Comme une caresse…

Parce que cette femme me touche, parce j’adore l’écouter quand je rentre du travail, parce qu’elle m’apaise, et parce queil serait égoïste de ne pas la partager…

 

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Dilemme…

Que m’arrive t-il ? J’ai du mal à suivre cette vie qui s’emballe…. Tout devient bizarrement trop bien, trop fluide, trop amusant et trop jouissant…

DilemmeUne femme pour partager ma vie, cette femme pour rire, pour se câliner, pour s’aimer, pour s’aider, pour se soutenir. Et puis une femme pour rêver, pour imaginer, pour se laisser aller dans un monde sans limites, un monde de fantasmes.

 

 Qui suis-je pour mériter tant d’émoi ? Pourquoi être au centre de toutes ces attentions ? Combien de temps cela durera t-il avant que tout ne s’effondre ? Je sens que tout ceci me dépasse quelque peu…

 

 Le plus fou, c’est que cette vie virtuelle améliore l’autres… Sans hypocrisie aucune, je n’ai jamais autant aimé ma femme qu’en ce moment, nous n’avons jamais aussi bien fait l’amour, nous n’avons jamais été aussi amoureux. Faut-il procéder de la sorte pour enfin réaliser la valeur de ce que l’on possède…. Pfff j’suis pas la merde avec tout ca moi…

 

 C’est tout de même assez loufoque, je suis heureux, j’ai trouvé un équilibre, mon couple est au summum du bonheur et je ne peux m’empêcher de culpabiliser…Ne pas vivre ses expériences faisait de moi un homme frustré, colérique et je deviens heureux mais coupable. Il ne doit rien n’y avoir dans la vie sans contrepartie… Mais la morale, la sacro-sainte morale chrétienne enfouie en chacun de nous…Finalement, je ne suis que balance entre réalisation de soi, et respect de mes engagements.

 

 Avec un peu de recul, ma vie n’est pas beaucoup plus différentes que celle de tout à chacun, je ne suis que le fils du temps, dans cette société de consommation, je ne veux que plus de confort, plus de sensation, plus que ce je suis…

 

 Mais j’ai peur, au final je ne suis pas un si grand guerrier, j’ai peur de la perdre, et si elle découvrait ce monde, cet espace que je me suis construit, cet échappatoire pour mon inconscient sur-actif…

Si j’arrête, je me sentirais pas entièrement moi, si je la pers, je meurs à moitié…

 

Jack Corbeau les ailes dans la merde…

Rencontre….

Toilette_lugubreCela doit faire maintenant plusieurs semaines que je la croise quotidiennement. Elle a de suite partagé mon intimité la plus totale, puisque nous nous sommes rencontré quand j’étais entièrement nu, dévoilant sans gêne le symbole même de ma virilité.

Elle restait dans l’angle, impassible, immobile, comme dans un vieux far-west nous nous sommes jugé du regard, un duel à distance pour savoir qui aller succomber le premier, pour savoir qui aller fuir avant l’autre.

Je ne savais pas qu’elle construisait sa vie parallèlement à la mienne, vivant touts les deux si proche nous nous ignorions totalement, et puis je l’ai remarqué un jour. Elle devait avoir durement travaillé pour que je la remarque, elle qui est si discrète d’habitude. Nous travaillons dans un vieux local, et les recoins sont nombreux. Elle commençait à s’installer vraiment, prendre plus de place qu’a l’accoutumée, avait fait de son environnement une véritable tanière, y prenant ses repas, y passant la grande majorité de sa vie.

Je la croise chaque jour, l’observe attentivement et pourtant elle m’effraie, fait naitre chez moi des frissons innombrables dans le bas du dos, mais elle m’attire, si grande, si majestueuse, si imposante, si hypnotisante…

Elle a tissée une toile gigantesque, une toile à la mesure de sa stature, parce qu’elle est colossale, ses six pattes sont démesurée, les antennes sur sa tête, son corps lui-même, et puis tous ses poils… Elle est effrayante. Cette araignée qui a élue domicile dans le recoin des toilettes est au niveau de mes yeux quand je me soulage, sa toile passe à quelques centimètres de mes cheveux, mais je suis impatient de savoir si elle est toujours là, savoir si elle va bien, si elle a pris dans sa toile la pitance nécessaire à son développement.

Je pense être le seul à connaitre l’existence de cette gigantesque araignée, et j’ai bien peur que si j’en parle à quelqu’un s’en sera fini pour elle, alors je prends des nouvelles, plusieurs fois par jours. Je me suis fait une nouvelle amie, c’est stupide mais c’est vrai j’ai tissé un lien avec un être à six pattes…

 

Jack, Corbeau Arachnide…

Intimité des mots…

femme ombre

Elle me trouble, ses mots me touchent tellement, son style si sensuel et si limite parfois. Mais qui peut-elle bien être ? Nos échanges de mots, si palpitant, j’en tremble d’excitation de voir ma messagerie m’indiquer qu’elle m’a envoyé la suite de notre aventure virtuelle. J’approche un degré d’intimité jamais égalé avec une femme, je connais son corps, ce qu’elle aime, mais je ne l’ai jamais croisé, je n’ai à l’exception de mes rêves jamais caressé sa peau.

Pourtant j’ai la sensation de la sentir, la sensation de la connaitre parfaitement. Quelle expérience troublante nous vivons, haletant devant notre correspondance en ignorant tout de nous. Rien que son âge, comme j’aimerais savoir si derrière cette connaissance et cette maitrise se cache une jeune femme surdouée ou au contraire une femme d’expérience. Tellement envie de savoir et à la fois définitivement convaincu qu’il faut laisser se mystère complet, qu’il ajoute énormément à cette aventure que nous écrivons ensemble.

Mais cette femme est si mystérieuse, je tombe sous le charme de cet esprit romanesque, de ce talent de la plume… Et je reste encore circonspect devant le hasard, ou le destin qui a fait que nos écritures se sont croisées. Elle ne peut être que gracieuse, la grâce est un état, on l’est à l’intérieur comme à l’extérieur. Elle doit être forcément pleine de charme, attentive à la douceur de sa peau…

Comment est-il possible que je sois aussi troublé d’une aventure irréelle ? Encore un truc bizarre que je vis dans cette vie de bizarrerie qui est la mienne…

 

Jack, Corbeau Aventurier.

 

Comme une chanson…

ChanteuseMélody Gardot me berce ce soir, tu n’es pas à mes cotés et je trouve le réconfort dans sa musique, elle m’apaise de sa voix comme tu le ferais de ton corps.

Mon ange, ma belle princesse, si belle quand tu dors, si délicieuse quand tu me regarde, si pétillante quand tu m’offres ce sourire malicieux. Comme je t’aime, ces mots sont une frustration constante de leur limites face à l’étendue de mon amour. S’il pouvait créer de nouveaux mots pour que je puisse enfin de faire comprendre combien je t’aime.

Tu es mon sauveur, la cage de mon esprit détraqué, le fourreau de l’acier acéré de ma folie latente. Si précieuse, tu as polie mon âme de ton amour pour faire de moi un homme meilleur, pour faire de cet homme un père protecteur.

Ton corps me manque, cet espace qui m’entoure, cette liberté solitaire est une prison, une limite à la passion qui m’habite. Comme j’aimerais te prendre dans mes bras, sentir ta tête se déposer sur mon épaule, me délecter de ton souffle chaud sur ma nuque, m’enivrer de tes formes divines, plonger dans une étreinte de sensualité, être corps contre corps, ne former qu’un être, former un nous physique.

Envie de parcourir ta peau, de m’imprégner de ton odeur, de lécher ta peau, d’ériger des nuées de frissons sur ton corps…Envie de mêler mon corps au tiens, envie de rugir mon amour dans tes cris, envie de toi…

Jack, Corbeau Solitaire.

Place à l’amour…

AmourJe suis perdu, enfoui au plus profond de mes pensées, mon esprit divague, triste et harassé, lassé par ces pensées incessantes, par cette analyse continuelle par cet entraînement intellectuel sans fin.

 Qui suis-je vraiment, en quoi suis-je bon, pour quelle raison m’aime t-on, et pour quelles bonnes raisons m’aimes-tu ?

 Ses questions sans réponses m’harcèlent continuellement, elles sont tapis en moi et n’attentent qu’un moment fugace de fatigue pour m’assaillir de nouveau.

  Je cherche refuge, tu n’es pas la, ton étreinte n’est qu’un lointain souvenir, et le son de ta voix ne parvient pas à mettre le calme dans cet esprit bouillant qui est le mien.

  Ton corps me manque, ton absence est un poignard remuant sans cesse dans mon dos, douleur et peine sont mes amis du moment, travail et abnégation sont mes amis du futur.

  Ou est donc passée la facilité ? Où est donc passée ma naïveté, mon insouciance, les actes ne précèdent plus les pensées, tout est dorénavant savamment orchestré.

  Tes mains me manquent, l’odeur de ta peau, cette chaleur apaisante et cette tendresse réconfortante sont trop loin de moi, je suis seul, triste, en doute, avec seul le froid comme compagne.

 Je prie Morphée, déesse du songe pour te rejoindre chaque nuit. Je la prie, je l’implore de m’apporter mon réconfort, de mettre dans mes bras mon amour, que notre étreinte dure une nuit entière et que mon réveil soit moins pénible.

 Mais cette déesse est capricieuse et n’entends pas mes appels maintes fois répétés.

 Je cherche toujours le réconfort, l’écriture est peut être le terrain adapté à ma déprime passagère.

 Mais mes doigts ne se satisfont pas du contact glacial du plastique noir de ce clavier résonnant comme une moquerie face à mon état pitoyable, mes doigts te réclament, ils t’espèrent.

 Ils aimeraient tant se glisser dans ces cheveux savoureux, que mes doigts agrippent ta nuque tandis que ce pouce égoïste caresse ta joue pour teinté ta peau d’un pale rosé. Et mes bras ne serait pas en reste car il t’enlacerait tendrement, jusqu’à ce que tes seins s’appose sur mon torse et que nous restions la, suspendus dans le temps, à ce regarder se demandant si s’embrasser comme des adolescents puérils serait approprié ou plutôt continuer de plonger nos regards dans les yeux de l’autre. Cet autre que nous avons épousé, que nous connaissons tant, ces yeux dans lesquels nous continuons de nous découvrir.

  Ses quelques mots n’ont en rien allégé ma peine, tu me manques toujours autant. Le refuge que je cherche ne se trouve surement pas ici, j’ai besoin de rêve, que mon esprit voyage, il a déjà parcouru trop de kilomètre à bord de cette voiture magnifique, combattu d’innombrable ennemis au coté de Drizzt Do’urden et de Bruenor le roi nain de Castelmiral.

  Je ne rêve que de toi, la est la fatalité car ce rêve ne pourra se réaliser que demain, alors que c’est maintenant que je te réclame.

  La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. (Friedrich Nietzsche)

 

Jack, Corbeau éperdument amoureux.

A la rencontre du Mystère

Dame de l’ombre, cela fait maintenant un moment que nous n’avons pas discuter ensemble.

Femme de l'ombre

Je plonge, me noie dans tes desseins. Tu m’as apporté une femme de ton monde, une femme de mystère, de débauche, de noirceur. Ma dame bien aimée, pourquoi me torturer ainsi ? Pourquoi m’envoyer une femme si dévorante. Elle accapare toutes mes pensées et enchaine mon intellect à elle seule.

Tu as pervertie une partie de ma personnalité faisant de moi un être à deux faces, le moi de tous les jours et le Corbeau Sauvage. Cet oiseau nécessaire à mon équilibre mental, soupape de ma folie latente. Et voici que je rencontre virtuellement cette femme, voici que nos mots s’échangent. Elle est divine, de culture, de style et de mystère. Ses écrits me bouleversent, m’excitent, elle me pousse dans mes retranchements, jusqu’à m’effrayer parfois, va fouiner dans les plus obscures de mes pensées.

 Elle s’installe en moi Dame de l’ombre, et je te le dis tu n’es que pourriture de l’avoir mise sur ma route littéraire, et paradoxalement je te remercie tout de même pour cette délicieuse succube monopolisant mon esprit. Elle ne me quitte plus, je pense à elle quand je me douche, voit les traces imaginaires de ses ongles sur ma peau, met au point les détails de notre scénario durant mes réunions de travail, combien de temps pourrais-je encore dissimuler mes érections alors que nous traitons de polymorphisme conformationnel….

 J’en discute avec toi en ce jour car l’ombre laisse toujours place à la lumière, et je ne peux m’empêcher de me demander qui est-elle ? Rien que son âge, la grâce de ses mots ne laisse place dans mon esprit réducteur qu’a une femme de classe, belle froideur d’apparence, âme torturée. Que faire, se révéler, briser ce mystère qui rend ce récit partagé tellement exaltant, je ne sais rien d’elle à l’exception qu’elle me rend diablement vivant. Je souris bêtement en pensant à ses lettres, reste sur un nuage, n’est plus disponible pour les autres quand ils me sollicitent, inaccessible car assis sur ma planète de fantasmes.

 Qui est-elle ? Où vit-elle ? La couleur de sa peau, l’odeur de ses cheveux, sont-ils bouclés ou lisse ?

 Par-dessous tout, cette histoire n’est exaltante que parce qu’elle émane de l’ombre, de l’intrigue, les réponses à mes questions ne pourrais qu’en définitive sonner le glas du mystère. Tu sais pourquoi je t’aime tant Dame de l’ombre, tu es insaisissable, tu es la près de nous sans exister vraiment. Simple légende urbaine, ce qui fait ta force, présente dans l’inconscient collectif. Cette femme n’existe pour moi que dans un espace virtuel issu de notre imagination commune, la ramener à la réalité briserai cette image construite à partir du fantasme.

 Mais l’espoir, cet espoir indémontable me laisse croire qu’elle est magnifique, que si j’observe ses courbes je tomberais sous son charme absolu, ses mots, son esprit  sont forcément le reflet de son corps, elle est forcément renversante tout comme le sont ses écrits.

 Jack, Corbeau Renversé.

Ambiance

A vous petits lecteur, vous qui êtes si peu nombreux à mon grand désespoir…

Je vous fait partager un peu plus de mon univers. Je m’enfuis loin de ce monde lorsque je pianote ces articles, et pour aider mon évasion je me laisse porter par la musique. Alors si vous voulez me rejoindre dans ce monde irréel prenez le chemin de la mélodie, je vous attends…

Jack, Corbeau Mélomane.

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Le Private : Une ficelle à point c’est tout.

poledancingEnterrement de la vie de garçon d’un de mes potes ce week-end. Nous nous retrouvons sur Toulouse, une dizaine de geek se joignent à moi, tous portent la barbe négligée, vêtu de noir comme tout geek qui se respecte. Nous sommes tous nourris au dragon ball Z, à Warramer et aux jeux vidéos, plus de la moitié d’entre eux sont célibataires, et la moitié de la moitié encore puceau malgré la trentaine approchante…

 Nous décidons de passer la nuit au Private, club privé de strip-tease de la ville rose. J’espère, en secret,  pouvoir de nouveau ressentir cet émoi qui m’a pris la première fois, aux alentours de mes 18ans, lorsque j’ai entrouvert la porte d’un sex-shop.

Avoir le cœur se soulever, l’entendre battre la chamade et être excité face au monde que l’on va découvrir.

Nous voila après le méandre des rues de Toulouse devant la porte du Private, un petit stop lumineux nous indique l’établissement. On sonne et un grand colosse nous ouvre enfin la porte du paradis libidineux.

 Mon monde imaginaire s’écroule, aucun soulèvement de mon petit cœur, cette salle est bien trop exigüe, trop de lumière, et la déco est négligée, mais où est passée cette ambiance de l’interdit, rien ne nous est caché, les filles sont déjà à poil, une unique ficelle fendant leur cul au demeurant sublime.

 Une fille est sur la scène, elle ondule maladroitement son corps sur cette barre métallique que tout les hommes présent rêverais d’incarner pour cette soirée.

 Je prends place sur un canapé confortable, j’observe d’un œil cette fille vulgaire maltraiter mes rétines. Aucune grâce, pas de charme, du cul brut de décoffrage voilà tout ce qu’elle a à offrir. Cette scène est d’une vulgarité sans nom, rein ne se dégage de cette danse lubrique. Je n’ai même pas un poil de couille qui se dresse…

J’observe l’environnement, ca pue la bite, trop d’hommes sont présent pour seulement trois filles. Je les regarde tous, je comprends qu’ils ne sont la que pour exister.

Ces filles n’ont qu’un seul but, leur laisser croire qu’ils peuvent être désirables, elles les draguent, flatte leur égo de mal dominant dans l’unique espoir de leur soutirer les 70€ d’une dance privée.

Tout ceci n’est qu’illusion, une mascarade, un déchainement d’hypocrisie. J’ai payé pour du sexe alors que je ne peux que regarder, il m’est interdit de toucher, tout ceci est encore moins excitant qu’un bon film de Rocco.

Mon pote lâche 200 € pour une danse privée de 20 minutes, pas de finition buccale, même pas une petite branlette afin de laisser échapper par saccade cette frustration grandissante, l’arnaque totale…

Hypocrisie quand elle me fait la bise, discute avec moi, me trouve charmant… Mes potes n’ont jamais vu de fille aussi belle, ils sont à fond, plongent corps et âme dans le mensonge et se laisse convaincre de nous délester de quelques verres de champagne et de payer la compagnie privative à 70€ de ses succubes du monde de la perversion.

Je mets de coté, et me réserve le champagne, je n’ai pas le droit de toucher alors elle non plus…

Nous avons avec nous un poète, être sensible et romantique, deux bises et quatre phrases de Roxane et le voila tombé éperdument amoureux. Comme nous pouvons être faible nous sexe fort à la cervelle limité.

Ses filles me font de la peine, elles s’affichent avec la même rigueur que l’entrecôte du rayon frais de Leclerc, comment peut-on abaisser la condition humaine à ce point ? Comment fait-on le choix de vendre ses charmes ? Je m’estime heureux de n’avoir toujours pas croisé de prostituée de ma vie.

Je pars de cet endroit irréel sans le moindre semblant d’érection, avec la sensation d’avoir effectué une étude sociologique.
Je pense à ma femme, si belle en comparaison de ses corps nu sans âme et sans personnalité.
dancing

Je suis un homme heureux, éloigné de la misère du monde, il me tarde de rentrer et de retrouver ses mains sensuelles, qu’elle réconforte mon âme ébranlée de cette vision froide d’un monde de sexe sans âme guidé uniquement par l’argent. 

 

Jack, Corbeau resté au repos.

Hommage pour une femme libre

 

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Nous sommes durant l’été 2000, mes dix huit ans en poche, je suis devenu bien trop rapidement un homme. J’ai fui, aussi vite que possible cet asservissement parental, cette vie de violence, d’alcool et de misère totale.

Tel un africain, j’assemble l’ensemble de mes biens sur le toit de la golf de mon frère, il m’accueil dans son foyer, et il sera mon salut. Je laisse derrière moi ma petite sœur, elle n’est qu’une enfant et notre proche relation est ce qu’elle a de plus précieux, mais je deviens un homme, et cela passe par des choix difficiles. Je veux quitter cette vie de misère, je dois penser à moi, je dois travailler dur, encore et toujours. J’ai fait le choix de fuir pour me protéger.

Cet été 2000, où tout bascule, dû aussi à ce travail de força qui me permettra de survivre durant les trois prochaines années d’études. Je m’y rends à  une heure du matin et en ressort généralement à 13h, parfois même à 16h. Ma vie se résume à souffrance, sommeil, alimentation, travail, ces trois mois d’été ne sont rien d’autre. Il m’est arrivé de faire une syncope sous le poids ces taches ingrates. Je porte encore aujourd’hui les stigmates de ce travail inhumain, il s’est imprimé dans mon corps, mes tendons sont ceux d’un homme de cinquante ans, et une partie de mes muscles en est resté déformé.

Mais comme tout ceci à été formateur, ma détermination s’est imprimée dans le fer, cette immuable résolution de quitter ce monde où la bassesse humaine est reine, ce monde de décadence, où la reine noire me proposait de soulager cette vie à l’aide de sa faucille, elle me promettait une condition meilleure, ses arguments faisaient mouche et nos échanges furent nombreux avant que je prenne ma décision.

 Mais voici que l’été 2000 accompli le changement, et qu’il fit de moi un homme, et comme tout homme j’en suis devenu réellement un grâce à une femme d’exception.

 Ce texte n’existe que pour lui rendre hommage.

 C’est une belle femme, elle avait la quarantaine durant cet été, était mariée et avait un enfant. Elle était à mes yeux la belle quadra bien dans sa peau. Elle est venue en vacances chez nous durant une semaine, moi partagé entre ce boulot de fou et le sommeil, je n’ai que peu échangé avec elle durant la semaine, mais il était clair qu’elle était venue pour se détendre et qu’elle comptait bien en profiter.

 C’est le vendredi soir, ce vendredi soir qui restera gravé en ma mémoire à jamais, ou nous avons tout d’abord partagé quelques pétards, pris d’une connerie qui n’est commune que sous l’emprise de stupéfiant, nous voilà l’envie d’aller ennuyer le vieux couple que formait mon frère et sa femme. On s’incruste dans leur lit, elle amène une bouteille de whisky et me force à boire quelques verres. Ma première expérience avec l’alcool autant dire que j’étais dans un état second en 10 minutes … Nous nous allongeons dans leur lit, la place manque et elle est bien obligée de se blottir conte moi. Etant donné que je ne peux faire autre chose que câliner une femme quand elle se trouve à mes cotés, mes mains ont commencée  à se faire baladeuse, les drogues aidant, toute forme de timidité disparaissait, et je me suis retrouvé à découvrir l’intérieur de ses cuisses et le bas de son ventre. Perdu dans mes pensées érotiques je n’ai pas pris conscience de la portée de mes caresses jusqu’au moment où elle s’est tournée vers moi et à prononcé cette phrase qu’on aimerait entendre plus souvent : amène moi à ta chambre tout de suite.

 Elle part la première, ma chambre : quatre planches de contre plaqué dans un recoin du garage… Elle ouvre la porte et se jette dans mon lit, j’ai du mal à réaliser, et je m’observe dans le miroir du garage, j’ai dix huit ans, je suis drogué, viens de boire pour la première fois, une sublime femme de 40 ans est dans mon lit et n’attends que moi…Le plus radieux des sourires c’est affiché sur mon visage à cet instant.

Une grande respiration, il faut que j’assure…

 J’ouvre la porte avec fermeté, attrape la télécommande de la chaine hifi et lance la compile de « Soul of the Kitchen II », la voix de Sam Cooke résonne tranquillement dans cette chambre que j’éclaire en partie par une bougie parfumée. Mon lit est bien trop petit, c’est un lit pliant, mais ca fera bien l’affaire.

 Dans ma tête reviennent les discutions incessante du lundi matin durant le cours de philo avec mon pote sur le plaisir féminin, c’était notre conquête du saint graal durant le lycée. Etre à l’écoute, prendre conscience des raideurs musculaires, se donner et penser à l’autre, ne pas penser à la performance mais au partage et au don de soi, je me raconte tout ceci en permanence, un peu comme une prière, une litanie.

 Je me couche sur elle et l’embrasse, doucement, parcours ses lèvres avec la pointe de ma langue, embrasse longuement sa nuque et mordille le lobe de l’oreille (page 52 du guide de la sexualité de Anne Hooper), ca marche, ses mains se referme sur mes cheveux, elle veut que j’y passe du temps.

 Je brule de désir comme jamais, tandis que ma bouche s’offre à son cou, mes mains ouvre son jean, elle m’aide, elle est active, entre dans notre danse, il n’y a pas se moment galère et loufoque ou la culotte se coince dans la braguette et que s’engage une partie de mikado. Tout est fluide, je suis dans le mouvement et descend plus bas pour diriger la manœuvre. Son sexe est à découvert, le jean d’un coté de la chambre, le haut est parti dans une direction qui m’est encore inconnue.

 Je suis la devant cette femme, je dois prendre les devants, il faut que j’assure, je dois être un homme et l’emmener jusqu’à l’extase. Je n’ai qu’une envie, prendre goulument son sexe avec ma bouche, tandis que ma langue esquisse un premier contact, ses jambes resserrent leur étreinte sur mon tronc, elle va chercher mon sexe de ses pieds pour le caresser, tandis que je réfléchi à comment elle peut faire mieux avec ses pieds que moi avec mes mains, j’entends sortir de sa bouche les premiers gémissements.

 Motivé par ces râles de plaisir, j’entreprends l’exploration complète des lieux, ma langue décide de faire le tour du propriétaire, les grandes lèvres que je m’amuse à pincer des miennes, les petites qui n’ont sont pas moins délicieuses, je me plait en l’enfourner dans l’antre de ses plaisirs, et découvre son clitoris, chargé d’envie, dur d’en découdre, j’en fait mainte fois le tour, le parcourt dans tout les sens, mes maxillaires commencent à se plaindre et les muscles de mon visage exigent une pause. Il est  temps de préparer la suite, j’humidifie rapidement mes doigts, et en profite pour distribuer quelques caresses supplémentaires.

 J’envoie deux de mes doigts fouiller son antre, et demande à ma langue de reprendre son travail de fond. Ma quête n’est pas achevée, un endroit n’est toujours pas découvert et je reste à l’affût de ses réactions, ses mains viennent prendre ma tête et empêche tout reddition, je suis au combat et ma victoire sera sa jouissance, son corps ondule, elle se laisse emporter dans le plaisir. A environ deux doigt à l’intérieur et en remontant, c’est l’endroit théorique du point G, je tâtonne, et durant se temps d’instance concentration j’en oublie le reste de mes doigts. Voici qu’un d’entre eux m’échappe et viens directement se loger à l’entrée de ce sentier non exploré. Panique à bords, ceci est normalement interdit, mais après tout c’est excitant, et j’ai l’alcool pour excuse. Je suis toujours à jongler avec ma morale qu’elle attrape mon oreiller pour ce le plaquer sur son visage. La chance me souri, je fonce, accélère le rythme, et tente de synchroniser l’ensemble constitué par trois de mes doigt et de ma langue. Son corps bouge de plus en plus et je suis contraint de la plaquer conte le lit, mon oreiller vient de rompre sous les coups de sa jouissance.

 Place à un peu de tendresse, après cet instant, nous soufflons tout les deux. Il n’y a pas de mots échangés, pas de regard complice, nous sommes dans ce lit pour une chose, le plaisir.

 Elle décide de prendre les choses en mains, elle aussi compte bien inspecter l’outillage qu’il sera nécessaire d’utiliser pour la suite des événements. Ses mains sont expertes, je commence à monter en pression, fort heureusement le passage de ses molaires sur la partie la plus sensible de mon corps me permets de retenir un peu plus encore mon désir. Comment une femme d’apparence aussi parfaite peut elle manquer une chose aussi facile, l’alcool sera pour elle aussi une excuse.

 Rassurer par ma première prestation, je me sens plutôt à l’aise et décide de reprendre les choses en mains. Je l’a ramène à moi et l’installe sur le coté, cette position est idéale pour prendre son temps pour apprécier. Nos corps sont proches, nous sommes tout les deux sur le coté, je suis derrière elle, mes mains sont libres de lui caresser le corps, tandis que j’écarte délicatement ses cuisses, je présente mon sexe, ce valeureux soldat qui reste au garde à vous depuis les caresses échangées devant la télé. J’en profite pour l’utiliser à caresser de nouveau son sexe humide, je l’insère lentement, mon corps programmé pour se moment me demande plus de profondeur, mais je préfère le lui refuser pour l’instant.

 Commence le jeu le plus intéressant  du Kama Sutra (page 318) 10 mouvements courts pour un mouvement profond, puis 9 pour 2 et ainsi de suite. Il n’y a pas meilleurs moyen de faire tourner la tête, l’attente est frustrante et le plaisir procuré pour la pénétration profonde en est sublimé. Nos corps virevoltent, ils sont en symbiose, nous partageons se moment, cet instant tendre, délicat et si bienfaiteur. Mais le délai est encore trop court, je manque d’entrainement, et manque d’exploser à chaque instant, je dois reprendre le contrôle. L’intérieur de mon biceps est à portée de dents, la peau est bien fine et la douleur provoqué par ma morsure bien grande. Je croque, serre à fond, j’ai mal, très mal, même après relâchement, mais j’ai retardé l’échéance et je peux de nouveau me consacré à cette femme, si belle.

 La pression descendue, j’entreprends un quart de tour supplémentaire, et me retrouve allongé sur elle, je lui saisie les mains et plonge complément la tête dans son cou, ses fesses claquent sous les mouvements de mon bassin, mon souffle est haletant, ses gémissements de plus en plus bruyant, je suis Hassafa Powel et je part dans un 100 mètre historique, le plaisir me submerge, j’étouffe mes cris dans son cou, ses ongles viennent se planter dans mes fesses, et ses cris viennent s’unir aux miens.

 Ce moment, cet instant suivant immédiatement le coït, celui la est magique, tout envie s’efface, toute idée du sexe s’estompe, et ne laisse place dans mon esprit nymphomane qu’au néant et la paix profonde. Elle est la encore toute chaude, si délicate, si câline, et je suis présent, sans pensées, baignant dans un utopique bonheur.

 Remis de mes émotions, j’entreprends de rouler un joint, j’attrape ma boite à pilule magique, en sort un morceau d’Aya, à 30 euros le gramme c’est un shit d’une rare qualité, à peine brulé et pris dans mes doigts que j’ai l’impression qu’il gonfle, elle est toujours à mes coté et me caresse agréablement le dos. Une Camel, le carton à gauche, je roule mon joint d’une main bien trop exercée, attrape le briquet et tire une forte latte.

 Je suis défoncé, totalement, une femme de quarante ans est dans mon lit, fume le joint que je viens de rouler, et nous sommes en pleine discution philosophique. Tout ceci me parait irréel. Mon oreiller déchiré me rappelle ma prouesse de ce soir, le joint est terminé, et sa main vient de nouveau se poser entre mes cuisses et exige le garde à vous à mon soldat préféré.

 J’ai mal, plus elle entreprend ce mouvement censé me procurer plus plaisir, plus je souffre. J’ai comme trop donné d’un coup, il est tout de même deux heures du matin, trois heures d’érection continue on laissées des traces… Mais je dois être un homme, et dois satisfaire cette femme aux envies dévorantes. Je concentre toutes mes pensées sur son corps, sur cette beauté, sur son envie, sur son désir. Je reviens dans la course, mais ne dirige plus rien, elle veut jouir, encore, et maintenant. Elle me plaque la tête sur le lit, inonde ma bouche des mouvements de sa langue, elle est une furie, comme dévorée d’un désir qui l’a submerge. Mon sexe pénètre en elle en un mouvement rapide et sur, elle entame un mouvement régulier et circulaire ne faisant découvrir des sensations pour l’instant inconnu, cette femme est une experte et je suis son jouet pour la nuit. L’idée de n’être qu’un instrument de plaisir fait naitre en moi une nouvelle force, je me relève, ses jambes se croisent derrière mon dos, ma bouche lui dévore littéralement la poitrine, je fais le tour de sa taille de mes bras et intensifie le mouvement. A chaque battement le lit bouge dangereusement, et comme attendu il casse sous l’engagement que nous mettons dans cette union des corps. Le pied du lit est HS, mais je n’en ai strictement rien à faire, et continu de lui faire l’amour avec rage et passion, nous dérivons à chaque coup de hanche vers le sol, et continuons notre extase sur la moquette bleue nous isolant du sol pourri de ce garage me servant de refuge.

 Nous jouissions, intensément, à peine j’ai pris la mesure de mon plaisir, qu’une douleur vive s’installe. Le soldat est exténué, il n’est que crampe, et est inutilisable. Il est déjà 4h30, elle regarde le cadran rouge vif de mon réveille et prends conscience que son enfant ce lève dans 3 heures, elle m’embrasse, nous partageons une dernière étreinte, elle rassemble ses affaires et s’envole…

 Je tire la couette et le reste de mon oreiller, m’allonge à même le sol, et me laisse aller dans ce sommeil réparateur.

  12h, je lève une paupière, j’ai mal, tellement mal que je pense un court instant que je n’aurais jamais de fils… Je m’assois sur le bort de mon lit, et malgré un mal de crane lancinant, retrace la soirée d’hier. Quelle soirée ! Comment agir aujourd’hui, nous étions saoul et drogué, est-ce pour cette raison que tout ceci est arrivé ? Comment aborder le sujet ? Un rapide coup d’œil dévoile la présence de son string sur la moquette tachée.

 J’ai une excuse toute trouvée pour qu’ensemble nous retracions cette soirée.

Nous avons le lendemain sous prétexte d’avoir oublié faute d’alcool, revécu notre soirée à jeun cette fois.

 A cette femme, je serais à jamais redevable de m’avoir montré l’amour charnel comme elle l’a fait.

 

Jack Corbeau  Nostalgique.




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