, et de voir mon compteur accrocher les 10 000 visites. Résultat, je deviens consensuel, putain moi consensuel, je n’aurais jamais cru possible que je fasse la pute sur un blog, merde.

Quelques remarques dans les commentaires sont parvenues à retourner ma verve, ma suffisance, quelques petites phrases ont réussies à me faire douter. Je pense à ma chère Elodie par exemple qui avec ces litotes, ses figures de styles à la mort moi le nœud sont parvenue à me faire croire que j’avais encore plein de chose à apprendre. Eh ben oui j’ai plein de chose à apprendre, mais je reste un tout de même un méga bill, je suis un mec, je suis celui qui donne, celui qui distribue, celui qui possède la technique ultime du cognage plein axe de l’ovaire gauche pour montrer que c’est lui qui gère, que c’est lui qui pilote et qui peut amener au supplice d’un mauvais coup de zguègue.

Quand je pense à nunuche, cette vielle secrétaire désabusée qui me regarde de haut en me disant « mais Jack, on le sait que tu es un petit mytho, arrête deux minutes tes conneries ». Espèce de veille dindonne aigrie, sale bouche de vieille qui parle avec du pue sur la langue, bien sur que je te mitonne à longueur de temps. Si je te disais un dixième de la vérité tu irais pleurer chaque jour  tellement ta vie serait fade en comparaison de la mienne. Au lieu de baver sur les 180 chevaux de mon carrosse, au lieu de mettre en doute mon bonheur flagrant, mais profite du peut d’intelligence que la vie t’as offert pour trouver un mec. Merde à plus de cinquante balais c’est quand même triste de n’avoir jamais joui, de n’avoir jamais pu retenir malgré un effort surhumain un cri de plaisir, de n’avoir pu sentir ses lèvres, son corps entiers frémir du trop plein de jouissance reçue. Mais putain de merde, appuis sur ce petit bout qui dépasse de ton sexe, ce petit appendice que l’on nomme clitoris, tu verras ta vie prendras un autre sens…

Je dois reprendre de la hauteur, à force d’apprendre, à force de chercher, j’ai de nouveau l’impression de ne plus rien connaitre. Je tends mes ailes, je m’élève, reprend mon ton sarcastique, citrique, blesse, mais dit la vérité crue, la vérité laide, celle qui dit que les inégalités existes et que j’ai fait en sorte de tomber du bon coté.

Jack, Corbeau en mode capitaine fracasse…

A fond la forme…

A fond la forme... dans Chronique de mes pensees pour toi 605984Même dans mes rêves les plus sadiques je n’aurais pas cru cela possible, même dans mes fantasmes les plus pervers je n’aurait pas cru cela réalisable. Et puis un jour, sur l’oreiller, enfin nous avons vraiment parlé. Je ne remercierais jamais assez Madame Kourilsky Belliard pour son ouvrage au combien utile sur la communication et le changement… Je suis parvenu à mes fins, oui j’ai réussi, ma femme s’est vraiment confiée, elle m’a offert au bout de dix ans sa part d’ombre, sa folie latente, ma rigologue aurait été contente du niveau de lâcher prise de cette discussion…

Le lendemain de nos confessions nous rentrons chez décathlon, quel rapport entre mes fantasmes et ce super marché du sport…Humm voyons, je suis sur que vous aussi vous allez du coté  « rayon équitation » alors que vous n’aimez pas forcément les chevaux… Et nous voilà, tout penaud, tremblant d’une excitation vacillante entre la peur et l’envie. Je me sens à la foi terriblement mal à l’aise, et tellement souriant d’une bêtise presque adolescente. Je croise le regard d’une maman avec sa fille qui scrute les selles en cuir, elle a bien compris que le cheval n’est pas notre dada, et ce n’est pas un canasson qui sera marqué par le cuir teinté de rose fluo de la cravache que nous venons de choisir.

Je file m’acheter une paire de basket, je trouve mon chariot pas assez garni pour cacher notre cravache noire et rose pétard, alors je prends un autre de ces pulls horrible mais chaud et au combien confortable pour la dissimuler du regard des autres. Je me demande si la fille de mon club est à la caisse aujourd’hui, dans le mille qu’elle me fera passer à sa caisse et mille contre un qu’elle comprendra vite l’utilité que nous ferons de cette cravache…Cela m’amuse un peu, je suis sur qu’elle en serait presque jalouse.

Nous passons à la caisse, je vise les caisses automatiques. Haha ! Personne pour prendre mes articles, ouf j’évite la honte et le regard d’une probable caissière à la haute morale chrétienne, enfin c’est ce que je crois, parce que la caisse auto est plantée, et une jeune demoiselle accourt déjà. Elle prend les choses en main, ma femme file regarder les tentes 2 secondes à l’extérieur du magasin. Je lui tends mes basquets, bip, des chaussettes, bip, le pull, bip, le bout rose de la cravache…Humm pas de bip, merde, elle me regarde dans les yeux, elle regarde la cravache. « C’est pour Joly Jumper » lui dis-je avec un sourire qui en dit long…C’est elle qui devient toute rouge… Je plonge mon regard dans le sien, reste là à l’aise avec ma cravache, je profite totalement de sa gène, je pense même que son esprit divague, imagine, fait des rapprochement, je sens que ça cogite à fond, et moi je reste impassible raccord avec ma cravache, totalement à l’aise avec le fait que je lui fouetterais bien les fesses…En fait c’est plutôt amusant les achats équitation chez décath.

Nous sommes mort de rire sur la route du retour, de regard complice en caressage de cuisse nous arrivons à la maison, elle me fait milles et un sous entendu, elle me fait rire, et elle m’excite comme aucune autre femme. Je prends conscience que ce sont ces moments de purs délires qui feront que nous regarderons le passé avec un sourire aux lèvres.

Plus tard dans la soirée, je me retrouve  au lit avec un bouquin de fantasy, au beau milieu d’une lutte acharnée entre un groupe d’aventurier elfique et d’une bande d’orc, elle débarque dans la chambre. Une paire de botte en cuir noire lui monte jusqu’aux genoux, elle porte des bas tenu par un porte jarretelle et une guêpière de l’extrême, ses seins déjà naturellement renversant sont mis en valeurs par un soutient gorge somptueux, elle a les cheveux attachés et balance le long de sa cuisse notre cravache noire et rose pétard.

Tout explose à l’intérieur de moi, je sens mon sexe se gorger de sang, je sens mon cœur s’affoler…Pff même dans les films elles ne sont pas aussi terrible, même dans mes rêves elles ne sont pas aussi excitante…Putain de bordel de merde, cette bombe atomique autoritaire et déjanté est ma femme… Je n’ai que quelques secondes pour remercier mon karma avant de l’entendre prononcer cette phrase un peu maladroite mais annonciatrice d’une soirée mémorable : « Alors comme ca on a été vilain… »

 

 

Jack, Corbeau sur son nuage noir et rose…

Pathétiquement drôle…

rigologie rire rigoladeLundi 24/01/12 17h15 / Message de SUPERPOTE : Ce soir seb organise dans son resto une conférence sur le rire, on se dit là-bas vers 19h. Je compte sur toi mec.

Pfff « je compte sur toi….mec…. » L’enfoiré, il touche la corde sensible. Il sait que c’est important pour moi d’être présent pour mes potes. Il vient de se faire plaquer, alors je n’ai pas le chois, je file me préparer.

Je grimpe dans mon bolide et me pointe devant le resto à l’heure convenue. J’y retrouve mes trois potes d’enfance, on fume un pétard sur le parking et nous voila parti. En approchant de l’entrée du resto je remarque au travers de la vitre que tout le monde est assis devant un écran et un couple qui parle. Je calcule que « conférence sur le rire » ne n’avais vraiment rien dit de bien palpitant.

On rentre et tout devient immédiatement clair, deux hommes pour 16 femmes, moyenne d’âge : la quarantaine passée, le chef de file est remarquable à un magnifique pin’s en forme de smiley apposé sur sa fausse fourrure de lapin. Nous sommes en retard et tous les regards se portent sur nous, enfin quand je dis regard…Il y a d’abord une femme aux cheveux rouge écarlate et à la dentition hasardeuse, la caricature de la blonde décolorée fraichement divorcée et qui veut profiter de la vie. Puis la jeune brune pas très jolie, celle qui quand elle me parle à les yeux qui fuient et les pommettes rouge, et un petit défaut de prononciation quand sa langue vient en butée de ses incisives. A sa droite une énigme, femme âgée totalement filiforme, elle n’était pas avec nous sur le parking quand nous avons partagé un joint mais elle me semble bien plus perchée que nous quatre réunis. Et puis celle qui élève le niveau, brune les cheveux au carré volumineux, avec de grande boucle d’oreille et bien en chair, le genre de maman généreuse, le genre de femme voluptueuse, un peu perchée gauche utopique mais libérée à coup sur…

Et puis, la reine de la soirée, Madame au pin’s sourire qui se qualifie de « Rigologue ». Pff caricature de caricature, blonde bizarre, cheveux plutôt court, comme toutes les « psychothérapeutes naturopathes d’origine biologique » elle ajoute à toutes ses phrases un sourire bienveillant quand elle parle, ah oui, elle parle, mais toujours trop. Je l’ai compris quand mon collègue lui posait des questions psycho-philoso-ésotériques. Elle part dans des monologues de politicien sur les bien fait du rire, sur la confiance en soi, puis elle passe sur les exercices de respiration, puis le yoga…Enfin j’ai compris, encore une bonne soupe de croyance populaire.

Mais bon, on joue le jeu, et puis on nous fait bien comprendre que quatre jeunes hommes tel que nous n’ont pas intérêt à faire faux bon à une bande de desperate housewives sur les dents. On joue à quelques jeux qui de l’extérieur me serait apparut complètement sectaires. Mais voyez vous la rigologie marche, tout le monde était mort de rire. Moi par pure moquerie je dois l’admettre, moquerie des ces gens pathétique qui m’entourai mais aussi de moi dans cette situation au combien hallucinante.

Et puis ce moment magique au bar quand je sirotais mon wiski orange, ce moment où elle s’approche de moi, où elle glisse sa main dans mon dos en me disant « Alors toi c’est Jack, c’est Jack aux beaux yeux bleus, c’est ça ? »… Alerte rouge, urgence, on met les voiles, ca devient trop chaud d’un coup…

Au final, je suis sorti de cette soirée plutôt content, ces gens sont désespérés au point de devoir se définir un temps pour rire. Mais nous ne sommes tous pas égaux, je comprends que ce genre de moment peut être largement positif, mais il faut avouer que l’on voit toujours les mêmes têtes dans ces trucs un peu « lâcher prise » du bobo, encore du bobo.


Jack, Corbeau Rigologue lui aussi.